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Communiqué  21/11/10
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Livre photo revue, magazine

100 photos de David Burnett pour la liberté de la presse

100 photos de David Burnett pour la liberté de la presse

Cette année, Reporters sans frontières a 25 ans. Un quart de siècle au service de la défense de la liberté de la presse partout dans le monde. Depuis sa création en 1985, chaque fois que la liberté d’informer et d’être informé est menacée, chaque fois qu’un journaliste est emprisonné pour avoir exercé son métier, l’organisation se bat pour rappeler que sans une presse libre, aucun combat ne peut être entendu. Afin de financer ses actions, Reporters sans frontières a développé, depuis 1992, l’édition d’albums de photographies. Trois numéros par an dont les recettes sont intégralement reversées à l’association. Elles constituent pas moins de 50 % du budget de Reporters sans frontières.

« 100 photos de David Burnett pour la liberté de la presse » paraîtra en kiosques et librairies le 9 décembre 2010. David Burnett, co-fondateur de l’agence Contact Press Images, est un photographe américain qui parcourt le monde depuis maintenant plus de quarante ans pour produire des images sans cesse renouvelées.

Féru de technique photographique (Holga, Speed Graphic), il met son matériel au service de l’image. Connu pour son piqué exceptionnel et son travail novateur sur la profondeur de champ, il est l’un des acteurs importants du photojournalisme et de son renouvellement.

« 100 photos de David Burnett pour la liberté de la presse » sera mis en vente le jeudi 9 décembre 2010, au prix unique de 9,90 €, chez tous les marchands de journaux et dans les librairies, les magasins spécialisés tels que la Fnac, Virgin ou Cultura, les enseignes Relay, Maisons de la presse, Mag presse, ainsi que sur le réseau A2presse et Solidaripresse.

Pour défendre la liberté de la presse, nous avons besoin de vous. En soutenant cet album, vous nous aidez à mettre à l’abri des journalistes en danger, à subvenir aux besoins des familles de journalistes assassinés en Iran, en Somalie, au Sri Lanka et ailleurs. En leurs noms, nous vous disons merci. L’information est précieuse, protégeons-la ensemble !

Mon premier souvenir concret, c’est le tremblement de terre du Pérou en mai 1970. J’étais photographe à l’agence Gamma, qui avait trois ans d’existence. Gilles Caron venait de disparaître au Cambodge (4 avril 1970). J’ai dû partir très vite sur cette histoire, sans rien en connaître. J’ai rencontré David. On a dû se parler en français. Il était tout jeune. A l’époque, j’avais 28 ans, j’étais déjà un "vieux routier", un "expérimenté".

Chacun a sa manière de faire. David, comme Gilles, avait une certaine façon de se tenir. Et puis, ses appareils, sa légèreté, son petit sac, sa bonne humeur, sa gentillesse. C’était assez étonnant de voir un Américain qui parle le français et qui est aussi ouvert sur les photographes européens. (...)

À cette époque-là, nous étions peu de photographes à voyager à travers le monde. Lui travaillait pour un grand groupe de presse américain, moi pour une petite agence. C’était une période incroyable. Les événements majeurs se sont succédés au moment de la fondation de Gamma, ce qui a fait la clé de son succès. En 1967, la guerre des six-jours en Israël a permis à l’agence de décoller grâce à la couverture de Gilles Caron. Ensuite, il y a eu ce soixante-huit mondial. Une révolution étudiante qui s’allumait de pays en pays. Et puis de nombreux conflits. Au Viêt-nam, à Beyrouth, des enchaînements extrêmement violents. (...)

Ce que j’ai tout de suite aimé chez David c’est qu’il se donnait les moyens (nous avons travaillé ensemble sur la campagne présidentielle de Valéry Giscard d’Estaing en 1974) : il opérait avec un Hologon (un appareil Zeiss Ikon muni d’un objectif fixe grandangulaire sans déformation) et beaucoup d’autres objectifs. Peu importe la situation dans laquelle il se trouvait, à un mètre du candidat ou à vingt mètres, il prenait une photo qui constituait une bonne réponse technique. (...

Dans un certain sens, en tant que photographe de presse, je suis un peu un Américain. Et lui, Burnett, c’est un Français. Il a sa méthode, il écoute, plaisante avec les autres. (...) C’est un photographe américain qui travaille à la manière européenne. Ces deux casquettes, c’est sa force. Extrait du texte de Raymond Depardon

 

David Burnett

David Burnett est né en 1946 à Salt Lake City, Utah, aux Etats-Unis. Licencié en sciences politiques du Colorado College, il commence sa carrière de photojournaliste en 1967 comme stagiaire au magazine américain Time. C’est avec le conflit du Viêt-nam, couvert entre 1970 et 1972 pour Life, qu’il entre de plain-pied dans le photojournalisme. Et c’est son reportage réalisé après le coup d’Etat contre le président Salvador Allende au Chili en septembre 1973 (pour lequel il a reçu avec Raymond Depardon et Chas Gerretsen la médaille d’or Robert Capa décernée par l’Overseas Press Club of America) qui le place parmi les grands reporters de sa génération. En 1976, il crée à New York avec Robert Pledge l’agence Contact Press Images.

Depuis ses débuts, il est sur tous les grands événements mondiaux, du retour de Khomeiny à Téhéran entraînant la révolution iranienne en 1979 - ses pairs américains le nomment "photographe de l’année" - aux réfugiés cambodgiens la même année - ce qui lui vaut le grand prix de la fondation du World Press Photo d’Amsterdam - à l’invasion américaine de la Grenade en 1983, la famine en Ethiopie en 1984, la chute du Mur de Berlin en 1989 et l’invasion américaine d’Haïti en 1994.

En l’espace de quatre décennies, David Burnett a traversé plus de quatre-vingts pays pour produire les reportages les plus divers et saisir les personnalités les plus variées. Pas un seul président américain ne manque à sa collection : très jeune, il a photographié John F. Kennedy et Lyndon B. Johnson.

Par la suite, accrédité à la Maison Blanche, il suivra tous les autres, de Richard Nixon à Bill Clinton en passant par Gerald Ford, Jimmy Carter, Ronald Reagan, George Bush père et fils et Barack Obama.

Amateur de sport, il a couvert chaque édition des Jeux olympiques d’été depuis Los Angeles en 1984. Sa célèbre photographie de la chute de la coureuse américaine Mary Decker à Los Angeles lui a valu de nombreux prix.

En 2009, il sort deux livres, Soul Rebel, An Intimate Portrait of Bob Marley, (Insight editions) et 44 Days : Iran and the Remaking of the World (National Geographic/Focal Point) sur la révolution de 1979 en Iran qui a reçu le prix Olivier Rebbot 2010 de l’Overseas Press Club of America.

Sans aucune usure et avec une curiosité pour ses sujets jamais prise en défaut, Burnett, toujours à l’affût du détail, est doté d’une exceptionnelle maîtrise technique et d’une grande finesse dans la couleur. A l’heure de la révolution numérique, ce passionné de matériel photographique n’a pas abandonné le film.

Equipé en poche et à l’épaule des boîtiers les plus récents, il emporte souvent avec lui une imposante chambre à l’ancienne "Speed Graphic" 4x5, et un boitier "Holga" en plastique 6x6, ce qui lui permet d’alterner formats et compositions.

Cet album Reporters sans frontières présente, dans une chronologie inversée, une sélection de cent images de multiples formats, jamais recadrées.


Infos pratiques, notation et achat :

100 photos de David Burnett pour la liberté de la presse
En vente dès le 9 décembre 2010
Chez votre marchand de journaux, votre libraire, dans les Fnac, Virgin, Relay,
Maisons de la Presse et Mag Presse
9,90 €
 


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