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Communiqué
10/10/10 695 visites Impression (PDF) |
Livre photo revue, magazine
100 photos de Pierre et Alexandra Boulat pour la liberté de la presse

Cette année, Reporters sans frontières a 25 ans. Un quart de siècle au service de la défense de la liberté de la presse partout dans le monde. Depuis sa création en 1985, chaque fois que la liberté d’informer et d’être informé est menacée, chaque fois qu’un journaliste est emprisonné pour avoir exercé son métier, l’organisation se bat pour rappeler que sans une presse libre, aucun combat ne peut être entendu.
Afin de financer ses actions, Reporters sans frontières a développé, depuis 1992, l’édition d’albums de photographies. Trois numéros par an dont les recettes sont intégralement reversées à l’association. Elles constituent pas moins de 50 % du budget de Reporters sans frontières.
Pour marquer les 25 ans de l’association, cet album s’offre un nouvel écrin, les salles du Petit Palais, où seront exposées les 100 photos. Une façon de rendre un bel hommage à ces deux grands noms du photojournalisme français. Pierre et Alexandra Boulat, père et fille, ont réalisé, au cours de leur carrière, des clichés inoubliables, notamment pour le magazine Paris Match. Pierre Boulat [1924-1998] a longtemps collaboré au mythique magazine américain Life, a photographié les plus grandes stars, le monde politique, la mode et particulièrement Yves Saint Laurent. Alexandra Boulat [1962-2007] a choisi, elle, la guerre et les terrains dangereux, au Kosovo, en Bosnie, en Irak ou en Palestine. De leur travail, si différent soit-il, une inspiration commune, celle d’une même approche humaniste.
Grâce au soutien d’Annie Boulat, responsable de l’agence Cosmos, cet album et l’exposition qui l’accompagne ont pour ambition de réunir et de mettre en regard leurs travaux et de participer ainsi à notre combat pour la liberté de la presse.
Il existe un exercice auquel échappe difficilement une journaliste, surtout si elle pratique le reportage. Elle se retrouve immédiatement sommée de parler, avant toute chose, de son sexe. Oui, année après année, décennie après décennie, revient l’éternelle même question, posée avec une inépuisable ingénuité : femme et journaliste, comment est-ce possible ? N’est-ce pas trop difficile ?
Il se trouve qu’Alexandra Boulat, photographe de guerre, ne se contente pas d’être une femme. Elle est aussi une fille, celle de Pierre Boulat en l’occurrence, également photographe et grand reporter. Pour la mère, devinez qui ? Annie, fondatrice et directrice de l’agence Cosmos. La production de la famille Boulat s’inscrit dans la tradition du très grand photojournalisme, à l’ancienne serait-on tenté de dire, aux côtés des Robert Capa ou des Lee Miller. Dans les pas l’un de l’autre, père et fille ont ainsi traversé les lignes de fronts ou les défilés de mode, tiré les portraits des vedettes ou des inconnus, oscillé entre l’extraordinaire et l’ordinaire.
Le journalisme n’est pas une académie d’héroïsme ou d’excellence. Il est tout l’inverse, une expérience d’humilité et de tâtonnements. Entre l’information et la communication, entre le bruit et la rumeur, entre la belle histoire qui fait vendre (ou du moins l’espère-t-on) et l’histoire réelle qui fait réfléchir, la frontière est parfois indécise. Nous autres, reporters, savons combien il est facile de la traverser par précipitation ou par inadvertance, par fatigue ou par peur. Dans cette machine infernale, nous sommes, nous aussi, à la fois les victimes et les responsables. Florence Aubenas Grand reporter
Le meilleur du travail de Pierre se fait dans l’après-guerre et les années glorieuses qui ont suivi. Ses photos nous racontent des histoires d’un monde qui retrouve la joie de vivre et se reconstruit. Les catastrophes naturelles, les crises politiques certes mais aussi et surtout la vie des petites gens et les gestes des grands. Elles sont le reflet de la tendresse et de l’enthousiasme avec lequel il les regardait vivre et dénotent d’un sens aigu du journalisme, non dénué d’humour et de fantaisie.
Quand Alexandra fut prête, il lui passa le relais, mais leur temps était différent.
Le parcours d’Alexandra se fait dans un monde de détresse. Elle évolue dans le côté le plus noir de l’humanité et tente d’y trouver une lumière. Sans aucune complaisance pour la violence mais avec une grande lucidité, une honnêteté fondamentale, elle nous montre la douleur de ceux qui ont tout subi, tout perdu et tiennent encore debout. Ses photos sont poignantes, pleines de compassion et reflètent ses convictions, son élégance d’esprit et son sens de la justice.
Ils étaient deux, animés d’une même passion pour leur métier de reporter-photographe, d’un même respect pour la vie, d’une même curiosité pour le monde. Un même acharnement à traquer, cerner, surprendre, tourner et retourner autour de leur sujet pour trouver "a photo", celle qui dira l’essentiel et propulsera au cœur de l’action. Jamais dépourvus des interrogations, des hésitations et de l’angoisse qui sont la marque des créateurs, les regards de Pierre et d’Alexandra se croisent et se retrouvent dans la même volonté de voir et partager. Annie Boulat
L’exposition
Retrouvez les 100 photos de Pierre et Alexandra Boulat du 9 septembre 2010 au 27 février 2011 au Petit Palais à Paris
Infos pratiques, notation et achat :
| 100 photos de Pierre et Alexandra Boulat pour la liberté de la presse En vente dès le 9 septembre 2010 9,90 euros |
En savoir plus sur :
- Alexandra boulat Photographe
- Pierre boulat Photographe
- Petit Palais Lieu d’expo
- Reporters sans Frontières (RSF) Organisation
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