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Communiqué
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Abstractions

Abstraction, qualité de ce qui est abstrait, c’est-à-dire de ce qui s’oppose au concret ; ce qui est « non représentatif, non-figuratif » (Dictionnaire Le Robert). Dans le domaine de l’art, l’abstrait exprimerait ainsi « une tendance vague au refus de l’expression et du détail », pris enfin, de façon plus déterminée, par l’absence de toute référence explicite au concret.
La photographie donc, qui est une représentation physique et chimique du réel, deviendrait ainsi son contraire : un objet irréel, une utopie. C’est cette contradiction flagrante qui est justement intéressante. En effet, partant d’une représentation de la réalité, la photographie glisse subrepticement vers son opposé : l’impossible, l’inexistant, le non-réel. Une énigme, qui a toujours suggéré une interprétation, volontaire ou non.
Depuis l’ouverture de la galerie, à l’automne 2004, les thèmes abordés ont été résolument figuratifs : paysages – Atacama, un désert andin ; Inde, à travers ses lumières et son architecture ; Ciels de Patagonie- et portraits –Regards des uns et des autres. Néanmoins, depuis le départ, il est intrigant de constater que certaines images ont très vite troublé cette vision classique de la photographie. Certaines photographies ont ainsi rompu cet équilibre fragile en représentant, ou plutôt en interprétant, des visions irréelles, chimériques, voire utopiques de la réalité. Le glissement vers l’abstrait était réalisé, parfois même à l’insu du photographe. C’est ce glissement subtil, cette utopie séduisante, que nous avons voulu tenter de présenter aujourd’hui.
La diversité des thèmes abordés à l’origine peut rendre perplexe : paysages, architectures, portraits… Des Andes aux Indes, en passant par la Patagonie, l’Egypte ou la France, l’abstraction règne en maître. 20 photographies, conjuguant le noir & blanc et la couleur, les petits et les grands formats, les carrés classiques et les images à la française ou à l’italienne… Soit l’irréalité interprétée à travers ses sources les plus diverses : murs, terre, eau, ciels, sable, feu… Mais également à travers des représentations plus fidèles de la réalité qui, en projettant des silhouettes étranges et déstructurées, nous invitent à l’utopie : des échelles, des falaises, des ruines, des temples, ou bien encore des pyramides. 9 photographes, qui ont exposé à la galerie depuis son ouverture, il y a trois ans, ont accepté de jouer le jeu : présenter leur part d’irréel : Olivier Barot, Jean-Yves Brégand, Stéphane Cormier, Pierre de Fenoÿl, Andreas Figueroa, Véronique de Folin, Didier Léger, Maria Elena Mira Gumucio, Agnès Pataux.
Mais que voyons-nous exactement ? Du réel ou de l’imaginaire ? Une chimère sans doute, une méditation sur l’image peut-être. À nous de choisir.
Informations pratiques :
AbstractionsPhotographies d’Olivier Barot, Jean-Yves Brégand, Stéphane Cormier, Pierre de Fenoyl, Andreas Figueroa, Véronique de Folin, Didier Léger, Maria Elena Mira Gumucio et Agnès Pataux
Du 23 mars au 5 mai 2007
Galerie Le Voleur d’Images (Paris, 7ème)
En savoir plus sur :
- Olivier barot Photographe
- Jean-Yves brégand Photographe
- Stéphane cormier Photographe
- Pierre de fenoyl Photographe
- Véronique de folin Photographe
- Andreas figueroa Photographe
- Didier léger Photographe
- Maria Elena mira gumucio Photographe
- Agnès pataux Photographe
- Galerie Le Voleur d’Images Lieu d’expo
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7 octobre 2008 05:16, par 出会い

