Analyser les performances
Que faire si le temps et l’argent investis dans son site ne produisent pas les effets attendus ? D’abord, bien se reposer la question de savoir ce que l’on souhaitait obtenir au départ. La question a-t-elle été correctement posée, l’objectif et la cible sont-ils définis avec assez de précision ? C’est l’objet d’un premier article. Ensuite, lire, relire, et relire une dernière fois la suite de toute notre série de conseils pratiques très simples à mettre en oeuvre pour un site photo efficace, à savoir :
Faire preuve de sobriété
Savoir se présenter
Bien renseigner ses photos
Alimenter en textes
Faire des liens
Mettre à jour régulièrement
Assurer une bonne diffusion
Analyser les performances
Enfin, avant de changer d’orientation professionnelle ou de tirer de trop hâtives conclusions sur l’inefficacité d’un site internet pour le photographe, passage obligé par l’analyse des statistiques.
Premier outil d’analyse : le feedback
La première des choses à faire lorsque l’on n’obtient pas le résultat attendu est aussi la plus simple : demander au public visé s’il a vu le site, et ce qu’il en a pensé. Cette étape est plus facile qu’il n’y paraît, même lorsque l’on estime ne pouvoir s’adresser directement au public en question puisque l’on est à sa recherche. En effet, on connaît toujours un ou plusieurs exemples de clients ou partenaires potentiels. Et si l’on a fait ce qu’il fallait pour assurer une bonne diffusion de son site internet, il ne reste plus qu’à demander leur avis aux intéressés.
De ce premier élément de réponse peut dépendre la suite : Pas assez ou trop de photos, pas assez sobre, trop tapageur, images trop petites ou trop grosses, etc. Autant de raisons techniques qui peuvent justifier des ajustements dans la présentation, des choix plus rigoureux dans la sélection des images, etc.
Mais déjà peuvent se dessiner également d’autres réponses : inadéquation avec le marché, tarifs trop élevés, etc. Dans ce cas, le site aura éventuellement pu jouer un rôle dans un processus d’étude de marché, ce qui n’est déjà pas si mal et constituera la réalisation d’une économie en terme de rendez-vous, de déplacements, et des frais liés, avant de prendre les dispositions utiles pour répondre à ces problèmes.
Deuxième outil : l’analyse des statistiques
Chaque photographe utilisant le service Photosapiens peut connaître précisément les statistiques de fréquentation de son site, à l’échelle de la journée, de la semaine, du mois, etc. Ces statistiques sont précieuses et font souvent l’objet de la plus grande attention par une majorité de photographes qui s’y connectent quotidiennement pour les consulter. Ces données permettent entre autres de connaître certaines données importantes :
Nombre de visiteurs
Nombre de page vues
Moyenne des pages vues par visiteur
Durée moyenne des visites
Origine des visites (liens référants)
Origine des visites (requêtes dans les moteurs de recherche)
Expressions les plus recherchées
Images et galeries les plus visitées, etc.
De ces informations brutes peuvent être dédits des shémas plus larges en terme de comportements, à commencer par l’évolution dans le temps :
La fréquentation du site progresse-t-elle régulièrement ou suite à des modifications significatives ?
Mais elles trahissent également le contenu :
Les requêtes qualifiées via les moteurs de recherche sont-elles en adéquation avec la richesse textuelle du site ? (certains clients proposant un riche contenu notamment grâce aux simples légendage de leur photos exemple ici comptent plus de 300 phrases-clés menant à leur site, d’autres, que nous ne citerons pas, moins de 5 !)
La durée moyenne des visites, et la durée critique située entre 0 et 30 secondes est-elle bien orientée (moins de 70%) ou non (plus de 80% des visites durent moins de trente secondes) ?
Dans ce cas d’où le problème peut-il provenir ? Est-ce à cause de la manière avec laquelle est organisé l’accès à l’information ou à cause de l’intérêt de l’information elle-même ?
Ces données techniques ne trichent pas, elles reflètent assez crument l’impact du site internet d’un photographe et doivent donc être analysées d’assez près. Sans pour autant rester omnubilé par ces chiffres, il faut les consulter assez régulièrement pour apprendre à les comprendre, situer la position et l’impact de son site parmi ceux de ses concurrents et devenir enfin capable, en modifiant le contenu de celui-ci à bon escient, d’influer peu à peu sur son visitorat, et donc son efficacité.

