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Par Pierre torset
7/06/11 931 visites Impression (PDF) |
Bangladesh

Les casseurs de bateaux
Origine du projet :
Les chantiers de démolition navale sont une industrie controversée. Autrefois concentrés dans les pays développés, la destruction et le recyclage de bateaux étaient considérés comme des opérations délicates et hautement spécialisées. Mais en vue de minimiser les coûts, les pétroliers et cargos en fin de vie furent envoyés à partir des années 80 sur les plages du Pakistan, de l’Inde (Alang) et du Bangladesh à Chittagong, où les salaires et les normes de travail, de sécurité, et de protection de la santé sont considérablement réduits. L’impact économique positif de ces chantiers de démolition de bateaux est donc largement contrebalancé par les violations des Droits de l’Homme et du travail, et par la pollution environnementale engendrée sur ces ‘shipbreaking yards’.
Le cas du Bangladesh :
Le Bangladesh dispose du plus important complexe de chantiers de démolition de bateaux, installés à même la plage (Chittagong, dans le Golfe du Bengale). Sur ces ‘shipbreaking yards’, des enfants travaillant pied-nu sur des plaques de métal, des ouvriers sans protection ni formation, en contact constant avec de l’amiante ou risquant l’explosion d’une cuve de fuel dans les bateaux, ou encore des tonnes de déchets toxiques déversés directement dans la mer… sont quelques exemples du quotidien de ces chantiers de démolition navale au Bangladesh. Malgré les cris d’alarme et une bataille juridique lancés par les O.N.G. à l’échelle locale et internationale (Greenpeace, Fédération Internationale des Droits de l’Homme, etc.) concernant les conditions de travail sur ces chantiers, il semble qu’un ’status quo’ ait été adopté par les pays occidentaux (d’où sont originaires les bateaux) ainsi que par le gouvernement du Bangladesh, qui bénéficie largement de ce commerce via les taxes et la disponibilité de matières premières.
Les propriétaires de ces chantiers de démolition de bateaux sont évidemment conscients de cette situation et prennent particulièrement garde à ne laisser entrer aucun journaliste ou média. En vingt ans, des milliers de personnes ont déjà succombé sur ces chantiers de démolition navale (sans compter les blessés et les morts de maladies causées par l’exposition aux matériaux toxiques, hautement cancérigènes). Greenpeace, la Fédération Internationale des Droits de l’Homme et l’Organisation Internationale du Travail ont d’ailleurs pointé cette industrie comme étant la plus mortelle au monde.
Quelle suite sera donnée à ce reportage :
Exposée au Festival International de photoreportage de Barrobjectif, ce reportage photographique a également fait l’objet d’un partenariat avec l’ONG ‘Platform on shipbreaking’ (basée à Bruxelles) et qui regroupe l’ensemble des associations concernées par cette problématique (Greenpeace, FIDH, OIT, etc.). Les visuels sont présents sur le site de cette ONG et des animations intégrant ces photos seront utilisées pour contribuer à la mission de sensibilisation de cette ONG.
Liens :
Le site de l’ONG : www.shipbreakingplatform.org/
Signez la pétition en ligne : www.thepetitionsite.com/1/get-shipb...










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- Pierre torset Photographe (abonné annuaire)
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