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Biennale de la photographie à Lunel-Héraut

Biennale de la photographie à Lunel-Héraut - 1ère édition

1ère édition

Alors que d’autres villes ont inventé leur festival (Le Printemps de Cahors, puis Toulouse, ou encore Les Boutographies, rencontres photographiques de Montpellier), c’est sans thématique ou sélection imposée, ni commissariat d’exposition, que les collectifs de photographes du Gard et de l’Hérault proposent de découvrir leurs travaux. Le parc de l’Orangerie à Lunel-Viel a inspiré les photographes et suscité différentes installations in situ parmi lesquelles le public pourra se laisser surprendre par un accrochage en liberté, tant dans les formats que dans les supports.

Expositions & Lieux

Jardin de l’Orangerie

- Serge Gal : « mazets et ruines de la Vaunage »

sans titre (c) Serge Gal
sans titre
© Serge Gal

- Yann de Fareins : « Nature Morte », du collectif « Noir d’Ivoire »

Nature morte (c) Yann de Fareins
Nature morte
© Yann de Fareins

Au cœur de paysages carbonisés, Yann de Fareins tente, dans une approche systématique, de constituer un ensemble d’images qui traduisent l’émotion intense qu’il éprouve en parcourant ces forêts détruites. Sujets centrés dans un format carré, éclairage au flash, tirages contrastés : autant de choix pour représenter un drame récurent.
- Nadine Béteille : « morte saison », du collectif « En Vue »
Au- delà d’une apparente « bétonisation » les diverses stations balnéaires retrouvent leur rythme hivernal et offrent au regard du promeneur une vision quelque peu insolite. … Les bâtiments prennent des allures de décors abandonnés, conçus dans une architecture qui se veut plaisante, esthétique, ordonnée, parfois un peu arrogante, mais non dépourvue de charme. En l’absence de préjugés et autres à prioris, il devient possible au photographe d’avoir une approche plus sereine qui lui permet de mettre en évidence, au travers des images, une harmonie toujours fragile entre les espaces naturels et les lieux aménagés. C’est dans ce sens que mon interprétation photographique propose une vision poétique et invite à la flânerie, la rêverie, en ces lieux où la saison dite morte est en réalité riche d’émotions et de vie …
- Nanda Gonzague : « vivre en Sévésie », du collectif « transit »

Vivre en Sévésie (c) Nanda Gonzague
Vivre en Sévésie
© Nanda Gonzague

Les conséquences de la fuite de dioxine sur la ville de Seveso (Italie) en 1976, l’accident de Bâle (Suisse) en 1986 ou encore l’explosion de l’usine AZF à Toulouse en 2001 rappelle à l’homme qu’il intègre dans sa vie, dans ses villes, des activités terriblement nuisibles et dont il tente de se protéger. « Living in Sevesia » est un projet photographique portant sur le risque industriel, plus particulièrement sur la vie quotidienne autour des sites classés Seveso II à travers plusieurs pays d’Europe.

Pergola

- Bernard Bouyé ; Bruno Degrancourt ; Cécile Kypraïos ; Jacques Lafont ; Jean-Paul Lejeunes ;Dominique Peyronnier ; Philippe Vagelli : « dentité rurale », du collectif « la maison de la photographie méditerranée ».

Jacques Lafont (c) Jacques Lafont
Jacques Lafont
© Jacques Lafont

- Arnaud Laroche ; Christian Maccotta ; Mariusz Sapinski ; Peter Vass : « seaside », du collectif « ferdinad f ».

Seaside (c) Christian Maccotta
Seaside
© Christian Maccotta

Seaside est le premier projet qui ait concerné simultanément les quatre membres de ferdinand f. Quatre points de vue sur un lieu tour à tour délaissé ou recherché, désert ou surpeuplé, rassurant ou inquiétant, un lieu de promiscuité et de solitude : le bord de mer.

Le parc

- Jacques Fournier : « sans titre », du collectif « les photographes anonymes »
Coupez ; Tranchez ; Rasez ; Ratiboisez. Il en restera toujours quelque chose.
- Nicolas Reboul : « restes humains », du collectif « Clair//Obscur »
Le travail « restes humains » est un questionnement sur un sujet d’actualité directement lié à nos comportement et aux modes de fonctionnement de notre société.
- Suzanne Klein : « le voile de la mariée », du collectif « les photographes anonymes »
Dix images d’un film d’emballage plaqué par le vent contre la grille d’un jardin, accrochant la lumière rasante d’un après-midi de printemps. La transparence du film plastique artificiel laisse deviner l’arbuste en arrière-plan. Les photos sont fixées sur les dix lampadaires qui longent le chemin près de l’entrée du parc débouchant sur la grande allée devant l’orangerie. L’allée est empruntée par les jeunes mariés en sortant de la mairie. Cette série d’images peut être lu à plusieurs niveaux, en y interprétant un voile et même en y devinant la forme d’une femme en robe de mariée. Une autre lecture réside dans la fascination de la beauté de ce qui est à l’origine déchet, hostile à la nature, et qui pourtant met en valeur la nature qu’elle voile et dévoile.
- Mabel Zarama : « extrait de la série : Collecte »
Elle est le personnage de ses images. Cependant, elle-même ne s’y reconnaît guère. Mais elle a besoin de s’inventer pour ne pas mourir. C’est ainsi que s’imposent ces moments où elle se plonge dans ses labyrinthes. Une seule image ne révèle pas tout le sens. Ce sont les sèries qui racontent la condensation de ses propres temps.

Mairie

- Christian Maccotta : « Pologne », du collectif « ferdinand f »
« Pologne » est un travail effectué lors d’un séjour du collectif à Cracovie. Le travail réalisé par seulement trois des membres du collectif n’est pas considéré par le premier projet commun mais plutôt comme un projet simultané.
- Catherine Tauveron : « fleurs vives, fleurs mortes », du collectif « Noir d’Ivoire »

Fleurs vives fleurs mortes (c) Catherine Tauveron
Fleurs vives fleurs mortes
© Catherine Tauveron

Dans le premier regard, on saisit les flaques de couleur. Ensuite viennent des éclats de lumière. On cherche à voir, à comprendre, surtout à se donner le plaisir de reconnaître les choses. On exploite les sensations (…) Embrouillé dans la proximité, les yeux avec le visage s’enfouissent dans les fleurs.
- Bruno Badoux : « portrait sans visage », du collectif « En Vue »

<b>(c) Jean Marc Navecq</b>
© Jean Marc Navecq
<b>Seaside</b><br />(c) Mariusz Sapinski
Seaside
© Mariusz Sapinski
<b>Seaside</b><br />(c) Arnaud Laroche
Seaside
© Arnaud Laroche

Informations pratiques :

Biennale de la photographie à Lunel-Héraut (1ère édition)
Du 4 au 14 mai 2007
Parc de l’Orangerie Lunel-Viel
Vernissage le 4 mai à partir de 18h30
 


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