Moisson nocture en beauce © Philippe MONTIGNYChamp de citrouille en Eure & Loir © Philippe MONTIGNYSemis de blé avec tracteurs à chenilles Challenger © Philippe MONTIGNYPhilippe MONTIGNY
06 08 82 18 94
Photographe Agriculture
Communiqué
6349 visites
Impression (PDF)

Exposition photo

Bob Dylan par Jerry Schatzberg

Bob Dylan par Jerry Schatzberg

Une rencontre, un projet, trois amis ... Olivier Lorquin et Luc Bellier proposent à Jerry Schatzberg d’organiser une exposition des photos qu’il a réalisées de Bob Dylan. Dans les années 60, Jerry Schatzberg, photographe-cinéaste, travaille pour Vogue, McCall’s, Glamour et Life magazine. Il réalise également des films tels que Panique à Needle Park, l’Epouvantail pour lequel il reçoit la Palme d’or au festival de Cannes en 1973. La série de portraits de Bob Dylan est exceptionnelle et l’amitié de ces deux galeristes, Olivier Lorquin et Luc Bellier, va permettre de découvrir à Paris cet ensemble jamais exposé. A l’occasion de cette exposition, un catalogue bilingue français-anglais rédigé par Michel Cément et reproduisant une quarantaine de photos sera édité.

Avant même de rencontrer Bob Dylan, j’aimais, bien sûr, beaucoup sa musique. Pourtant, trois ou quatre ans auparavant, au début des années 60, elle ne m’était pas familière. J’écoutais plutôt les Beatles et les Rolling Stones, mais la chanteuse Nico du Velvet Underground et Sara Lowndes m’avaient parlé de lui. À l’époque, alors que nous étions déjà amis, Sara ne le connaissait même pas car elle ne l’a épousé que plus tard. Je me souviens aussi d’une rencontre avec Nico - qui était alors liée à Nico Papatakis dont elle avait emprunté le prénom - dans le hall d’un hôtel parisien où elle me demanda si j’avais écouté ses chansons. Nico était copine avec une de mes amies et nous allions ensemble écouter du jazz notamment au Birdland où jouait Count Basie. Mais c’est surtout Sara qui me poussait à rencontrer Dylan. Aspirant à devenir mannequin, elle était venue me voir dans mon studio pour que je prenne des photos d’elle. Nous avons commencé à sortir ensemble dans différents clubs. Elle ne cessait de me parler de ce Bob Dylan. Elle habitait un appartement, dans Greenwich Village sur la sixième avenue, qui donnait sur le café Wha ? où il jouait. Elle était obsédée par lui.

Highway 61. 76,2 x 101,6 cm
Highway 61. 76,2 x 101,6 cm
© Jerry Schatzberg

Plus tard, en 1965, Al Aronowitz, un journaliste de rock n’ roll et Scott Ross un disc-jockey très populaire qui assistaient à une séance photos dans mon studio me parlèrent de Dylan qu’ils avaient rencontré la veille. Je leur demandais s’il pouvait lui faire savoir que j’aimerais bien prendre des photos de lui.
Le lendemain, Sara, qui était entre-temps devenue sa femme, me téléphona et me dit "Bobby a su que tu voulais le photographier". Elle me donna l’adresse et le numéro de téléphone du studio où il enregistrait un nouvel album Highway 61 revisited. Je suis arrivé alors qu’ils terminaient Desolation row. À chaque fois que quelqu’un se présentait, Dylan voulait qu’il entende le morceau. Il l’a donc rejoué pour moi et ce que j’ai entendu était stupéfiant. J’étais assez intimidé mais il a fait en sorte que je me sente libre et pas trop inhibé en n’exerçant aucune pression sur moi. Il était très détendu et je le suis devenu aussi ; je soupçonne Sara de lui avoir dit qui j’étais. Je fus, en effet, très à l’aise alors qu’il pouvait être méfiant, se renfermer sur lui-même, devenir sarcastique voire cynique. Quand j’ai commencé à écouter sa musique, j’ai pensé à Nathanael West dont j’étais un grand admirateur. C’était comme de lire quelque chose de profondément différent, du Kafka, par exemple, pour citer un autre écrivain. Il y avait chez lui une manière incroyable d’associer des images bizarres et de créer cette poésie qu’il mettait ensuite en musique.

J’avais déjà photographié beaucoup de gens célèbres quand il s’est retrouvé en face de moi mais j’avais le sentiment de capter quelque chose d’unique, de plus intellectuel. J’aimais aussi son côté protestataire qu’il niait ; je savais qu’il fréquentait des gens comme Allen Ginsberg. Quand je l’ai rencontré, sa musique était largement acceptée. Il avait déjà publié Bringing all back home et allait sortir l’album Blonde on Blonde.

3-Braceful Harmonica, 1965. 12,7 x 17,8 cm (5 x 7 in.)
3-Braceful Harmonica, 1965. 12,7 x 17,8 cm (5 x 7 in.)
© Jerry Schatzberg

Je n’avais pas eu le temps de bien le connaître avant notre première séance de photos, ce que j’aime faire d’habitude. Face à la presse, il est le plus souvent prudent et sceptique. Par contre avec ses musiciens, il est très " cool " parce qu’il les connaît bien. Je crois qu’avec moi il avait confiance et qu’il se laissait aller.

La seconde fois que je l’ai photographié, j’en savais un peu plus sur lui ; j’avais eu l’occasion de voir comment il se comportait avec les gens. Mais je désirais avoir un plus grand contrôle et j’ai voulu qu’il vienne dans mon studio. Je crois même que c’est la seule fois qu’il ait posé dans le studio d’un photographe. En obtenant cela, j’éliminais toutes les sources de distraction. Il n’y avait que lui dans le cadre avec parfois ses lunettes, parfois son harmonica et presque toujours une cigarette. L’arrière-plan était gris, la lumière totalement contrôlée. Il fut néanmoins très coopératif. Je me souviens qu’à la troisième ou quatrième série de photos, je suis allé chercher un pull pourpre à col roulé qui m’appartenait. Après sept ou huit photos, il a refusé de continuer en me disant que ce n’était pas lui. Mais je les ai gardées comme j’en avais le droit. Sur l’une d’entre elles, on le voit s’éloigner de l’appareil, les mains levées et le dos tourné. Peut-être était-ce sa façon de protester. Tout cela prouve qu’il attachait beaucoup d’importance à sa mise. Il n’était pas à l’aise dans des vêtements qu’il n’avait pas choisis, ce que je peux comprendre ayant été photographe de mode.

À l’époque, sa façon de s’habiller - sa veste en daim, ses chemises, ses jeans serrés et ses bottes - venait directement de Carnaby Street, de la mode vestimentaire issue de la contre-culture. Les gosses voulaient tous l’imiter. Aujourd’hui, il porte un costume comme les Rolling Stones, comme tout le monde. Il était Dylan, alors. Son idole Woody Guthrie s’habillait lui en cow-boy alors que je doute qu’il ait jamais chevauché un cheval. Beaucoup de ces rock stars et de ces country singers étaient vêtus ainsi, peut-être pour rappeler l’origine de leur musique.

Les séances dans mon studio duraient deux ou trois heures et les prises étaient très variées. Par exemple, j’ai eu l’idée de mettre une échelle à sa droite et Dylan a pris d’une main un petit tableau et de l’autre une paire de pince qui se trouvait là. Ensuite, il a ajouté une cigarette entre ses doigts et mis les pinces dans sa bouche. J’aimais bien lui suggérer des petites taches telles que jouer avec un trousseau de clés et voir ce qui en sortait. D’autres photos correspondent à ce que j’appelle des "moments privés", des gestes que j’ai surpris comme ceux où il met en place ses cheveux, où il cache son visage avec sa main, quand il a les bras en croix comme le Christ. Il faut savoir qu’il a traversé plusieurs expériences mystiques. Juif de naissance, il est allé en Israël et est devenu très religieux. Puis, il a chanté Jésus avant de laisser tomber le christianisme.

Dylan est un modèle idéal pour les photographes car il sait comment réagir et trouve à chaque fois une expression nouvelle. En d’autres termes, il ne cesse de vous enrichir. Pour moi, il ressemble à Gene Hackman quand il joue. Lorsque j’ai tourné L’épouvantail, je n’arrêtais pas la caméra après avoir dit "cut !", je la laissais tourner car Hackman faisait ensuite un geste inattendu ou disait une réplique non prévue que j’allais souvent intégrer dans le film. Dans de nombreuses photos, j’ai l’impression d’avoir saisi son essence.
Elles sont très différentes de celles que j’avais faites lors de notre première rencontre dans son studio d’enregistrement.
Il réécrivait sa musique entre deux enregistrements et il y avait dans son groupe d’excellents musiciens comme le pianiste Al Cooper et le guitariste Mike Bloomfield. Je l’ai également photographié avec Robbie Robertson, Bobby Neuwirth qui était son meilleur ami et comme son protecteur et David Blue, un chanteur lui aussi. Dylan aimait être entouré par sa bande de copains avec lesquels il s’amusait. Il était assez timide et cela le protégeait. Certains étaient de grands musiciens, ils avaient une admiration réciproque et chacun avait son franc-parler. Parmi eux se trouvait Phil Ochs, un chanteur folk. Un jour, il est arrivé au studio et Dylan a voulu lui faire entendre une chanson qu’il venait d’enregistrer. Phil lui a dit qu’il ne l’aimait pas et Dylan était furieux !

Quand j’ai photographié Dylan pour la première fois, c’était une période très agitée de sa vie professionnelle. Il venait de se convertir à la guitare électrique et il avait été hué très peu de temps auparavant au festival de musique folk de Newport. Son concert suivant où j’étais présent eut lieu à Forest Hills et l’accueil fut identique. Nous sommes revenus à l’appartement de son manager Albert Grossman à Gramercy Park. Nous étions tous assis par terre et je me souviens que Dylan ne regrettait rien, qu’il était décidé à continuer dans cette direction et que les réactions négatives, même si elles l’avaient certainement ébranlé, ne le feraient pas renoncer. De toute évidence, il était victime du désir du public de voir chuter une célébrité. Les Anglais, par contre, avaient tout de suite accepté son évolution.

Peu à peu, nous sommes devenus amis. Je l’ai invité à une party organisée dans mon studio pour une grande couturière anglaise. Ensuite, il a commencé à fréquenter, sur la 58e rue Est, une discothèque "L’ondine" dont j’étais un des propriétaires, très courue par les gens à la mode. Ce club connu un grand succès grâce au public qui fut au rendez-vous. Quelques mois plus tard Sybil Burton, l’ex femme de Richard Burton, ouvrit aussi un club "Arthur" - du nom de la coupe des cheveux des Beatles - qui devint également très branché. J’y suis allé avec Dylan, sans son entourage. Nous rejoignions parfois ses musiciens dans un bar le " Kettle of fish " dans Downtown. J’y ai pris quelques photos mais elles ne me donnaient pas satisfaction car il n’y avait pas assez de lumière. Je ne voulais pas utiliser de flash car c’était comme une intrusion dans un rapport amical. De même, quand je tourne un film, j’ai toujours un appareil photo avec moi mais je ne tire pas avantage de la situation pour photographier mes comédiens. Dylan et moi, à l’époque, étions souvent en tête-à-tête et un jour chez " Arthur ", alors que nous étions assis au bar, il me dit " Tu ne m’aimes pas, n’est-ce pas ? " Je ne savais vraiment pas ce qu’il voulait dire. Je supposais que comme nous étions tous deux des gens très réservés, que je ne parlais pas plus que lui et qu’il était habitué à un entourage plus expressif, il avait cru que je n’avais pas de sympathie pour lui. Alors qu’au contraire, je l’aimais bien et je l’admirais. C’est sans doute pour cette raison qu’il n’y a pas une photo que j’ai prise de lui dont je ne sois pas fier. Et il y en a des centaines ! Ce fut certainement un des meilleurs sujets que je n’ai jamais eu. Vous dirigiez l’appareil sur lui et vous aviez un portrait !

7-The Soul of (Contact Sheets), 1965. 106,7 x 127 cm (42 x 50 in.)
7-The Soul of (Contact Sheets), 1965. 106,7 x 127 cm (42 x 50 in.)
© Jerry Schatzberg

Quelque temps après la séance de photos dans mon studio, Albert Grossman m’a demandé si je voulais faire la couverture de la pochette de son nouvel album Blonde on Blonde. J’ai alors choisi de photographier Dylan en extérieur dans le marché de la viande à Chelsea, là où se trouvent aujourd’hui les galeries d’art. Je crois avoir su saisir la spécificité de sa personnalité. De toutes les photos que j’ai prises ce jour-là, il a choisi celle où le point n’est pas parfait, celle qui est légèrement floue. La compagnie de disques avait beau faire des suggestions, c’est lui qui contrôlait tout et prenait les décisions pour l’intérieur comme pour l’extérieur de l’album. Pendant des années, de nombreux commentateurs ont voulu analyser cette photo dont, par ailleurs, le négatif a été perdu et que j’ai dû reconstituer digitalement. Pour certains, son flou était l’expression d’un trip au LSD... l’explication est beaucoup plus simple : il faisait très froid (d’où son écharpe autour du cou) et nous grelottions ! J’avais beaucoup d’autres photos, certaines très bonnes et nettes. Mais j’aime bien qu’il ait opté pour celle-là. C’est une tournure d’esprit qui rejoint la mienne. Cela ne me gêne pas quand, dans un film, tout n’est pas net. La rugosité de la photographie ne me déplaît pas comme c’est le cas dans Panique à Needle Park.

Pour l’intérieur de la pochette de Bonde on Blonde, Dylan a voulu qu’il y ait un autoportrait de moi qui traînait dans mon studio. J’étais flatté mais ne savais pas ce qu’il avait en tête. En fait, cette photo fut une façon de me créditer pour mon travail sur l’album car mon nom n’y apparaît nulle part. Il a voulu aussi qu’une photo de Claudia Cardinale que j’avais faite d’elle et qu’il avait trouvée dans mon studio figure aussi dans l’album. Après le premier tirage, ses agents, sans que probablement elle-même ait été au courant, refusèrent que son portrait soit ainsi utilisé. Je suppose qu’ils ne souhaitaient pas qu’elle serve à la promotion de quelqu’un d’autre. En tout cas, cette photo a disparu des tirages suivants et je pense que la pochette originale est aujourd’hui une pièce de collection d’autant que Blonde on Blonde est probablement avec Highway 61 et Blood on the track un des trois albums fondateurs de Dylan.

Plus tard quand j’ai tourné L’épouvantail, je voulais que son groupe écrive la musique du film. Robbie Robertson est venu le voir et l’a beaucoup aimé. Il était prêt à y travailler. Mais leur manager Albert Grossman aurait accepté à condition que l’on en fasse un album car ils avaient un contrat de trois disques avec MGM records. Je savais que ce serait impossible car la musique de mes films accompagne les images mais ne se prête pas à un album autonome.

Après que j’eus cessé de le photographier professionnellement, Dylan me demanda de prendre des photos de Jesse, le premier enfant qu’il a eu de Sara. Je les ai faites au Chelsea Hotel. J’ai aussi photographié Sara en train de regarder son petit garçon et de jouer avec lui. Après L’épouvantail, je me trouvais à Los Angeles avec ma femme Frederica quand Sara me téléphona pour me dire que Dylan aimerait que nous dînions ensemble. Nous nous sommes retrouvés au Dar Maghreb, un restaurant marocain d’Hollywood, populaire à l’époque. Quand il est arrivé, un serveur lui a versé de l’eau dans un bol pour qu’il se lave les mains. Je me suis rendu compte que ce cérémonial ne lui plaisait pas trop. Il restait silencieux et Sara, Frederica et moi meublions la conversation. Il s’est levé, a été faire un tour puis est revenu pour nous dire qu’il avait commandé un taxi qui allait venir le chercher. Nous avons ensuite fini notre repas et raccompagné Sara à leur maison. J’avais eu le sentiment ce soir-là qu’il ne se sentait pas à l’aise. Nous nous sommes ensuite revus au mariage d’un ami commun, Jonathan Taplin, un des producteurs de Mean streets, et qui épousait Rosanna Soto. Dylan commença à me poser des questions sur mon travail et je me suis rendu compte de son désir de devenir metteur en scène. Je lui ai raconté comment j’avais réalisé mon premier film Portrait d’une enfant déchue en m’inspirant d’un mannequin que j’avais connu et qu’auparavant j’avais signé quelques films publicitaires et assisté à des tournages pour me familiariser avec ce qui se passait sur un plateau. Il me demanda un peu naïvement s’il devait lui aussi tourner des clips. Et finalement, il a réalisé Renaldo et Clara.

8-Greatest Hits, 1965. 76,2 x 101,6 cm (30 x 40 in.)
8-Greatest Hits, 1965. 76,2 x 101,6 cm (30 x 40 in.)
© Jerry Schatzberg

J’ai photographié Dylan sur une période de trois ans de 1965 à 1967. Il a eu ensuite un accident de moto qui l’a éloigné de toute activité pendant plusieurs années. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à faire du cinéma. Quand il a repris son métier de chanteur, je ne travaillais plus comme photographe et il n’a donc plus fait de séance avec moi. Depuis les vedettes n’acceptent plus que l’on soit propriétaire des photos que l’on prend d’elles. Elles sont devenues leurs possessions. Ce qui n’était pas le cas à l’époque. Je peux contrôler l’usage que l’on fait de mes photos de Dylan. Par exemple, je peux même interdire que l’on s’en serve pour de la publicité d’une marque de dentifrice.

Il y a quelques mois, j’ai assisté à l’un de ses concerts et j’ai essayé avec mon appareil digital de faire quelques photos de lui bien qu’il fût très loin de moi. Le service d’ordre m’a fait sortir de la salle. Il a enlevé les piles de mon appareil, a voulu voir les clichés que j’avais pris et m’a demandé de les effacer. J’étais propriétaire d’un des plus grands fonds d’archives photographiques personnelles de Bob Dylan et voilà que j’étais arrêté pour quelques images inutilisables !

 

Propos recueillis en avril 2006 par Michel Ciment lors d’un entretien.
Michel Ciment, producteur à France-culture (Projections privées), collaborateur du Masque et la Plume (France-inter), est un des responsables de la revue Positif et l’auteur d’une quinzaine de livres sur le cinéma dont Jerry Schatzberg - de la photo au cinéma.


Informations pratiques :

Bob Dylan
Photographies de Jerry Schatzberg
Du 23 novembre 2006 - 26 janvier 2007
Galerie Luc Bellier (Paris 8ème)
 


En savoir plus sur :


Evénements à la une en ce moment :

Services web aux photographes : annuaires, actualités, référencement, hébergement


Agenda Expositions :
(actuellement 24)

Fév. 2012 Mois suivant
LunMarMerJeuVenSamDim
303112345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728291234


NOUVEAU :

Prochains vernissages >>
Autres événements >>
Stages - Formations >>

Chercher
un photographe
pro






Photographes
référencez-vous
ici

Veuillez mettre à jour le player Flash de votre navigateur



Trouver
un photographe
pro


Votre actualité ici


Choisir un
photographe
pro


Services web aux photographes : annuaires, actualités, référencement, hébergement



Photographes
exposez-vous
ici

< Retour accueilVous visitez le site Photosapiens.comRetour en haut ^   


Photosapiens SARL - 441 avenue Arclusaz - 73250 Saint-Pierre d'Albigny - E-mail - Tél : +33(0)4 79 85 02 48