photographie industrielle © Pierre TORSETphotographie industrielle © Pierre TORSETphotographie industrielle © Pierre TORSETPierre TORSET
06 28 23 79 53
Photographe Industrie
Par Galerie le Réverbère
1225 visites
Impression (PDF)

Exposition photo Lyon (69)

Brûleur - Odeurs d’Afrique

Brûleur - Odeurs d'Afrique - Thomas Chable

Thomas Chable

À l’occasion de l’événement "Passages : Afriques et créations", imaginé par le Musée des Confluences, la galerie Le Réverbère présente Thomas Chable Brûleur - Odeurs d’Afrique au Centre hospitalier Saint Joseph - Saint Luc

En privilégiant la création contemporaine, qui n’est plus aujourd’hui perçue comme une pratique réservée à l’Occident, le musée des Confluences considère les acteurs culturels comme autant de passeurs de dynamiques sociétales et ouvre, de façon particulière, les portes de mondes en mouvement, qui ne sont pas sans questionnements. Ses acquisitions de photos d’artistes contemporains permettent au musée des Confluences d’enrichir ses collections anciennes par des visions inscrites dans l’actualité de nos sociétés. L’événement ‘passages’ privilégie ces regards partiels et partiaux de créateurs qui nous parlent de singularité et d’universalisme et relient des histoires personnelles au devenir de l’humanité. Imaginé par le musée des Confluences, l’événement passages met à l’honneur les moments de rencontres culturelles qui surgissent, au-delà des frontières, à la croisée des sociétés humaines contemporaines. Dans le cadre de sa première édition, ‘passages’ privilégie la diversité des formes artistiques et donne la parole aux acteurs de la création africaine. La photographie est à l’honneur ! Mais aussi, la littérature, le cinéma, la musique… Michel Côté Directeur du musée des Confluences

 

L’action culturelle au centre hospitalier Saint Joseph Saint Luc

La politique culturelle est inscrite dans les valeurs fondatrices du Centre hospitalier Saint Joseph Saint Luc. Le pari a été de créer des conditions de continuité entre la vie dans la ville et le quotidien de l’hôpital, en direction des usagers, du personnel et du public extérieur. L’art et la culture sont en effet entendus dans l’hôpital comme des ‘passeurs’ entre le monde dit « normal » et le monde aux horizons troublés qu’est la maladie.

Depuis 2002, le Centre hospitalier Saint Joseph Saint Luc participe ainsi au programme régional « culture et hôpital » soutenu par la Direction régionale des affaires culturelles Rhône-Alpes, la Région Rhône-Alpes et l’Agence régionale de santé Rhône-Alpes.

Il est en ce sens engagé dans une démarche d’ouverture sur la cité, dans sa composante culturelle et artistique, à travers le développement de projets élaborés avec les structures culturelles de la ville. Il s’agit de créer et de maintenir une véritable dynamique culturelle au sein de l’hôpital, et de permettre la découverte de différents univers artistiques à travers des actions destinées au plus grand nombre.

Le Musée des Confluences compte parmi les partenaires privilégiés du centre hospitalier Saint Joseph Saint Luc depuis 2004. ’Passages’ : Afriques et créations est leur quatrième collaboration après Empreinte(s) en 2004, Lectures minérales en 2007 et Création Contemporaines Aborigènes en 2009.

L’exposition Chable/Degbava

Thomas Chable et la galerie Le Réverbère invitent Degbava et la galerie Dettinger-Mayer. A l’occasion de l’évènement ‘Passages’ : Afriques et créations, imaginé par le Musée des Confluences, la galerie Le Réverbère présente Thomas Chable. Souhaitant proposer une exposition à deux voix, elle invite Degbava de la Galerie Dettinger-Mayer.

Tandis que le premier parcourt le continent africain depuis 1993, l’autre y est né et y a photographié pendant près de 40 ans. Les deux photographes mettent ainsi leurs images de l’Afrique en regard.

Thomas Chable, photographe belge vit à Liège et présente ici deux séries réalisées entre 1993 et 2004 : Odeurs d’Afrique et Brûleur. Degbava, photographe togolais, vit à Lomé et nous livre un témoignage précieux de la vie sociale et culturelle au Togo.

L’exposition se déploie dans différents espaces de l’hôpital : Dans le hall d’accueil, les vitrines réunissent des travaux des deux photographes. Le parcours se prolonge dans les ascenseurs panoramiques qui laissent découvrir, dans le puits de lumière, de nouvelles images de Thomas Chable. Arrivé en terrasse nord, le visiteur découvre des extraits du livre Brûleur sur une frise photographique conçue pour cet espace étonnant.

Thomas Chable et Degbava présentent également des photographies dans les services de soin pour être au plus près des patients et du personnel soignant.

Odeurs d’Afrique

Thomas Chable est né à Bruxelles, dans un ascenseur, en 1962. Études de photographie à Liège avec Hubert. Depuis, Thomas Chable a pas mal voyagé sans se considérer pour autant (et surtout sans se raconter) comme un grand voyageur.
Publiées en 2000, ses Odeurs d’Afrique ont été glanées entre 1993 et 1997, au Burkina Faso, au Mali… Si elles sont relativement pauvres en information, ces images sont en revanche étonnamment riches de sensations ; c’est que, à un discours plaqué de l’extérieur et qui serait de toute façon inadéquat (« Moi j’ai vu, l’Afrique ceci, en Afrique cela », et autres larges diagonales dessinées à la machette, coupables d’étonnement ou de préméditation), ses images préfèrent l’écoulement et la retenue de ce qui est à peine perceptible, ténu, parfois indicible à force de trop de complexité, ou de trop de simplicité, ou de trop, tout bonnement.
Et puis, chacun son métier. Dans un format carré qui concentre et rend statiques, comme en les suspendant, le temps et l’espace, ses photos énoncent des ombres, des objets simples, des reflets, des signes discrets de vie ou de présence – suivant le rythme écrasé ou nonchalant du soleil sur le sol, ou au gré des flottements de l’intuition et des rencontres. Cherchant la douceur dans la dureté, s’attachant non à l’éternité du mythe, mais à l’intimité de l’instant.
Ses impressions de voyages (l’Afrique, mais aussi le Moyen-Orient) ne sont pas celles d’un photojournaliste, d’un randonneur, d’un baroudeur, ni même vraiment d’un voyageur photographe. Pourtant Chable est tout cela à la fois, et il lui arrive d’ouvrir des fenêtres violemment, de face, en pleine lumière, sur des douleurs humaines impossibles à ignorer. Mais, comme en retrait, il veille à ne pas – au propre comme au figuré – se mélanger les objectifs, et marchant d’autant plus prudemment quand il sait où il va. C’est, probablement, que la fenêtre qui laisse entrer ces Odeurs d’Afrique s’ouvre tout simplement vers l’intérieur.

Emmanuel D’Autreppe


Brûleur

La scène se passe quelque part entre Tanger et Gibraltar, Ceuta ou Tarifa. Quelque part entre 2000 et 2004 – mais la même scène, pas très nouvelle, s’est répétée souvent encore depuis, se rejoue ailleurs…

Des gens partent, ils quittent ville ou village, famille, maison, travail, quand il y en avait. Ils laissent tout derrière eux et parfois leur avenir, franchissent le détroit, font le pas, discrètement, clandestinement, désespérément le plus souvent. Quittant une terre dont ils se disent qu’elle les a mal portés, mal choyés, pour céder aux mirages plus ou moins réalistes de l’Occident. Venus du Maroc, de plus bas ou carrément d’ailleurs : Turquie, Asie ou Tchétchénie. Ce sont ceux qu’on appelle les « brûleurs », ceux qui lâchent, larguent, risquent tout ; comme nos casinos feutrés ont leurs flambeurs, poussés par d’autres démons, qui pareillement vont trop loin au risque de « se griller » (petits frissons devant la perte et le vide réinventés pour l’homme de confort). Mais pour ces immigrés clandestins, la mise est lourde et sans échappatoire.

Le mouvement débute sur les côtes marocaines, tangue ou nage vaille que vaille à travers la Méditerranée, se prolonge, quand tout va bien, côté espagnol ou plus haut, parfois débouche sur une détention en centre fermé, parfois sur un retour à la case départ, sans rien gagner, mais en perdant en chemin les papiers de leur identité, brûlés pour tenter de protéger les passeurs ou de renaître ailleurs, anonyme, différent. Ce mauvais scénario apporte régulièrement son lot de petites anecdotes ou de grandes catastrophes (au rythme effrayant de trois morts par jour au long des 14 km du détroit méditerranéen, pour environ 30 000 tentatives par an) ; et de chacune de ces étapes, Thomas Chable s’est fait le témoin.

Ses images montrent des paysages ou des hommes, seuls ou entre eux, libres ou prisonniers (de l’Occident ou du rêve de l’Occident). Elles sont pleines d’émotion ou parfois vides parce qu’il n’y a plus rien à voir, que des traces, des lambeaux, les signes d’une mue récente, d’une vieille vie ou d’une vieille peau qu’on a laissées sur place, au milieu des bois et des campements de fortune. « Ici, des hommes sont passés. » Derrière leur filtre, nos sociétés médiatiques accueilleront plus volontiers leur image que leur souffrance (car si toutes les photos ne sont pas clandestines, alors plus aucune ne l’est). La photo est alors à double tranchant…




Informations pratiques :

Brûleur - Odeurs d’Afrique
Photographies de Thomas Chable
Centre hospitalier Saint Joseph - Saint Luc (20, quai Claude Bernard, 69007 Lyon)
Du 28 mai au 24 juillet 2010
Vernissage le jeudi 3 juin de 18h à 20h
Rencontre avec Thomas Chable à la Fondation Bullukian le mercredi 2 juin de 19h30 à 20h30


Agrandir le plan
 


En savoir plus sur :



D'autres événements sur :

  • Lyon (69)
  • Rhône-Alpes (Ain, Ardèche, Drôme, Haute Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie)


Evénements à la une en ce moment :

Services web aux photographes : annuaires, actualités, référencement, hébergement


Agenda Expositions :
(actuellement 18)

Mai 2012 Mois suivant
LunMarMerJeuVenSamDim
30123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031123


NOUVEAU :

Prochains vernissages >>
Autres événements >>
Stages - Formations >>

Chercher
un photographe
pro






Photographes
référencez-vous
ici

Veuillez mettre à jour le player Flash de votre navigateur



Trouver
un photographe
pro


Votre actualité ici


Choisir un
photographe
pro


Services web aux photographes : annuaires, actualités, référencement, hébergement



Photographes
exposez-vous
ici

< Retour accueilVous visitez le site Photosapiens.comRetour en haut ^   


Photosapiens SARL - 441 avenue Arclusaz - 73250 Saint-Pierre d'Albigny - E-mail - Tél : +33(0)4 79 85 02 48