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Communiqué
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Exposition photo
Co-incidences
Co-incidence est un projet qui se lit comme la rencontre de deux univers artistiques : la photographie et la peinture. Durant leur séjour dans la capitale française, les deux artistes ont bâti une vision tour à tour romanesque, critique, et poétique de la situation de l’étranger à Paris mais aussi des repères topographiques qui peuvent être les siens. Ce projet esthétique est dressé comme un long roman épistolaire, une correspondance in process entre les artistes et la société qu’ils habitent. L’exposition devient alors le fruit des incidences communes de Paris sur la perception réciproque des deux plasticiens.
Les œuvres présentées par Bahaa Abu Daya et Emeka Okereke durant cette exposition participent d’une opération du voir. Comment témoigner d’une expérience singulière de la ville que l’on habite le temps de quelques années ? Comment deux artistes peuvent-ils témoigner de l’expérience migratoire individuelle et partagée ? Les migrations sont constitutives de l’histoire de l’humanité. Elles prennent à notre époque une dimension jamais atteinte, tant par le nombre de personnes qu’elles concernent que par leur étendue. Par delà les trajectoires purement géographiques, les migrations questionnent les notions d’environnement, de territoire, de culture, d’imaginaire etc. C’est pourquoi, les œuvres des deux artistes fonctionnent avant tout comme des morceaux de vie, mimésis d’une subjectivité fictive et inventive, dans laquelle se croisent les visages (in)expressifs d’inconnus, le sourire de passants, les voyageurs du métropolitain, la froideur de rues isolées et la présence énigmatique d’un Paris revisité par l’œil attentif du peintre et du photographe.
A côté des peintures incrustées de morceaux photographiques seront exposés des clichés issus de la série « Métro » du photographe nigérian. Ces derniers fonctionneront comme les pièces d’un puzzle à volets multiples dont le propos constant (l’être en situation de transit) viendra ponctuer la totalité du projet d’exposition. Les souvenirs tirés d’une relation particulière développée avec la capitale sont ici mêlés à l’histoire personnelle des artistes et à leur trajectoire. L’image photographique incrustée dans le médium peint fabrique à la fois un récit intime et fabuliste. L’opération chirurgicale d’extraction des scènes du quotidien relatent une opération du voir minutieuse. Paris et son métropolitain deviennent alors de véritables laboratoires d’expérimentation dans lesquels les actes de déambuler, puis de photographier et de peindre deviennent la base d’un jeu de regard contextuel entre protocole expérimental et réflexion métaphysique. Et la force de ce projet, dans un dispositif de don ritualisé, (la restitution de Paris tel qu’il s’est offert à l’étranger) se caractérise comme une mise en abyme du « je » , symptôme d’une quête existentialiste fugitive et temporelle.
Informations pratiques :
Co-incidencesPhotographies d’Emeka Okereke et peintures de Bahaa Abu Daya
Du 21 février au 3 mars 2007
Cité Internationale Des Arts (Paris, 4ème)
En savoir plus sur :
- Emeka okereke Photographe
- Abu Daya bahaa Auteur
- Cité Internationale Des Arts Lieu d’expo
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