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Exposition photo Paris (75)

Combat pour la vie

Combat pour la vie - Struggle for life

Struggle for life

Situé au coeur de Paris, à proximité du Louvre et du Palais-Royal, Le Laboratoire a ouvert ses portes à l’automne 2007. Fondé par le scientifique et écrivain David Edwards, Le Laboratoire se veut un lieu de recherche, outil d’expérimentation, de production et de création, autour de la rencontre Art/Science. Plus qu’un espace d’exposition, Le Laboratoire participe à la dynamique de la création contemporaine. Pour sa troisième expérience, Le Laboratoire invite James Nachtwey, Asa Mader et quatre scientifiques.

L’exposition "Combat pour la vie - Struggle for life" présentera une série de photographies originales. Certaines sont produites pour Le Laboratoire à la suite de plus d’une année de réflexion et de dialogue avec notamment la scientifique Anne Goldfeld, co-fondatrice d’une clinique au Cambodge, et David Edwards, fondateur du Laboratoire. D’autres témoignent du travail de James Nachtwey réalisé en Sibérie, en Asie et en Afrique, et des actions menées dans divers dispensaires engagés dans la lutte contre les maladies infectieuses. Une bouleversante photographie panoramique, réalisée à Bankgok, sera présentée sur un mur de 9 mètres de long.

Cambodge (c) Photo James Nachtwey /agence VII
Cambodge © Photo James Nachtwey /agence VII
A doctor with the Cambodian Health Committee examined Yin Ron, 52 with tuberculosis, during a home visit to Pothmei, a remote village in the countryside.

James Nachtwey ne s’arrête jamais. Continuant ses voyages en février et mars 2008, le photographe enverra à Paris de nouveaux clichés, nourris par ses rencontres avec les scientifiques invités au colloque Attention !. Ces photographies s’ajouteront au fur et à mesure dans l’exposition et la rendront évolutive.

Soudan, Darfour, 2004 © Photo James Nachtwey /agence VII An IDP woman cared for her son, sick with hepatitis E at the city hospital in Mornei, West Darfur, which was refurbished and run by MSF France.
Soudan, Darfour, 2004 Photo James Nachtwey /agence VII
An IDP woman cared for her son, sick with hepatitis E at the city hospital in Mornei, West Darfur, which was refurbished and run by MSF France.

Le cinéaste et metteur en scène américain Asa Mader a réalisé une série de portraits filmés des scientifiques intervenant dans le colloque d’Attention ! et dont les travaux s’inscrivent à la frontière de la science et de la santé globale. Ils témoignent de leurs expériences sur le terrain et font part de leurs réactions face aux photographies de James Nachtwey.

Porté par l’ONG TED (Technology, Entertainment, Design), des images de James Nachtwey seront projetées au cours de l’exposition sur les façades de bâtiments de plusieurs grandes villes dans le monde.

James Nachtwey : photographe anti-guerre

Photographe le plus primé au monde depuis plus de 20 ans, James Nachtwey poursuit avec acharnement sa passion du photo-journalisme sans jamais faire la moindre concession à la facilité. On pourrait reprendre aujourd’hui ce qu’il écrivait déjà en 1985 :

Pourquoi photographier la guerre ? Les guerres existent depuis que l’être humain existe. Et au fur à mesure que les hommes se "civilisent", leurs méthodes destinées à exterminer leurs semblables deviennent plus efficaces, plus barbares. Aujourd’hui, le monde est toujours en guerre. Et il y a peu de raisons d’espérer que cela changera. La photographie peut-elle avoir une incidence sur un comportement humain qui traverse toute l’histoire ? Une ambition ridiculement prétentieuse, à ce que l’on pourrait croire. Et pourtant c’est cette ambition qui me motive pour photographier la guerre

 

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(c) Antonin Sabot
© Antonin Sabot

C’est là toute la force -et le secret- d’une démarche authentique qui n’a fait que se conforter avec le temps. Car son vrai courage, qui est tout autant éthique que physique le pousse tout naturellement à toujours être au coeur de l’événement. C’est la clarté de ses convictions d’homme, la fermeté de ses engagements professionnels qui font la puissance et l’équilibre de ses cadrages criant de vérité.

James est fidèle à son credo premier : faire la guerre … à la guerre.

Sous l’apparence d’un calme olympien quelle que soit la menace des armes, cet homme de caractère met tout son amour-propre professionnel au service d’une seule exigence : restituer par l’image leur dignité à toute les victimes des guerres oubliées ou recommencées de Grozny à Ramallah ou Falloujah en Irak. James Nachwey se veut un témoin engagé et assume en conséquence la volonté de toujours "être le porte-parole de toutes les victimes" mêlant population civile et soldats de tous bords sans parti –pris aucun

Faire "parler" ses images à leur place pour mieux les faire "entendre", plaider leur détresse de Kabul à New-York ou Jenine, Bagdad ou hurler à la face du monde leur deuxième mort quand la presse les oublie.

La démarche toujours lente et toute empreinte de pudeur de James crée un respect réciproque, qui l’autorise à ne plus garder une certaine distance pour traduire alors au ras du sol maculé de leur sang ou imprégné de leurs larmes le sort tragique des victimes anonymes dans les cimetières improvisés du Kosowo ou dans les entrailles fumantes du WTC, première tragédie médiatique en temps réel du XXIème siècle.

Dans le halo des lumières de secours ne resteront dans son viseur de survivant que les squelettes des tours jumelles devenues les cathédrales d’acier d’une Amérique qui poursuit son chemin de "croix" depuis Pearl Harbour mais aujourd’hui sur son propre sol. Du Kosowo à la Palestine ou en Afghanistan jamais ne perce dans les reportages de l’envoyé spécial de "TIME" depuis 1984 la moindre lassitude ou accoutumance à l’horreur, qui atténueraient la force de son témoignage, en le rendant coupable aux yeux de certains de faire commerce des tragédies humaines vécues.

Le plus grand problème auquel je suis confronté dans mon travail de photographe de guerre, c’est le risque de profiter de la détresse des autres. Cette pensée me hante- souligne –James Nachtwey. Elle me tracasse jour après jour, car si je laissais la carrière et l’argent prendre le dessus sur ma compassion, je vendrais mon âme.

 

Admirateur zélé de Goya et du Caravage, James porte à son paroxysme la représentation du deuil humain, dans ce qu’il a d’insupportable en –raison même de l’esthétisation– spontanée morbide et nécessaire qui contribue à la dénonciation des horreurs vécues. James Nachtwey met son sens de l’image au service d’un humanisme qui tire encore plus sa raison d’être des leçons des guerres recommencées. Depuis leur réalisation de Dublin à ses débuts –lors des premières manifestations catholiques de soutien à Bobby Sand en grève de la faim– jusqu’en Irak en novembre 2006, toutes ses images nous projettent dans le "spectacle" de l’horreur. Pour mieux appeler notre conscience à ne pas –à ne plus– le supporter.

Comment peindre le mal sans jamais le reconduire ? C’est à cette question permanente entre politique et esthétique que nous soumet le travail de James Nachtwey. Ses images sont chacune une des pièces maîtresses des "Guernica" télévisuels que nous offrent "en direct live" les écrans du monde sur CNN ou AL JAZEERA.

Chaque cliché de James Nachtwey incruste en effet en nous le temps d’après la télévision pour faire de notre mémoire de citoyen du monde le réceptacle des moments forts de l’actualité brûlante en train de se faire. "Nous avons l’art pour ne pas mourir de la vérité" a écrit Nietzsche. Nous avons les photographies de James Nachtwey pour nous empêcher de sombrer dans l’ignorance et pour lutter toujours contre l’oubli.

Texte : Alain Mingam President du jury au "World Press Photo" en 1996

James Nachtwey, lors du vernissage de Combat pour la vie, à Paris, le 9 février 2008 (c) Antonin Sabot
James Nachtwey, lors du vernissage de Combat pour la vie, à Paris, le 9 février 2008
© Antonin Sabot

attention ! Programme humanitaire

Trois grandes maladies – le VIH-SIDA, le paludisme et la tuberculose – sont responsables de plus de sept millions de morts chaque année dans le monde. Artistes et scientifiques internationaux sont invités à partager leurs réflexions sur le développement de médicaments et de vaccins, et soutenir l’innovation. Face à l’épidémie du VIH-SIDA, l’engagement actif des artistes à travers le monde a largement contribué à mobiliser l’opinion publique en matière de prévention. Malheureusement, cet engagement n’a pas suffi à stimuler directement le financement de la recherche scientifique et à sensibiliser le public aux défis que représente la découverte de solutions significatives et durables. On observe par ailleurs avec inquiétude de nouvelles résistances aux vaccins contre la tuberculose. Attention ! veut résonner comme une alerte sur ces thèmes. Organisé par Medicine in Need (MEND), ONG créée par David Edwards et basée en Afrique du Sud, aux Etats-Unis et en France, Le Laboratoire lance une série de colloques qui mènent la réflexion sur la stratégie à adopter pour diminuer les obstacles empêchant le développement des nouveaux vaccins et médicaments, contre ces maladies liées à la pauvreté.

conférences (tout public)

12 février – 18:30
Tuberculose, Sida et guerre : défier une dynam ique de négligence Anne Goldfeld témoignera de la façon dont la démarche de James Nachtwey a influencé sa propre expérience de médecin lors de la création de la Cambodian Health Clinic (CHC) en 1993. entrée libre

13 février – 18:00
Ethique
Peter A. Singer, médecin, philosophe et professeur de bioéthique, traitera de la question de l’éthique.
entrée libre

concert (tout public)

14 février – 19:30
Les Lamentations de Jérémie
Un concert de l’ensemble Doulce Mémoire, ouvert au public, viendra compléter le programme Attention ! et clôturer le colloque professionnel. Sous la direction de Denis Raisin Dadre, Doulce Mémoire interprétera un "Office des Ténèbres" de la Renaissance italienne : Les Lamentations de Jérémie. Cette oeuvre fut composée par Asola suite à la grande épidémie de peste noire qui sévit en Europe au XVIème siècle. Elle témoigne du lien qu’entretient depuis toujours l’art avec les grandes maladies. L’Office des Ténèbres se chante et se joue sur instruments anciens dans la semi-obscurité, traditionnellement éclairé par seulement quelques bougies qui sont éteintes une à une pendant le concert, accentuant la beauté et la force de la musique. Ce concert est ouvert au public dans la limite des 140 places disponibles.
Prix d’entrée : 15 euros

Colloque scientifique (professionnels uniquement)

13 & 14 février
Un colloque scientifique inédit sur le développement de médicaments et vaccins adaptés aux pays en voie de développement réunira, au Laboratoire, des chercheurs de renommée internationale. Ce colloque vise à identifier un modèle permettant de réduire les principaux obstacles au développement de découvertes, de vaccins et de médicaments efficaces contre les maladies infectieuses.

(c) Antonin Sabot
© Antonin Sabot


Informations pratiques :

Combat pour la vie - Struggle for life
Photographies de James Nachtwey et portraits vidéo de Asa Mader
Du 10 février au 17 mars 2008
Le Laboratoire (Paris 1er)
Entrée : 6 euros (tarif réduit 4.5 euros)
Vernissage le 9 février à 19h00 en présence de l’artiste (sur invitation)
 


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