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Communiqué  - 141 visites  -  Impression (PDF) 

Conversation (s)

Conversation (s)

Il y a mille et une façons de faire oeuvre de mémoire. Le mémento, le jour férié, le mémorial autour duquel on tourne, qui conjugue la grande Histoire au socle, au bronze, au granit... L’oeuvre de Pascal Martinez a, elle, l’apparence fragile et gracieuse du mobile ; le centre de gravité ne s’y trouve nulle part en particulier mais disséminé à travers des propositions diverses reliées les unes aux autres par le même fi l conducteur fait de quelques obsessions repérables : l’instant, l’appartenance, la différence.... Il y aurait, à l’opposé, le monument public - sorte de sur moi qui parle de la collectivité à l’individu - et de l’autre la petite musique intérieure d’un artiste ; la mémoire collective et la mémoire individuelle. Estce si sûr ? Ne sommes-nous pas plutôt ici en présence d’un simulacre d’autobiographie ? Si cette oeuvre parvient, en dépit de son caractère intime, à nous intéresser, à nous inclure, à nous comprendre, n’est-ce pas précisément parce que Pascal Martinez s’y dérobe et qu’il existe ici sous la forme d’une enveloppe vide qu’il nous incite à investir de nos propres existences ?

Pascal Martinez propose pour la première fois, un ensemble d’oeuvres en forme de parcours. Cheminement à l’opposé de la stricte droite, il prend le plus souvent la forme d’une ronde enchanteresse et rythmée, invocatrice d’une mémoire, donnée ici en partage.

Les installations « mémoratives » de Pascal Martinez livrent leurs codes simples et cycliques, premières liaisons en vue d’une excitation de la mémoire. L’Hommage n° 2 en est la forme la plus concentrée. Toujours la même chanson ...le gimmick égraine ces quelques notes passées dans le registre du chantonnement, pour soi même, en souvenir. Ces mécaniques mnémotechniques aux formes répétitives et rythmées, sont élaborées pour leur pouvoir d’imprégnation de la mémoire : la guirlande aux circonvolutions infi nies de l’Hommage n° 1, le brouillard devant les néons jouant de ses apparitions - disparitions dans l’Hommage n° 3.

Des oeuvres qui ne se fi gent pas en relique d’un passé en conservation mais qui facilitent au contraire par leurs chorégraphie ludique et ritualisante, la capacité à partager, à s’approprier une mémoire intime ou commune, en conversation, sans cesse re-inventée et dévoilée. Vincent Debanne

 


Communiqué de presse de l’expo Conversation(s) de Pascal Martinez

Informations pratiques :

Conversation (s)
Photograhies de Pascal Martinez
Du 11 janvier au 14 février 2007
Atelier de VISU (13006, Marseille)
Vernissage le 11 janvier à partir de 19h
 


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