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Couleurs du Maghreb (1910-1931)

Couleurs du Maghreb (1910-1931)

Cinquante ans après la reconnaissance de l’indépendance du Maroc et de la Tunisie, le musée propose un voyage en cent photographies couleurs, prises au cœur du Maghreb au début du XXe siècle. Cette exposition rend hommage à la volonté d’Albert Kahn d’œuvrer pour la paix en favorisant la rencontre entre les peuples. De 1910 à 1931, l’Algérie, le Maroc et la Tunisie sont parcourus à plusieurs reprises par les équipes d’Albert Kahn. Des photographies et des films sont rapportés de ces missions. Les images révèlent la rapidité et l’ampleur des bouleversements sociaux. Pour la première fois, la lumière éclatante et la richesse des couleurs de ces régions apparaissent et surprennent un monde habitué à voir des images en noir et blanc.

Le village rouge d'El Kantara, Algérie
Le village rouge d’El Kantara, Algérie
© Jules-Gervais Courtellemont

L’exposition propose un double parcours : La découverte du Maghreb traditionnel à l’aide d’un reportage en une soixantaine de photographies et quatre montages vidéo au travers desquels se dessinent la vie citadine et rurale. La richesse de l’architecture urbaine contraste avec la simplicité des villes lointaines du désert. Les oasis apparaissent comme de véritables jardins sans cesse menacés par l’avancée des dunes. Les ruines archéologiques permettent l’évocation d’un passé chargé d’histoire, des Phéniciens aux Romains. La diversité des paysages et des ambiances du Maghreb est mise en valeur, grâce à des jeux de lumière et de couleurs accompagnés de musique arabo-andalouse et de témoignages sonores. Les images offrent aux visiteurs une promenade envoûtante. Ainsi, une petite boutique de Tunis, une ruelle de la Casbah d’Alger ou un riyad dans le palais de la Bahia à Marrakech captivent le regard et le voyage prend naturellement vie.

Canal d'irrigation à Laghouat, Algérie
Canal d’irrigation à Laghouat, Algérie
© Fréderic Gadmer

Une approche de la présence française dans les trois pays, grâce aux débats qui eurent lieu dans les institutions créées par Albert Kahn et auxquels participèrent de nombreux intellectuels. La diversité des regards portés sur le fait colonial dans le monde est resituée dans le contexte de l’époque et illustrée par :
- Des photographies sélectionnées par Albert Kahn et dénuées d’une volonté de propagande, qui montrent les aspects de la présence française : architecture, exploitations agricoles, génie civil, musées.
- Une petite collection d’objets personnels ayant appartenu à un explorateur sous l’uniforme.
- Un film : Le Banquier, le maréchal et le missionnaire. Regards des années 20 sur l’outre-mer réalisé en 2006 à l’occasion de cette exposition, à partir des archives du musée, offre une approche des conceptions d’Albert Kahn, du maréchal Lyautey et du révérend père Aupiais vis-à-vis de la colonisation.
- Quelques portraits de personnalités européennes, antillaises et asiatiques qui ont trouvé chez Albert Kahn une tribune pour exprimer leur rapport au colonialisme.

<b>La grande mosquée de Kairouan, Tunisie</b><br />(c) Fréderic Gadmer
La grande mosquée de Kairouan, Tunisie
© Fréderic Gadmer
<b>La salle du trône dans le palais du bey à Tunis </b><br />(c) Fréderic Gadmer
La salle du trône dans le palais du bey à Tunis
© Fréderic Gadmer
<b>Les vestiges de la grande basilique de Tipasa, Algérie</b><br />(c) Fréderic Gadmer
Les vestiges de la grande basilique de Tipasa, Algérie
© Fréderic Gadmer
<b> Départ du sultan Moulay Youssef pour Paris, gare de Rabat</b><br />(c) Stéphane Sauvageot
Départ du sultan Moulay Youssef pour Paris, gare de Rabat
© Stéphane Sauvageot
<b>Un groupe d'enfants dans la rue à Safi, Maroc</b><br />(c) Georges Chevalier
Un groupe d’enfants dans la rue à Safi, Maroc
© Georges Chevalier
<b>Un riyad dans le palais de la Bahia à Marrakech, Maroc</b><br />(c) Stéphane Sauvageot
Un riyad dans le palais de la Bahia à Marrakech, Maroc
© Stéphane Sauvageot
<b> La préparation du couscous à Biskra, Algérie</b><br />(c) Jules-Gervais Courtellemont
La préparation du couscous à Biskra, Algérie
© Jules-Gervais Courtellemont
<b>Lecture près d'un puits à Alger, Algérie </b><br />(c) Jules-Gervais Courtellemont
Lecture près d’un puits à Alger, Algérie
© Jules-Gervais Courtellemont

Informations pratiques :

Couleurs du Maghreb (1910-1931)
Photographie de Fréderic Gadmer, Georges Chevalier et Stéphane Sauvageot
Du 20 juin 2006 au 16 mars 2008
Musée Albert-Kahn (Boulogne-Billancourt)
 


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1 Message

  • 132 Couleurs du Maghreb (1910-1931)/Hier, mon village d’EL - MAIN, pourquoi n’y est-il pas ?
      13 avril 2007 07:06, par AMAROUCHE LAS (Alditas)

    Bonjour !

    Goût d’hier, qualités d’aujourd’hui et préscience de demain à contempler ces photos iconographiques d’Ifriquia : Biskra - Alger - Marrakèch, étc...

    Sans les Européens qui ont ces idées géniales de filmer tout ce qu’ils voient par goût du jour à leurs passages dans tél ou tél endroit de la planète, les autres peuvent-ils, veulent-ils et ne peuvent pas ou carrément ne le veulent pas ?

    Je regrétte de ne pas pouvoir prendre du recul ne serait-ce-que par l’image pour revoir mon village maintenant à mon âge. Même vieux, chacun peut redevenir enfant ou adolescent en regardant vers l’arrière pour mesurer le chemin déjà parcouru dans sa vie.

    Mais les touristes ne passent pas dans les années 1920-1950 en grand nombre à EL-MAIN pour prendre des photos. Peut-être que celles-ci se trouvent dans des colléctions particulières chez les anciens Instituteurs ou chez les militaires. Il est plus que nécéssaire de les retrouver, car l’homme a transformé beaucoup de choses sur son passage, sans compter les désastres des guérres.

    Recevez mes confraternelles salutations culturelles.

    L. AS. AMAROUCHE (Alditas).

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