Groupe AEF / Colloque SNCF : Sécurité et prévention / Maison de la Mutualité / 2012 © Xavier CURTATGroupe AEF / Colloque SNCF : Sécurité et prévention / Maison de la Mutualité / 2012 © Xavier CURTATGroupe AEF / Colloque SNCF : Sécurité et prévention / Maison de la Mutualité / 2012 © Xavier CURTATXavier CURTAT
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Photographe Evénementiel
Communiqué
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Exposition photo

Dé - Visage (s)

Dé - Visage (s)

Le portrait de salon du 19e siècle est passé de mode au début du siècle, quand il n’était plus question de vivre avec son aïeul accroché au mur. Il a maintenant trouvé sa place, dans le brassage culturel urbain de Belleville du 21e siècle. Riche de cette diversité gagnée, le portrait change de ton, pour participer modestement à l’inventaire éclectique d’une société qui change de repères.

Quelque chose nous interpelle dans la forme insaisissable d’un visage anonyme. C’est peut-être la forme concrète d’un rêve, d’un flou intérieur qui se fait et se refait, et qui nous ressemble, sans pour autant effacer nos différences. Se devinent alors, derrière un cou penché, ou un début de sourire, des états d’âme enfouis et communs. Au siècle où le passeport électronique à puce permet de certifier l’identité extérieure de l’autre, six artistes proposent une collection de « portraits de l’intérieur », un patrimoine intangible de ce flou qui nous rassemble. De la photo argentique à la peinture à l’huile, du bronze au collage numérique, cette galerie de visages exotiques et contemporains nous engage à questionner quel sens accorder désormais au portrait.

Marie-Jeanne Caprasse

Parce que chaque figure est une manière d’habiter le monde, Marie-Jeanne Caprasse explore le visage humain, son territoire, ses bords et l’au-delà de ses frontières. Elle traque la vie et l’épaisseur du temps qui donnent aux figures une singularité de chaque instant. Sa peinture accuse les lignes de tension du visage pour débusquer l’expression et donner à voir l’invisible, la figure derrière la figure, le lien secret qui l’unit au monde des choses visibles.

Estela Currao

Travaillant particulièrement la terre, par la déconstruction du portrait, j’évoque la simultanéité de l’émotion et les différents conflits intérieurs chez chacun de nous. C’est pourquoi j’attire le spectateur sur le regard du sujet représenté pour le confronter au trou noir de la conscience.

C’est ce moment particulier où le visage devient monstre exhibant la beauté insupportable d’une métamorphose en train de se produire sous les assauts conjoints des mains pétrisseuses et des yeux brûlés de nuit, que les sculptures d’Estela Currao nous font éprouver. C’est alors le ciel qui semble tomber sur ces visages, le ciel des orages et des tempêtes, mais c’est aussi la terre des volcans et des fleuves qui semblent en remonter, et c’est la puissance des mains et celle du regard qui se mêlent en un paysage singulier où ce n’est plus ni soi ni l’autre qui semblent devoir exister, mais le devenir violent de leur beauté conjointe, fascinante et fascinée. Jean Louis POITEVIN

 

Marie Decraene

(c) Marie Decraene
© Marie Decraene

Dans ce que j’appelle mes « portraits poétiques », j’essaie de percevoir en quoi malgré notre vie de tous les jours, malgré nos gestes quotidiens - aussi petits soient-ils, insignifiants et parfois ridicules, si peu singuliers, si peu remarquables - nous restons quand même des héros, des êtres profondément lyriques. Entre tradition symboliste et art numérique, mes portraits sont autant de visages avec lesquels je suis entrée en empathie. Photos, peinture, papier, toile, Internet, fabrication virtuelle, comme pour les technoïdes, tout est bon à sampler, à mixer et enfin, à coller pour une nouvelle proposition poétique.

Estelle Lagarde

Estelle Lagarde décide de se consacrer à la phtographie en 1996 avec une série d’images noir et blanc sur l’étrangeté des ambiances à la fois indéfinies et profondes, au sujet de personnages et de paysages correspondants à certains états d’âme. La maîtrise de la prise de vue est poussée jusqu’au tirage, pour obtenir les contrastes qui transcrivent ces émotions. Aujourd’hui, la démarche est orientée autour du témoignage du temps en utilisant aussi la photographie couleur. Il s’agit de transcrire, les matières et les couleurs du temps. Ces portraits ont été réalisés sur pellicule argentique et développés par mes soins. Les produits mêmes qui doivent révéler et conserver l’image peuvent, dans certaines circonstances, avoir les effets inverses. L’enchaînement des temps de révélation perturbé volontairement, le rinçage partiel, la réaction chimique excessive, compose et décompose le sujet. Lorsque l’image est à point, elle est fixée comme une œuvre unique impossible à reproduire. Il n’y a pas de numérotation de tirage, il n’y a pas de clône d’image, pas d’éternité figée. Des hommes et des femmes que révèlent le temps.

Marie-Sophie Madre

Ayant séjourné dans divers pays - Gabon, Brésil, Espagne, Turquie, Etats-Unis - ma curiosité s’est portée sur les couleurs, la lumière, la gestuelle des gens. Je joue dans ma peinture avec tous ces éléments et parfois j’ouvre des portes à des pays imaginaires où les personnages qui y vivent me parlent ! C’est un voyage dialogue entre ma peinture et moi. Je passe du temps à explorer dans mon atelier les différentes matériaux : acrylique, huile, encres, pastels, pigments, bombes. Ces moments là sont des clefs de ma technique et je suis à l’écoute des surprises possibles.

Bella Le Nestour

A 10 ans, j’aide mon père en mélangeant pigments et colle de peau de lapin dans les ateliers de l’Opéra. C’est en voyageant que j’apprends à utiliser mon rotring. Mes cahiers se couvrent de scènes de rue de Bamako à Barcelone. A San Francisco, je réalise une série de courts-métrages montés à partir de rushes trouvés dans une poubelle. Ces drôles de clips musicaux commentent l’état d’urgence de la planète. Départ pour Hollywood en 1988 pour en brosser plus tard un portrait décalé du rêve americain. De retour en France dans le Paris du 21e siècle, je réalise une série de portraits à l’huile, un inventaire éclectique inspiré de mes rencontres entre Belleville et Hollywood. Derrière chacun de ces regards s’esquisse un rêve, une histoire d’un monde en devenir.

Maud et Paul-Christophe Veroutas en Klimt
Maud et Paul-Christophe Veroutas en Klimt
© Marie Decraene


Informations pratiques :

Dé-VISAGE(S)
Photographies de Marie-Jeanne Caprasse, Estela Currao, Marie Decraene, Estelle Lagarde, Marie-Sophie Madre et Bella Le Nestour
Du 9 au 18 mars 2007
Galerie des AAB (Paris, 20ème)
Vernissage le samedi 10 mars de 15 à 21h
Atelier pour enfant le mercredi 14 mars 2007 de 14h à 17h30
 


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