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Photographe Noir et blanc
Par JP. Houdry
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Salon - festival photo

De retour de Montier-en-der

De retour de Montier-en-der

Comme prévu, l’équipe de Photosapiens était présente sur cette 9ème édition en tant que partenaire presse, pour les démonstrations de son service de création / gestion de site internet autonome pour les photographes, et pour remettre le prix d’un an d’abonnement à celui-ci. Reportage en images par les deux envoyés spéciaux Laurent Fabry et Jean-Paul Houdry sur ce site, et compte-rendu ci-dessous :

Eglise de Montier-en-Der photographiée par Jean-Paul Houdry
Eglise de Montier-en-Der photographiée par Jean-Paul Houdry
© Photosapiens

Loin de Paris et surtout du monde des galeries traditionnelles, le Festival de la Photo Animalière et de Nature vient de s’exposer en pleine région de la Champagne humide à Montier-en-Der (52). La raison est simple : au cœur du pays de Der - pays d’eau et de forêts - le lac réservoir du Der Chantecoq est une vaste retenue d’eau qui a été construite pour faire face aux inondations de la Seine. C’est un pays d’oiseaux d’eau, un site protégé où les grues cendrées principalement font escale à l’époque des migrations. Toutes sortes d’oiseaux vivent également dans cette réserve, la flore y est sauvegardée, et les forêts témoignent aussi d’une faune bien vivante. Le pays est plat, mais séduisant avec ses bocages, ses cours d’eau, ses forêts majestueuses. L’architecture des villages et des petites villes est particulière : l’argile du pays ayant servi au torchis pour le remplissage entre les pans de bois (maisons à colombages). Tout y est assez massif, les granges, les églises, l’alignement des maisons affirment le caractère déjà "lorrain" du paysage. Une référence sur le sujet : le livre de Pascal Bourguignonhttp://www.declicphoto.com/, Pays du Der Chantecoq, aux éditions Déclic Photo.

Montier-en-Der, ville la plus proche du lac-réservoir de Chantecoq, est le théâtre justement de cette grande manifestation populaire qu’est le Festival (25 000 visiteurs l’année dernière) qui répartit ses nombreuses expositions dans les bâtiments publics de la commune. Et les visiteurs vont se promener à travers la cité pour découvrir les accrochages, les conférences, les espaces d’animation divers, etc. Ce festival maintenant établi et reconnu internationalement est un succès absolu, au beau milieu de la saison d’automne déjà hivernale, dirigé par l’association AFPAN, soutenu par les collectivités locales, l’état et même l’Europe, et par un grand nombre de sponsors, de constructeurs de matériel photographique, et revues spécialisées, sans oublier les centaines de bénévoles qui accueillent les festivaliers de toutes provenances avec le sourire et la fierté de participer à l’événement local de l’année.

Question images, on pourrait résumer l’optique de ce festival en deux tendances particulières. La première est l’affaire de spécialistes de la photographie animalière (professionnels et amateurs très avertis) qui sont de véritables hommes de science concernant la faune et la flore. La photographique est un objet de collection, document à part entière sur les espèces vivantes encore existantes dans notre monde d’aujourd’hui. La deuxième tendance - qui a pour objet la transcription photographique du paysage et de la nature en général - est plus portée vers une démarche personnelle. L’exemple de Bruno Calendini avec ses photos-safaris tirées en sépia montre bien à quel point la démarche artistique peut se révéler un plus pour s’inscrire dans une position d’auteur.

Olivier Grünewald sur son exposition "Nature" présentée par Nikon au site Cosec
Olivier Grünewald sur son exposition "Nature" présentée par Nikon au site Cosec
© Photosapiens

Les vedettes du monde de la terre sauvage étaient là : Olivier Grünewald avec ses images d’un mode originel, Francis Tack avec sa vision très coloriste du désert, Philip Plisson avec une expo un peu "off" sur le Tsunami en Indonésie, mais inhabituelle chez ce photographe de la mer et très sensible, etc. Mais aussi beaucoup d’autres, moins médiatisés, avec des travaux de très haute qualité comme Daniel Drouard ("paysages forestiers" à la chambre grand format avec son expérience du "zone-système" pour mesurer les contrastes), Pascal Bourguignon, Arbres alliés de l’eau pour l’Agence de l’Eau Seine-Normandie avec des panoramiques tirés en Digigraphie (nom savant pour exposer des prises de vue numériques tirées sur imprimantes à jet d’encre Epson et sur du papier coton pur sans acide), Rémy Courseaux, photographe régional avec ses nets-flous de très belle facture, Digigraphies là aussi, etc.

En conclusion, ce festival est marqué par la présence de nombreux photographes passionnés et humbles dans leur démarche (ce sont aussi des sportifs évidemment qui sont capables de couvrir des expéditions) et celle d’un public extrêmement populaire et fanatique d’histoires naturelles. Loin de la démarche plasticienne et conceptuelle d’une photographie contemporaine confinée dans l’expression des fantasmes, le photographe animalier et de nature se caractérise comme un être humain proche des valeurs essentielles et aussi armé de grand professionnalisme. L’attente pour "l’instant décisif" est longue et parsemée d’embûches. Jean-Paul Houdry, avec une dédicace spéciale pour Peter et Wanda, habitants et hôtes de Doulevant-le-Château.

Il y a une semaine tout juste, une délégation spéciale dépêchée par Photosapiens rentrait de l’un des plus vivifiants festivals de la photographie en France, dont voici un petit compte rendu. Loin des mondanités qui se déroulaient au même moment au Carrousel du Louvre - la foire internationale Paris Photo, premier événement mondial du genre, n’avait pas besoin de notre présence, misant plus justement sur des articles dans le Herald Tribune - le Festival International de la photo animalière et de nature est dans son style, lui aussi un autre monde. Mais une alternative revigorante de simplicité, de générosité, et de passion. Cet événement devient en ourte le pèlerinage annuel obligatoire pour une partie non négligeable des adeptes de la photographie, à savoir les mordus de nature et de découverte, pros ou amateurs. A chaque édition plus visité, celui-ci a ceci de charmant qu’il a lieu en pleine saison des migrations dans une région propice à cette spécialité photographique (un des plus grands plans d’eau artificiel d’Europe avec 70 km de rives qui attire plus de 270 espèces). Les passionnés qui viennent y essayer du matériel - et aux dires des constructeurs, il sont aussi nombreux qu’exigeants, les amateurs parfois même mieux équipés que les pros - peuvent ainsi le faire dans des conditions de test idéales, le balai des grues cendrées étant au moment du festival quasi permanent au-dessus de nos têtes. Avec bien sûr l’échange et le contact où chacun rivalise d’ingéniosité dans la conception des affûts, dans les connaissances ornithologiques, dans l’observation attentive de ce qui se passe dans son jardin ou dans l’organisation d’expéditions à l’autre bout du monde. Basé dans une petite ville remarquable (circuit d’églises à pans de bois, haras national, etc.), le festival se double également d’une fête populaire annuelle pour toute la région, et dynamise un certain nombre d’activités, à commencer par le tourisme, loin d’être à son plus haut niveau en cette saison quasi hivernale. La région, enfin, comporte des charmes certains pour le photographe ou même le promeneur, et son dessin de bocages et de petits villages traditionnels fait qu’on s’y perd systématiquement, mais toujours avec plaisir.

Exposition "Lumière Naturelle" de Rémy Courseaux au site chapiteau dans l'espace des photographes de la région Champagne-Ardenne
Exposition "Lumière Naturelle" de Rémy Courseaux au site chapiteau dans l’espace des photographes de la région Champagne-Ardenne
© Photosapiens

Du point de vue des expositions, il va être difficile de les citer toutes, mais on retiendra encore une fois, de ces rencontres avec de vrais talents, avant tout un vrai esprit de simplicité et de convivialité. La palme du public revient très certainement à Bruno Calendini à la Halle au blé, et son travail de commande pour un magazine et un voyagiste. Celui-ci a su, grâce à l’utilisation du traitement numérique, magnifier des images de safari déjà remarquables en en faisant une version sépia de toute beauté. Pour la couleur, c’est Francis Tack qui se distingue avec les images de Rouge désert, poursuivant son travail initié avec son premier livre Dunes. Pour la stature des animaux, Guillaume Maville nous dévoile l’intégralité d’une série dévoilée l’an dernier au concours et qui met en scène le plus grand des mammifères marins et son petit le baleineau (un livre chez Castor et Polux, quatrième de la série des grands formats a été publié pour l’occasion), on pense également à Amos Nachoum, invité d’honneur étranger, et ses Big Animals, ou encore à Klaus Nigge et ses bisons. Incontournable, en fin du parcours dans le site le plus luxueux du festival, le Cosec, c’est Olivier Grünewald, qui présentait sur d’immenses boîtes mumineuses son travail rétrospectif publié au Chêne l’an dernier, et qui, par son titre, Nature, résume assez bien la situation. Avec les premières images de ses projets en cours : les grands phénomènes naturels.

Personnellement, mon coup de coeur se porte sur des auteurs ayant su passer au-delà des composantes saturées et spectaculaires que l’on aura pu voir ailleurs. Des observateurs émérites et patients qui ont d’abord privilégiés des sujets très proches de nous, et les ont travaillé au point d’en faire des images qui ne transcendent plus seulement le réel, mais qui basculent dans une dimension poétique et onirique. Avec des compositions personnelles très soignées. Il s’agit en particulier de Rémy Courseaux, avec Lumières naturelles, des espèces tout ce qu’il y a de plus communes (lapin, faisans, chevreuils, mantes religieuses, punaises...) mais dont l’approche globale - sujet dans son environnement - produit des tableaux somptueux, qui empreintent à une certaine peinture ses couleurs pastel et sa délicatesse (pour son cas précis, le tirage en Digigraphie est une réussite totale et contribue à la beauté du résultat). Il en va de même ou presque (sans la Digigraphie par contre) de Ghislain Simard et ses papillons en plein vol. Des insectes qui, contre toute attente, n’occupent qu’une infime partie des images mais qui sont d’autant mieux restitués à leur environnement, se mariant à celui-ci avec une harmonie comme seul l’oeil du créateur d’images peu l’envisager. Vincent Munier, connu lui aussi pour son savoir faire lorsqu’il s’agit d’aller plus loin que la simple représentation du sujet, lauréat du concours cette année, résumait humblement et très justement la démarche lors de la cérémonie de remise des prix : « les jaseurs de bohème sont une espèce peu farouche, c’est pourquoi nous avons essayé de soigner la lumière et les cadrages... »

Je dois dire que j’ai aussi particulièrement apprécié, une fois que j’ai pu prendre le temps le temps de les admirer tranquillement après le festival, sur le portfolio édité par Chasseur d’Images, ou dans notre récapitulatif ici les images primées au concours. En effet, contrairement à certaines expos individuelles, souvent l’oeuvre de photographes confirmés ou cherchant une sorte de tremplin vers des carrières de photographes professionnels et présentant à ce titre des projets complets mais un brin académiques, j’y ai vu énormément d’originalité. Et là aussi une créativité insoupçonnée dans cette spécialité photographique. On retrouve notamment quelques multi-récidivistes, des amateurs chevronnés plusieurs fois lauréats, comme Philippe Toussaint et son superbe premier gobage qui frôle carrément l’abstraction, ou encore Sylvain Cordier, dont le macaque au bain d’eau chaude n’a rien à envier à l’image qui a reçu le prix du festival !

Expo "Le Tsunami en Indonésie, 220 000 morts, un peintre de la Marine témoigne" de Philip Plisson et présentée par Canon au site Cosec
Expo "Le Tsunami en Indonésie, 220 000 morts, un peintre de la Marine témoigne" de Philip Plisson et présentée par Canon au site Cosec
© Photosapiens

Saluons enfin le grand travail des bénévoles de l’association AFPAN l’Or Vert sans qui cette grande fête ne pourrait avoir lieu. Si la cérémonie de clôture du concours n’est pas encore tout à fait à la hauteur de l’envergure internationale revendiquée et justifiée, et les participants récompensés à la mesure du niveau de leur travail, il faut souligner les avancées dans l’organisation. Avec de nouveaux sites mis en oeuvre (Adasms) ou encore des infrastructures améliorées, notamment pour les expos présentées à la salle des sport Ufolep de Giffaumont, à présent séparées par des cloisons. De nombreux sponsors soutiennent bien sûr de toutes ces expos, en particulier les constructeurs photo, lesquels essayent tant bien que mal de continuer à aider les photographes professionnels dans leur travail, même si aujourd’hui ce sont incontestablement les marchés de masse qui semblent dessiner les orientations. Une tendance qui a parfois du bon, comme par exemple chez Canon, sponsor de l’événement, dont on sait que les nombreux modèles d’appareils compacts on permis d’aboutir à un processeur de traitement appelé DIGIC très évolué, lequel équipe également les boîtiers haut de gamme de la marque. Cette manifestation était en tous cas l’occasion de les rencontrer et leur adresser nos doléances, avant le prochain gros événement du genre qui aura lieu à Paris en mars prochain, le Mondial Image Photo Show. Laurent Fabry, avec une double dédicace spéciale pour Sylvine et Laurence, les deux plus charmantes organisatrices



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