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Communiqué
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Denis Darzacq

Un parcours dans l’oeuvre et l’univers d’un photographe qui, depuis plus de vingt ans, n’a cessé de creuser et d’approfondir quelques sillons essentiels, tout en se nourrissant de multiples sources et influences.Cette expérience prend d’abord ses racines dans une intense activité professionnelle sur le terrain, au contact de la société actuelle : sur les plateaux de cinéma (Satyajit Ray, Rivette, Chantal Ackerman), pour les vidéoclips (Rita Mitsouko, Etienne Daho), comme photo-journaliste (Libération) ou pour la communication institutionnelle. Mais elle se nourrit aussi d’une passion pour l’art, cultivée par la fréquentation assidue des musées, biennales et par l’intérêt pour d’autres auteurs. Dès ses études aux Arts Décoratifs, Denis Darzacq rencontre toute une génération d’artistes qui marqueront l’art contemporain français, comme Agnès Thurnauer, Claude Closky, Xavier Veilhan, Pierre Bismuth ou Pierre Huyghe. Familier de l’histoire de la photographie et de l’art classique, Denis Darzacq s’intéresse depuis toujours aux enjeux et questionnements de l’art contemporain, qu’il connaît bien.
Photo ci-dessus : Hyper N03, 2007 Denis Darzacq
Type de fabrication (Picto) : tirage art Graphique couleur d’après négatifs, collage alu
Oeuvres présentées :
Ensembles (1997-2000)
Bobigny Centre Ville (2004-2005)
Nu (2003)
La Chute (2006)
Hyper (2007)
Casques (2007)
L’exposition de Denis Darzacq au pavillon Carré de Baudouin est une excellente nouvelle. D’abord parce que cette exposition permet de réunir les travaux d’un photographe sensible au terrain social sur lequel il vit, et dont bon nombre des images ont été prises dans les quartiers avoisinants. Ensuite, parce qu’elle donne aux visiteurs l’occasion de découvrir cette ancienne « folie », originellement dédiée aux plaisirs et à la fête, et longtemps dissimulée au regard du public.
L’exposition se présente, non comme une rétrospective – le mot serait un peu pompeux pour un auteur encore jeune – mais plutôt comme un parcours dans l’oeuvre et l’univers d’un photographe qui, depuis plus de vingt ans, n’a cessé de creuser et d’approfondir quelques sillons essentiels, tout en se nourrissant de multiples sources et influences.
Cette expérience prend d’abord ses racines dans une intense activité professionnelle sur le terrain, au contact de la société actuelle : sur les plateaux de cinéma (Satyajit Ray, Rivette, Chantal Ackerman), pour les vidéoclips (Rita Mitsouko, Etienne Daho), comme photo-journaliste (Libération) ou pour la communication institutionnelle. Mais elle se nourrit aussi d’une passion pour l’art, cultivée par la fréquentation assidue des musées, biennales et par l’intérêt pour d’autres auteurs. Dès ses études aux Arts Décoratifs, Denis Darzacq rencontre toute une génération d’artistes qui marqueront l’art contemporain français, comme Agnès Thurnauer, Claude Closky, Xavier Veilhan, Pierre Bismuth ou Pierre Huyghe. Familier de l’histoire de la photographie et de l’art classique, Denis Darzacq s’intéresse depuis toujours aux enjeux et questionnements de l’art contemporain, qu’il connaît bien.
C’est avec la somme de ces expériences, de ces influences, de ses goûts et de son intuition que Denis Darzacq construit une oeuvre qui lui ressemble. Une oeuvre qui, sous de multiples formes, ne cesse d’observer le mouvement des corps dans la ville, de capter les points de tension et d’équilibre entre d’une part les stéréotypes sociaux, la normalisation d’un monde de plus en plus standardisé, et l’énergie individuelle créatrice et libératrice. Un style graphique très reconnaissable, par la prédominance accordée aux masses plutôt qu’aux lignes, aux à-plats de couleurs en demi-teintes, à la douceur des visages et des corps. Enfin, une alliance inattendue de la modernité à des figures tirées de l’histoire de l’art, et plus particulièrement de la peinture maniériste italienne, du Pop Art ou de l’esthétique manga, dans ses dernières séries, Hyper et Casques.
L’exposition comporte des oeuvres qui ont connu un succès important et ont été largement exposées en France et à l’étranger, mais aussi de nombreuses images inédites.Virginie Chardin, commissaire de l’exposition.
Denis Darzacq
Diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs en 1986, Denis Darzacq débute sa carrière en suivant la scène rock française et devient photographe de plateau sur de nombreux longs métrages (Satyajit Ray, Jacques Rivette, Chantal Ackerman). A partir de 1989, il collabore régulièrement au quotidien Libération et à la presse nationale. Dès 1994, il commence à exposer son travail et reçoit en 1999 une commande du Ministère de la Culture sur la jeunesse en France. Lauréat du prix Altadis en 2000, exposé aux Rencontres d’Arles en 2005, il reçoit une consécration internationale avec l’obtention du 1er Prix Stories du prestigieux World Press Photo en 2007. Exposées dans de nombreux pays, ses photographies sont entrées dans les collections du Musée national d’art moderne (centre Georges-Pompidou) et du Fonds national d’art contemporain.
Le Pavillon Carré de Beaudoin
Situé à l’angle de la rue des Pyrénées et de la rue de Ménilmontant, le pavillon Carré de Baudoin est une « folie » construite au xviiie siècle pour servir de lieu de plaisir, de fêtes et de villégiature.
Nicolas Carré de Baudoin, l’un des premiers propriétaires, y fit adjoindre une façade en péristyle de quatre colonnes ionique, inspirée d’une villa italienne, puis la maison passa ensuite dans la propriété de la famille Goncourt. C’est là que Jules et Edmond de Goncourt passèrent une partie de leur enfance. En 1836, les soeurs de Saint-Vincent-de-Paul y fondèrent l’Asile des petits-orphelins, puis gérèrent, entre 1971 et 1992, sous la tutelle de la ville de Paris, un centre médico-social et un foyer de jeunes travailleurs, dans un bâtiment adjacent comprenant une chapelle.
En 2003, sous l’impulsion de la municipalité du vingtième arrondissement, le bâtiment a été acquis par la Ville de Paris et la façade du bâtiment inscrite à l’inventaire des Monuments historiques. En 2005, les jardins ont été ouverts au public, et en 2007, le pavillon rénové a ouvert ses portes. Dédié aux arts et la culture, il comporte plusieurs salles d’exposition et un auditorium.
Le vingtième arrondissement de Paris, anciennement formé des villages de Belleville, Ménilmontant et Charonne, marqué par un passé révolutionnaire, les vagues d’immigration du vingtième siècle et les bouleversements urbanistiques modernes, est sans doute le plus emblématique de l’est parisien : vivant, populaire et cosmopolite.
Longtemps caché aux regards des passants, le pavillon Carré de Baudouin s’affirme aujourd’hui comme le plus important lieu culturel de l’arrondissement proposant régulièrement des expositions, conférences, concerts dans les domaines de la photographie, de la peinture, du graphisme, de la sculpture, de la musique classique et contemporaine...




Informations pratiques :
Denis DarzacqDu 3 octobre au 22 novembre 2008
Le Pavillon Carré de Baudouin
Entrée libre du mardi au samedi de 11h à 18h
Vernissage le 2 octobre 2008 à 18h30
En savoir plus sur :
- Denis darzacq Photographe
- Pavillon Carré de Baudoin Lieu d’expo
- Picto Labo
(abonné annuaire)
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