Votre publicité ici

Statistiques du site



Trouver un photographe professionnel


Agenda Expositions :
(actuellement 97)

Juil. 2008 Mois suivant
LunMarMerJeuVenSamDim
30123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031123


NOUVEAU :

Prochains vernissages >>
Autres événements >>

Par Didier Gualeni (usage interdit)  - 222 visites  -  Impression (PDF) 

Dmitri Baltermants “Rétrospective” à la MEP

Dmitri Baltermants “Rétrospective” à la MEP

La Maison Européenne de la Photographie (MEP) présente une rétrospective du photographe russe Dmitri Baltermants en collaboration avec la Maison de la Photo de Moscou et avec le soutien du Gouvernement et le Comité de la culture de la ville de Moscou. C’est l’occasion de voir des images qui n’ont pas été publiées à l’époque de leur prise de vue, comme la photo intitulée Attaque. En effet la tête du soldat du premier plan est coupée et ce type d’image dénotait dans l’académisme ambiant. La photo intitulée Chagrin a été jugée trop triste et démoralisante pour la nation. Juif comme Khaldei, que Mark Grosset nous a fait redécouvrir l’an dernier, Dmitri Baltermants sera lui aussi victime de l’antisémitisme soviétique. Ses images de guerre sont les plus poignantes, on le sent, on le voit au cœur des combats avec la mort qui rôde omniprésente. Comme Khaldei, il est également expert en trucages d’image, il rajoute des ciels nuageux pour donner une dimension plus dramatique à ses photos. Il n’hésite pas à rajouter à posteriori, ses propres acteurs à la mine triste dans un groupe d’ouvriers réunis autour d’une radio annonçant la mort de Staline !

Dmitri Baltermants, dont le surnom était "L’oeil de la Nation", est né le 13 mai 1912, à Varsovie, qui, à l’époque, faisait partie de l’Empire Russe. Pendant près d’un demi-siècle, ses images ont été quasiment les seules à être montrées aux soviétiques. Ses nombreuses expositions et publications ont beaucoup servi l’Etat, mais ont aussi contribué à apporter un véritable héritage visuel de la vie quotidienne, des activités internationales, du développement des ressources et des diversités ethniques, de toutes les républiques de l’Empire. Dmitri Baltermants a réussi à concilier sa vision artistique avec la dimension militante de son travail, et son oeuvre permet encore aujourd’hui, de découvrir un véritable témoignage du grand rêve social et politique de cette nation.

Débutant à 14 ans comme assistant auprès des maîtres de la photographie de l’époque, il devient en 1939, après des études de mécanique et de mathématiques, photographe pour les éditions Izvestija, et réalise son premier reportage en Ukraine occidentale, sur les troupes soviétiques. À la suite de la publication d’une de ses photographies, mal légendée, il est envoyé dans un bataillon disciplinaire. Après une grave blessure et un séjour à l’hôpital, il repart au front en Ukraine jusqu’à la fin de la guerre.

Ogonyok, première revue en couleurs, l’engage en qualité de photo-journaliste, après la guerre. Le Parti comprit rapidement l’utilité de la photographie pour sa propagande. C’est pourquoi, il demande à Dmitri Baltermants de créer des scénarii destinés à montrer à quel point ils sont des travailleurs productifs et heureux. Dmitri Baltermants voyage alors dans toutes les républiques de l’Empire Russe, et produit des images dans le but de glorifier la grandeur de l’URSS. En 1949, il devient photographe officiel du Kremlin et proche de Joseph Staline. Lorsque Krouchtchev succède à Staline, après sa mort, il continue dans ses fonctions de photographe officiel, et bénéficie d’un renouveau professionnel grâce aux changements politiques. Il étend alors ses reportages au-delà des frontières avec d’autres pays tels que la Chine, l’Inde, le Viêt-Nam... En octobre 1964, après la chute de Krouchtchev, les réformes libérales sont annulées par Brejnev, mais grâce à la nomination d’un nouveau rédacteur en chef, le succès de la revue continue. Dmitri Baltermants photographie alors ces changements à travers tout le pays. Il réalise des reportages-photos sur l’essor de l’économie soviétique, sur les succès des athlètes aux Jeux Olympiques... En 1969, l’occasion lui est donnée de présenter son travail, pour la première fois à l’étranger, à Londres. Il s’aperçoit que la couleur apporte trop de réalisme et de dureté à ses images ; il décide alors de retirer certaines photographies en noir et blanc. En 1985, la Perestroïka commence et le monde entier salue l’arrivée de Mikhail Gorbatchev au pouvoir. Dimitri Baltermants instaure au sein d’Ogonyok de nouvelles rubriques, telles que le courrier des lecteurs, des reportages plus approfondis sur l’actualité internationale. Décédé en 1990, les archives de Baltermants, aujourd’hui gérées par sa fille Tatiana Baltermants, constituent un document unique, sur une période très importante de l’histoire de l’Union Soviétique.

Commissaire de l’exposition : Olga Sviblova directrice de la Maison de la Photo de Moscou

Légendes :
- Attaque. 1941
- Chagrin. Ville de Kertch. 1942. Série "Comme il était..."
- Staline en cercueil. Moscou. Mars 1953

(d’après le communiqué de presse)

 © Dmitri Baltermants
© Dmitri Baltermants
 © Didier Gualeni / Photosapiens
© Didier Gualeni / Photosapiens
 © Dmitri Baltermants
© Dmitri Baltermants
 © Didier Gualeni / Photosapiens
© Didier Gualeni / Photosapiens
 © Dmitri Baltermants
© Dmitri Baltermants
 © Didier Gualeni / Photosapiens
© Didier Gualeni / Photosapiens

Informations pratiques :

Dmitri Baltermants “Rétrospective”
Du 23 février au 4 mai 2005
Maison européenne de la photographie
 


En savoir plus sur :



Participer :


  Donnez votre avis sur cet événement (forum)
  Devenez chroniqueur (rub. livres)
Enregistrer au format PDF  Enregistrez / imprimez cet article (PDF)


      Choisir un photographeRetour en haut ^   
 
    Evénements
   partenaires :


   En savoir plus


Tous nos Flux RSS 
Chercher un photographe professionnel