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Communiqué
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Exposition photo
Eric Poitevin au Musée de la Chasse

Après deux années de fermeture, le Musée de la Chasse et de la Nature est inauguré avec un nouveau parcours de visite enrichi et totalement renouvelé, désormais réparti dans l’hôtel de Guénégaud et l’hôtel de Mongelas, entièrement restauré. Le public pourra ainsi redécouvrir ce lieu étrange qu’est le Musée de la Chasse et de la Nature, y vivre une expérience dépaysante comme peut l’être une promenade en forêt, dans un territoire habité par la présence discrète de la faune sauvage.
Du cabinet d’amateur à l’apprentissage de la nature
Conformément au voeu de ses fondateurs, le musée est conçu comme une maison particulière, où le visiteur est appelé à parcourir des espaces intimes. Les salles sont ainsi richement meublées et décorées, les oeuvres volontairement abondantes, à l’image de l’intérieur d’un collectionneur. Tel un belvédère sur la faune sauvage, le Musée de la Chasse et de la Nature donne au visiteur la possibilité d’appréhender l’animal dans son environnement grâce à une muséographie originale mêlant oeuvres d’art, animaux naturalisés et éléments d’interprétation. Le visiteur, comme à l’affût en forêt, est invité à rassembler des indices pour recomposer sa propre image d’animaux sauvages. Il apprendra à reconnaître les empreintes du renard ou du lièvre, les excréments du sanglier ou les "fumées" du cerf. L’animal n’étant pas de nature à se laisser facilement posséder, sa rencontre peut être le fruit d’une quête exigeante.
Le visiteur devra donc se tenir aux aguets pour percevoir la silhouette furtive de l’animal à travers l’épaisseur du taillis ou dans les herbes de la clairière. Ainsi, les bêtes de vraie plume et de vrai poil viennent-elles peupler les salles du musée, parfois disposées à même le sol, comme si elles étaient maîtres et maîtresses de la maison. Dans chaque salle, des informations concrètes sur leur morphologie, leur territoire ou leur comportement sont contenues dans un cabinet de curiosité dont le public est invité à visiter les multiples compartiments.
Un bestiaire où les animaux de Rubens et Chardin voisinent avec ceux de Jeff Koons et Jan Fabre
Réorganisées autour du thème du rapport de l’homme à l’animal, les collections du Musée de la Chasse et de la Nature font comprendre comment la perception de la faune n’a cessé d’évoluer dans l’imaginaire de notre société, depuis l’Antiquité jusqu’à notre époque. Ainsi, une plus grande place a été faite aux artistes contemporains comme Rebecca Horn, Jan Fabre, Joan Fontcuberta, Jeff Koons, Oleg Kulik, Vincent Dubourg, Patrick Van Caeckenbergh, Saint-Clair Cemin ou Jean-Michel Othoniel. Cette mise en regard d’oeuvres contemporaines et d’oeuvres anciennes permet de s’interroger sur la représentation de l’animal dans notre société. En effet, l’évolution du statut de l’animal sauvage et la classification par l’homme des espèces à protéger, permettent de remettre en question les frontières de la bestialité, et la place de l’homme dans la nature.
Eric Poitevin : exposition inaugurale
Aux côtés de la collection permanente du musée, un espace dédié aux expositions temporaires permet la présentation d’expositions personnelles consacrées à des artistes contemporains qui choisissent l’animal comme sujet d’investigation ou l’utilisent comme matériau dans leur travail plastique. C’est le cas d’Eric Poitevin, qui présentera de grands tirages photographiques, issus d’une résidence au domaine de Bel-Val, dans les Ardennes, réserve de faune sauvage dépendant de la Fondation de la Maison de la Chasse et de la Nature.
J’avais précisément décidé de ne plus faire de photographies de (ou avec) la nature, pour un temps du moins, lorsque Claude d’Anthenaise m’a donné l’opportunité d’être au plus près de cerfs - occasion espérée autrefois, irréalisable, pensais-je, finalement possible ici, tout de suite. Eviter de "redire" ce que j’avais produit en 1993 avec les chevreuils, travail de référence pour Claude d’Anthenaise, constituait pour moi une autre difficulté, d’où l’intérêt de dire oui. Contrairement à cette première série dans laquelle les animaux, incontestablement morts, semblent flotter calmement dans un espace sombre, j’ai souhaité travailler "au clair" après avoir longuement regardé une photographie d’Irving Penn de 1947 intitulée "Vermeer Still Life (with Mouse)". On y voit un angle de pièce blanche, un quartier de boeuf pendu à un clou, un faisan et divers objets posés sur une table sans oublier la souris, posée là pour sourire. Ici, dans ce contexte où les préoccupations sont d’ordre cynégétique, les gestes sont assumés avec respect. Le sang coule, normalement, et les têtes ne sont coupées que pour faciliter le travail du taxidermiste -occasion pour moi de prolonger mon travail sur les socles ; après la série de nus montrés voici deux ans au "Plateau" à Paris. Eric Poitevin, Bel-Val, septembre 2006.
Informations pratiques :
Photographies d’Eric PoitevinMusée de la chasse et de la Nature (Paris 3 ème)
Du 6 février au 30 juin 2007
En savoir plus sur :
- Eric poitevin Photographe
- Musée de la Chasse et de la Nature Lieu d’expo
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