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Communiqué
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Festival L’Oeil en Seyne : 2ème édition

Le Festival international de photographies L’Oeil en Seyne tiendra sa 2ème édition, toujours au Centre d’Art de la Villa Tamaris sur la commune de La Seyne Sur Mer (83), du premier au 31 octobre 2005. Après l’eau, le thème retenu cette année est l’air. En tout, 28 photographes venus du monde entier, dont on retrouvera notamment Hans Silvester, Patrick Tourneboeuf, ou encore Guillaume Rivière, déjà présentés lors de l’édition précédente.
Les Noces de l’air et du vent
L’Œil en Seyne nous invite, à venir célébrer les noces multiples de l’air et du vent. Après les canicules estivales, c’est l’opportunité de respirer la fraîcheur retrouvée du regard des vingt-huit photographes sélectionnés. Ce sera un voyage à travers la vie mouvementée de ce second élément succédant à la thématique de l’eau. C’est avec Hans Silvester que dès le rez-de-chaussée, nous pourrons prendre...l’air et nous laisser porter vers les images inédites des cerfs-volants insolites qu’il a photographiés avec une jubilation aussi esthétique que ludique. Le célèbre membre de l’agence Rapho a abandonné pour un temps la photographie documentaire pour laisser libre cours à son sens inné de la poésie. Il a su capter dans le graphisme tout en couleurs, l’élégance plasticienne de ce bouquet de signes célestes, poussés par le vent léger de la Toscane ou de l’Indonésie. Vivant en Camargue, Hans Silvester nous révèle à même le sol la calligraphie toujours majestueuse que le vent dessine sur la scène géante de la terre ou dans le miroir irisé de la mer un instant apaisée. A ces noces sublimes, succèdent au premier étage les noces barbares de l’air et du vent, quand leurs amours tumultueuses provoquent perturbations climatiques et catastrophes naturelles. La France se souvient encore de celle qui en 1999 a couché, par milliers, ses arbres millénaires. Nigel Dickinson a photographié, tels des tableaux funestement beaux, les cimetières des forêts décimées, sur une terre jonchée de leurs racines arrachées par la furie de l’étreinte fatale de l’air et du vent. Eole a frappé et plane sur ces noces barbares l’air mauvais des vents déchaînés qu’a traqués Carsten Peter jusqu’au fin fond du Texas. Lauréat du Word Press Photo 2005 pour la force exceptionnelle de ses images exclusives, le chasseur d’ouragans d’origine allemande nous fait vivre au cœur même de la tornade, la violence du phénomène climatique démentiel. Telles les tentacules géantes d’une pieuvre dont la tête en forme d’enclume serait dissimulée dans les nuages, les colonnes d’air frappent le sol, dévastent tout sur son passage, après avoir littéralement soulevé de terre la hameau de Manchester, comme un fétu de paille. Très loin du pôle Nord, où Francis Latreille assiste aux amours glacials des vents et de la neige lacérée par les rafales successives contre lesquelles les scientifiques en mission peinent à avancer.
A la manière du plus commun des mortels, face aux bourrasques du quotidien. La religion n’y peut rien qui soumet cardinaux à Rome, prêtres orthodoxes et mollahs à Jérusalem, à la loi sans concession ni confession aucune de la nature déchaînée. De Georges W. Bush accroché à son parapluie, aussi vite retourné qu’une arme fictive de destruction massive, jusqu’au moindre mortel recroquevillé sur lui même pour échapper aux éléments en furie, tous les « People in the wind » ont dans l’objectif de Pascal Maître, de Gilles Coulon, d’Alfred Yagotzadeh une attitude à la Jacques Tati désespérément cruelle ou pleine d’humour pour le genre humain. Où qu’il soit, tout habitant de notre planète pratique chaque jour le rite du bulletin météo, oracle incontournable des temps modernes. Sur les images d’une rare densité « d’accouplement » entre ciel et mer, réalisées par Sophie Zénon, en bordure des côtes françaises, Anne Sibran « fait parler magnifiquement à plein vent, telles des tables de divination », les « Météo marine » de la photographe. La Nasa nous aide à comprendre la richesse des informations recueillies par les satellites, à l’échelle de la planète vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Les noces virtuelles qu’entretiennent désormais en permanence la science et le vent, pour suivre l’évolution du trou d’ozone, nous aident à mieux préserver l’existence de notre planète terre. Celle qu’amplifie par effet de contraste James Nachtwey sur les terrains de la pollution à l’Est face au ciel pur et lumineux de Paris, vus par Patrick Tourneboeuf. Chrystèle Lerisse, de la galerie Baudoin Lebon, souligne dans une succession d’images au format intimiste, la relation particulière que nous entretenons de l’intérieur vers l’extérieur avec l’opacité de l’air. Les flux de ce dernier sont étudiés dans le cadre de l’actualité en marche par le vent artificiel de la science au service de l’aérodynamisme. Les photographies de l’Onera, mis à contribution pour les essais en soufflerie des maquettes de nos récents aéronefs jusqu’à l’Airbus A380, sont au deuxième étage pour témoigner de la réussite de ces noces virtuelles de la science et du vent condamnés à la procréation permanente. Pour satisfaire le voyage onirique des poètes de l’instant que sont Denis Darzacq ou Hervé Saint-Hélier. Ils nous invitent au troisième étage aux noces imaginaires de l’air et du vent Denis Darzacq « saisit l’insaisissable » et nous projette dans une vision poétique de l’espace visité par des particules de lumière insoupçonnées, légères. A l’inverse d’Hervé Saint-Hélier, très préoccupé par le velouté ou la volupté des masses nuageuses qu’il veut nous faire comme toucher du doigt, ou caresser, palper comme un coton céleste afin de mieux vivre la vibration moelleuse de l’air. Les éoliennes stylisées de Jérôme Navarre et de Guillaume Rivière sabrent de leurs palles géantes l’horizon dégagé des Corbières. Elles dressent leur longiligne stature dans l’escalier géant de la Villa pour promouvoir les énergies nouvelles qui font toujours rêver depuis dix ans. Dans la toute beauté des songes, que nous propose l’enfant du pays, Christelle Daniel est au tout dernier étage à proximité d’un maître du paysage Michael Kenna. « Icare en féminin pluriel d’un monde en noir et...vent » selon le joli mot de José Lenzini, la jeune disciple locale du grand photographe anglais, associe les textes de Gaston Bachelard et ses images pour étreindre le spectacle de son paysage natal dans la quête du vent, mistral de ses rêves azurés. En communion avec le souci permanent de Michael Kenna de toujours préférer le pouvoir de la suggestion au réalisme de la description, tous les paysages et cheminées de son enfance dans le nord de l’Angleterre sont des tableaux marqués du sceau de l’élégance, et du respect profond qu’il porte à son art. Celui qui se revendique dans le droit-fil de l’héritage de Bill Brandt, d’Eugène Atget, de Charles Scheever, a toujours voulu prendre le temps de conversations intimes avec les paysages comme pour leur demander la permission de nous restituer toute leur beauté. Il fait de nous les témoins privilégiés d’une œuvre majeure, toute empreinte de subtile délicatesse de poésie haïku venue du Japon, son autre terre de prédilection. Pour célébrer toutes ces noces fécondes de l’air et du vent, il fallait ici rassembler ces vingt cinq photographes qui sont à la photographie ce que l’oiseau est aux nuages selon Paul Eluard, un trait d’union avec l’homme, avec les éléments.
Alain Mingam Commissaire des expositions et directeur artistique
Outre une quinzaine d’expositions individuelles (voir plus bas), le festival présente cette année plusieurs expositions collectives et par des agences photos.
Cosmos-Ozone
L’ozone qui se compose de trois atomes d’oxygène, l’air n’étant composé que de deux atomes, est naturellement présent dans l’atmosphère. Sa présence dans la stratosphère est primordiale car elle la protège des rayonnements ultraviolets nocifs émis par le soleil.
L’ozone est davantage présent à une distance du sol comprise entre 15 et 40 km dans la couche appelée stratosphère. Or, cette couche protectrice s’est amincie dangereusement, affectant la presque-totalité du continent Antarctique. La dégradation de la couche d’ozone implique une élévation des risques pour la vie terrestre :
brûlures superficielles, conjonctivites, cataractes
augmentation des cancers et viellissement de la peau
maladies du système immunitaire
réduction de la photosynthèse : diminution des rendements et de la qualité des cultures, disparition du plancton, premier maillon des chaînes alimentaires aquatiques...
On retrouve également de l’ozone à basse altitude au niveau du sol, celui d’en haut nous protège, celui d’en bas nous agresse. Cet ozone est produit naturellement par les orages mais il est majoritairement produit par l’industrie humaine. Il est formé par les oxydes d’azote et les hydrocarbures émis par les voitures, sous l’action de la lumière solaire. Il est ensuite transporté sur de grandes distances par les vents.
La communauté internationale a décidé de saisir le problème a bras le corps, le premier accord global pour réduire les CFC (Chloro-Fluoro-Carbures) fut la signature du Protocole de Montréal en 1987. Les pays membres de la Communauté Economique Européenne reconnaissant leurs responsabilités face à l’environnement et à la planète, ont été plus loin, ils se sont mis d’accord pour stopper toute production des principaux CFC au début de l’année 1995. Les données pour l’Europe montrent une baisse de 5,4% par décennie depuis les années 80 en hiver et au printemps.
Nasa-Corbis
Les satellites de la NASA ont depuis trois décennies remplacé l’oracle des cerfs-volants sous la forme desquels se déguisait le dieu du tonnerre et des éclairs, Tawhaki, dans la mythologie maori. Aujourd’hui, ces vigies spatiales à la pointe la plus avancée de la haute technologie au-dessus de la planète terre, obtiennent depuis l’espace des photos impressionnantes de la formation en temps réel des tornades, ouragans et cyclones dans le golf du Mexique ou dans l’océan Indien. Ces gardiens de phares « célestes » surveillent 24 heures sur 24 la vitesse moyenne de toutes ces dépressions de plus de 150 kilomètres heure au-dessus de l’équateur. Tourbillonnant autour de l’œil du cyclone dans le sens des aiguilles d’une montre dans l’hémisphère sud et en sens inverse dans l’hémisphère nord, ces vents en furie offriraient une palette de couleurs presque séduisante, s’ils pouvaient faire oublier la dévastation que souvent ils provoquent sur terre. Les « yeux de l’espace » ces satellites bien nommés nous restituent ainsi, à 36 000 kilomètres au-dessus de nous, les images surprenantes du mouvement de ces menaces climatiques terrifiantes venues du ciel. Un ensemble d’images diffusées par la NASA et l’agence Corbis.
Onera
Fleuron de la haute technologie française en matière de recherche aéronautique et spatiale l’ONERA est l’établissement de référence nationale et internationale, qui nous propulse en permanence dans un futur privilégiant la recherche scientifique au service du consommateur et de l’environnement.
Leur participation très active aux études en soufflerie de la maquette notamment de l’Airbus A 380 est un élément fondamental du succès du dernier né d’Airbus Industrie.
C’est l’occasion de découvrir les coulisses du mariage de la science et du vent, quand ce dernier créé artificiellement en laboratoire donne naissance à des clichés surprenants de colorimétrie « plasticienne ». Le trafic aérien est amené à s’accroître très rapidement et toutes ces images sont un excellent prétexte pour pénétrer dans le monde secret des noces de la science et du vent en procréation permanente pour le développement et la sécurité des transports aériens.
People in the wind
(Reuters, AFP, Cosmos, Tendance Floue, Rue des Archives, Corbis, Sipa)

Jericho
21 septembre 1994

Au Niger : La tribu de Fula Wodaabe se prépare pour la fête de Gerewol, en pleine tempête de sable.

Les Icares volants


Funérailles de Jean Paul II au Vatican, 8 avril 2005

ETIENNE JULES MAREY (1830-1904)
Saut en longueur de Schenkel et saut à la perche, pour l’étude du déplacement du corps dans l’air et la décomposition du mouvement.

ETIENNE JULES MAREY (1830-1904)
Saut en longueur de Schenkel et saut à la perche, pour l’étude du déplacement du corps dans l’air et la décomposition du mouvement.

Weather Ivan. 15 septembre 2004, un homme cherche refuge alors que l’ouragan Ivan s’est abattu sur la Floride.

Le 1er juin 2004 le Président George W. Bush affronte la tempête dans le Colorado.

9 avril 1949, USA.
Un pilote teste les effets d’un courant d’air de 350 à 450 kilomètres-heures au Naval Air Matérial Center de la Base Navale US à Philadelphie.

Collection BETTMAN / Corbis
31 août 1954, Brooklyn, New York, USA
Un passant se retient à un arbre pour éviter d’être emporté alors que l’ouragan Carole provoque de fortes vagues.

1er septembre 2004, des enfants sénégalais s’enfuient alors qu’une nuée de criquets envahit Dakar.

Obsèques de Jean Paul II au Vatican, 8 avril 2005



Peuls, bergers du delta au Mali. World Press 1997
Informations pratiques :
Festival international de photographies L’Oeil en SeyneDu 1er au 31 octobre 2005
Villa Tamaris Centre d’Art, La Seyne sur Mer (83)
Entrée libre du mardi au dimanche de 14h00 à 18h00
En savoir plus sur :
- Christelle daniel Photographe
- Denis darzacq Photographe
- Nigel dickinson Photographe
- Michael kenna Photographe
- Francis latreille Photographe
- James nachtwey Photographe
- Jérôme navarre Photographe
- Carsten peter Photographe
- Guillaume rivière Photographe
- Hervé saint-hélier Photographe
- Hans silvester Photographe
- Patrick tourneboeuf Photographe
- Sophie zénon Photographe
- Alain mingam Auteur
- Villa Tamaris Centre d’Art Lieu d’expo
- L’Oeil en Seyne Festival
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