Votre publicité ici

Statistiques du site



Trouver un photographe professionnel


Agenda Expositions :
(actuellement 71)

Juil. 2008 Mois suivant
LunMarMerJeuVenSamDim
30123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031123


NOUVEAU :

Prochains vernissages >>
Autres événements >>

Communiqué  - 492 visites  -  Impression (PDF) 

Fly or Die

Fly or Die

Martial Cherrier n’est pas photographe, pas plus que peintre ou vidéaste. Martial Cherrier est sculpteur de son propre corps. Champion de France de Bodybuilding en 1997, cet artiste de la Galerie Jérôme de Noirmont présente à la Maison Européenne de la Photographie un ensemble d’autoportraits où le papillon métaphore du bodybuilder déploie avec grâce, entre séduction et fragilité, d’immenses ailes bariolées. L’itinéraire de Martial Cherrier est celui d’un artiste hors norme qui exhibe avec violence le fait que le corps n’est jamais une donnée naturelle mais une construction sociale, une « factory ».

Martial Cherrier a été ce que l’on appelle un body builder, quelqu’un qui bâtit son corps. De cette manière, il est devenu une sculpture vivante. Et ce corps bâti, recomposé presque entièrement, hors de toute base naturelle, avec un excès qui le pose aux limites de la référence humaine (et le pousse à chercher ses référents dans la démesure de Michel-Ange comme dans le corps des super-héros de bande dessinée), ce corps auto-engendré, et ses modes de fabrication, est l’objet artistique revendiqué de Martial Cherrier, un médium osmotique lui permettant de communiquer avec l’ensemble du corps social. Ainsi, Martial Cherrier est à la fois sujet, objet, support, substance, matériau et cadre de son art. Dominique Quessada

 

(c) Martial Cherrier, Série "Fly or Die", 2006
© Martial Cherrier, Série "Fly or Die", 2006

Ce n’est pas Martial Cherrier qui fait du body building, c’est l’art le body builder. La pratique artistique est le produit d’incessantes métamorphoses : Martial Cherrier dont le corps est le matériau, se dessine et se photographie seulement après avoir donné à son apparence la forme qu’il désire. Et cette forme ne sera jamais apaisée. Dans « Fly or die », série qui fait suite aux grands portraits photographiques ou l’artiste se représentait en mannequin associé aux marques d’anabolisants et de grande consommation, les dimensions changent radicalement. L’hypertrophie des muscles, si elle subsiste, carbure désormais à l’hybride, dans une résolution homme/animal qui trouve sa vérité au moment de l’éclosion d’un papillon à l’apesanteur vacillante. L’ouverture des ailes trouve un équilibre incertain, à considérer les baskets que porte l’artiste avec un sens burlesque parfait, donc énigmatique. La chenille body buildée est évacuée, le rythme de la respiration de l’artiste a changé : ce n’est plus le passage d’un seuil à un autre, d’un instant de vie à un autre, c’est une série d’apparitions malicieusement narquoises dans une tentative de vol continu. Réduit à un lilliputien face au réel qu’il survole, encagé et épinglé, promis à la crucifixion douce des coléoptères, il est libre, pourtant, Martial Cherrier. Isabelle Rabineau

 

(c) Martial Cherrier, Série "Fly or Die", 2006
© Martial Cherrier, Série "Fly or Die", 2006


Informations pratiques :

Fly or Die
Photographies de Martial Cherrier
Du 10 janvier au 4 mars 2007
Maison Européenne de la Photographie (Paris,4ème)
 


En savoir plus sur :



Participer :


  Donnez votre avis sur cet événement (forum)
  Devenez chroniqueur (rub. livres)
Enregistrer au format PDF  Enregistrez / imprimez cet article (PDF)


      Choisir un photographeRetour en haut ^   
 
    Evénements
   partenaires :


   En savoir plus


Tous nos Flux RSS 
Chercher un photographe professionnel