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Infiniment Indes

Infiniment Indes

Du 17 juin 2008 au 8 mars 2009, le Conseil général des Hauts-de-Seine présente Infiniment Indes, une nouvelle exposition d’envergure. Celle-ci met en lumière l’extraordinaire fonds d’images sur l’Inde conservé par le musée départemental Albert-Kahn. Aux quartiers populaires succèdent les fastes des États princiers et les souvenirs de l’Empire Moghol. Des porteurs d’eau de Bombay aux cornacs d’Udaipur, du temple d’Or d’Amritsar aux ascètes en méditation, des crémations à Bénarès au mausolée du Taj Mahal, c’est tout un cheminement qui est proposé aux visiteurs. Un dialogue mené avec le coeur et l’esprit de l’Inde du début du xxe siècle, grâce aux photographies anciennes en couleurs véritables et aux films en noir et blanc.

(c) Musée Albert-Kahn / Département des Hauts-de-Seine Femme à l'entrée du Taj Mahal. Agra, 25-27 décembre 1913.
Autochrome de Stéphane Passet, inv. A 4 346.
© Musée Albert-Kahn / Département des Hauts-de-Seine
Femme à l’entrée du Taj Mahal. Agra, 25-27 décembre 1913. Autochrome de Stéphane Passet, inv. A 4 346.

À 15 ans d’intervalle, deux opérateurs de prise de vues sont envoyés en mission dans le nord-ouest de l’Inde. Entre décembre 1913 et janvier 1914, Stéphane Passet s’intéresse aux Indes – comme on les appelait encore à l’époque – dans toute leur diversité. Au détour d’une rue ou d’un temple, il part à la rencontre des mille et un visages du quotidien indien. Quant à Roger Dumas, il peut, entre 1927 et 1928, accéder à l’univers chatoyant d’eau et de marbre des demeures princières et a l’honneur d’être le témoin privilégié du jubilé d’or d’un maharajah. Durant leur périple, les deux hommes tournent plus de deux heures de films en noir et blanc et réalisent près de 1 200 autochromes (premier procédé industriel de photographie en couleurs authentiques). Ils contribuent ainsi aux Archives de la Planète, grand panorama du monde voulu par Albert Kahn (1860-1940).
L’exposition, divisée en deux grandes parties, présente plusieurs films et plus de 150 clichés. En prologue, une série de portraits de personnalités indiennes invitées par Albert Kahn, dont le célèbre poète et prix Nobel Rabindranath Tagore, illustre l’idée phare du banquier philanthrope : un monde où les rencontres favorisent la paix.

(c) Musée Albert-Kahn / Département des Hauts-de-Seine
© Musée Albert-Kahn / Département des Hauts-de-Seine
La prière du vendredi dans la cour de la Grande Mosquée. Delhi, 23 janvier 1914. Autochrome de Stéphane Passet, inv. A 4 335 S.

Dans la première partie d’Infiniment Indes, les visiteurs déambulent parmi des jeux de miroirs entre images. Les photographies sur l’eau, les spiritualités et les costumes se font écho par leurs similitudes ou leurs contrastes. Les instants de vie, l’architecture et l’art entrent en relation. Le dialogue qui s’instaure alors est autant esthétique que thématique. Dans la seconde partie, deux États princiers sont mis en regard. Celui du maharajah éclairé et francophile de Kapurthala (au Panjab) répond à celui du fier prince d’Udaipur (au Rajasthan), hostile aux Britanniques. Conviés à se promener dans les luxueux palais, les visiteurs se retrouvent ensuite spectateurs d’une Inde plus ancienne où s’affrontent Grands Moghols et Rajputs.

Ce voyage entraîne à la découverte d’une Inde définitivement plurielle et complexe, inclassable et contradictoire. Une Inde foisonnante et infiniment attachante.

Type de fabrication (Picto) : impression jet d’encre UV sur bâche pour les grilles, affiches plastifiées pour le jardin en exterieur

<b>(c) Musée Albert-Kahn / Département des Hauts-de-Seine</b><br />Le poète Rabindranath Tagore dans la roseraie des jardins d'Albert Kahn.
Boulogne-sur-Seine, juin 1921.
Autochrome d'Auguste Léon, inv. A 36 199.
© Musée Albert-Kahn / Département des Hauts-de-Seine
Le poète Rabindranath Tagore dans la roseraie des jardins d’Albert Kahn.
Boulogne-sur-Seine, juin 1921.
Autochrome d’Auguste Léon, inv. A 36 199.
<b>(c) Musée Albert-Kahn / Département des Hauts-de-Seine</b><br />Sculpture d'un temple dans les ruines d'une forteresse rajpute.
Chittorgarh, 1927-1918.
Autochrome de Roger Dumas, inv. A 58 867.
© Musée Albert-Kahn / Département des Hauts-de-Seine
Sculpture d’un temple dans les ruines d’une forteresse rajpute.
Chittorgarh, 1927-1918.
Autochrome de Roger Dumas, inv. A 58 867.

Informations pratiques :

Infiniment Indes
Photographies de Stéphane Passet et Roger Dumas
Du 17 juin 2008 au 8 mars 2009
Musée Albert-Kahn , Boulogne-Billancourt (92)
Tarif : 1,50 € ; < 12 ans gratuit.
 


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