Communiqué
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Itinéraires des Photographes Voyageurs : 14ème édition

Du 1er au 30 avril 2005, à Bordeaux, « Itinéraires des photographes voyageurs » invite le public à découvrir dans les principaux lieux culturels de la ville, sept expositions photographiques sur le thème du voyage. De la galerie Arrêt sur l’image au nord de la ville, au Musée d’Aquitaine en plein centre de la ville, cette 14ème édition du festival propose aux visiteurs d’effectuer leur propre itinéraire au fil des expositions, et de découvrir ainsi le travail de photographes professionnels confirmés (Michael Kenna, Jean-Pierre Favreau), ou issus de la nouvelle génération (Stéphane Guibourgé, Christian Von Steffelin). Toutes les expositions sont libres.
Jean-Pierre Favreau : Voyages à Tokyo
Après les Etats-Unis et l’Europe, Jean-Pierre Favreau tente à Tokyo d’approcher au fil des rues d’autres personnages, d’autre rêveurs, d’autres somnambules. Se faire voleur de regards volés...L’homme dans la ville face à son questionnement intérieur, surpris dans ses moments d’errance.Dans la ville affairée qui crépite et clignote de mille enseignes et signaux, l’homme s’isole en lui -même mieux qu’ailleurs. N’importe où, n’importe quand, il s’échappe, s’égare, prend du large comme pour répondre à une nécessité impérieuse, c’est peut-être à ce prix qu’il reste en équilibre.
Stéphane Guibourgé : Cuba / Yankee
Journaliste mais surtout romancier, Stéphane Guibourgé porte un regard croisé sur Cuba et son voisin mythique et corrupteur, l’Amérique.Deux pays, deux voyages, deux routes... et deux récits. Cuba/Yankee est un miroir tendu... Au delà des clichés qui s’attachent d’ordinaire aux deux pays.Une façon de fixer des regards, de se fondre dans un paysage, de recueillir des paroles avant que les bruits du monde, le fracas de l’Histoire ne les emportent... Photographier, c’est toujours écrire. Encre et lumière.
Fernando Herrez, Pablo Pérez-Mnguez, Ciuco Gutiérrez : Voyages et visions :parcours à travers la Syrie
L’exposition « Voyages et visions : Parcours à travers la Syrie », réunit les différentes interprétations de trois photographes espagnols (Fernando Herrez, Pablo Pérez Mnguez et Ciuco Gutiérrez) qui ont séjourné dans ce lointain pays, empreint d’histoire et de légende.La raison du long séjour des trois photographes en Syrie fut l’idée d’un concours, Les Rencontres photographiques d’Alep, organisé entre 1997 et 2000 par la Galerie Le Pont d’Alep, l’Association pour la Restauration de la Vieille Ville d’Alep et l’Instituto Cervantes de Damas, avec le soutien du Musée National Reine Sophie et sous le parrainage du Ministère de la Culture syrien. Exposition produite par le Ministère de la Culture Espagnol.
Jean Hervoche : Espaces et solitudes
Commencé sur les rivages de Bretagne, l’itinéraire photographique de Jean Hervoche s’est poursuivi jusqu’aux frontières du monde habité vers une confrontation de la puissance des éléments, leur violence parfois, l’immensité des déserts ou des océansL’unité de son travail n’est pas à rechercher dans le choix des lieux photographiés, mais dans la manière qu’il a de nous les montrer.Ses recherches passent par une immersion prolongée dans les grands espaces préservés, nimbés de lumières fugitives d’une infinie beauté où la nature semble se souvenir des origines du monde.Aucun signe de vie dans ce travail, tout au plus quelques traces, inscrites dans le paysage, mais déjà menacées par une marée montante ou la fuite du temps. Elles sont là, choisies pour leur signifiance et leur insignifiance, comme pour donner la mesure de notre petitesse et de notre précarité.
Catherine Izzo : IzzoEtat d’un lieu, Cape Town et Robben Island 1997-1998
Catherine Izzo revient avec pudeur sur les traces de Nelson Mandela lors d’un voyage sur l’île-prison de Robben Island et au Cap en Afrique du Sud, sorte d’errance fantômatique.Les photographies de Catherine Izzo partent du noir et y reviennent, dessinent de lancinants chemins de lumière dans l’opacité des choses. Densité énigmatique d’un bloc d’amarrage abandonné, quais déserts d’un port improbable, flamboiement échevelé d’un arbre baroque : ça parle, en continu, blanc sur noir, de la vie toujours déjà là et toujours hors d’atteinte, des êtres que le temps nous a pris mais dont le souvenir vrille encore la mémoire. Et de l’irrémédiable vocation des choses, des ustensiles, du monde d’ici bas à en témoigner. Pénombre de la réminiscence, les barreaux, un galetas, une gamelle désignent l’absent. La lumière, au dehors, est aveuglante. Oui la vie était là, l’avons-nous vécue, ou en avons nous été les fantômes languissants derrière la vitre ? Nous sommes un instant ce regard arrêté. Derrière les murs, le silence résonne jusqu’à la stridence.
Sylvie Lisieki
Michael Kenna : Un Monde en soi
Le voyageur qu’est Michael Kenna ne parcourt pas le monde pour le découvrir, pour connaître les moeurs et coutumes de telle ou telle population, ni pour additionner les visites de musées, d’églises et autres temples sacrés ou profanes ; il le parcourt pour le photographier, et son regard photographique n’est pas neutre. Plutôt que de voir le monde tel qu’il est, de façon réaliste, il le décante, l’épure. Qu’il privilégie ici le graphisme de formes architecturales (les moulins de Don Quichotte en Espagne) ou végétales (les jardins de Versailles) bien découpées, là l’atmosphère vaporeuse d’une ville de légende (Prague ou Saint-Pétersbourg) ou d’un paysage marin ou champêtre, il s’extrait du présent et accède à l’intemporel. En même temps qu’il communique spirituellement avec les lieux qu’il photographie, le fascinant Mont-Saint-Michel, l’énigmatique île de Pâques ou le Japon immuable des estampes, Kenna se les approprie. Paysagiste cultivé, ultrasensible et imaginatif, il mêle son art au leur, jusqu’à ce qu’il s’imprègne magnifiquement en eux.
Pierre Borhan, commissaire de l’exposition.
Christian Von Steffelin : Berlin - zwischenzeit
Christian Von Steffelin arpente le quartier de Prenzlauer Berg, à Berlin depuis 1993, fasciné par les changements radicaux de la ville après la chute du mur en 1989.Une vieille gare cède la place à un noeud routier ultramoderne.L’ancien Institut de Géologie devient le Ministère des Transports.L’ancien manoir prussien est devenu entre-temps le siège du Bundesrat (Conseil Fédéral).Dans ce no man‘s près du Reichstag, là où jadis se trouvait un rassemblement idyllique de caravanes, a surgi un nouveau quartier du gouvernement.Christian Von Steffelin propose dans ce corpus d’image une réflexion sur la nature de l’éphémère, faisant disparaître la frontière entre photographie documentaire et une approche artistique.
Direction artistique : Nathalie Lamire-Fabre
Informations pratiques :
Itinéraires des Photographes VoyageursDu 1er au 30 avril 2005
Bordeaux
En savoir plus sur :
- Jean-Pierre favreau Photographe
- Stéphane guibourgé Photographe
- Ciuco gutiérrez Photographe
- Fernando herráez Photographe
- Jean hervoche Photographe
- Catherine izzo Photographe
- Michael kenna Photographe
- Pablo pérez-mínguez Photographe
- Christian von steffelin Photographe
- Itinéraires des photographes voyageurs Festival
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