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Itinéraires des photographes voyageurs 2008

17è édition
Du 1er au 30 avril 2008, à Bordeaux, Itinéraires des photographes voyageurs invite le public à découvrir un festival photographique sur le thème du voyage par le biais d’expositions organisées dans les principaux lieux culturels bordelais. Cette 17ème édition du festival propose un parcours étonnant par delà plusieurs continents. De la Chine aux Amériques en passant par l’Europe, l’Afrique et l’Océanie, tous les continents sont représentés par le regard des dix photographes. Hasard des voyages de chacun ou passion profonde, une place importante est laissée à l’Afrique de l’Ouest, une destination prisée par cinq des photographes qui exposent cette année. Noir et blanc ou couleur, argentique ou numérique, ces images sont remarquables, obéissant au seul regard des photographes.
Philippe Bernard, Ombres blanches
Enseignant, Philippe Bernard a travaillé pendant dix ans hors d’Europe, avant de rentrer en France en 2006. D’Oman à la Mauritanie en passant par Taïwan, il poursuit un travail photographique autour de l’aliénation engendrée par la modernité et le progrès. Réalisée en Afrique, sa série Ombres Blanches interroge sur cette aseptisation et cette uniformisation de notre société au travers de portraits pris à contre-jour, face au soleil. La couleur de peau s’efface, la vision s’obstrue et le visage exprime l’inexprimable.
Frédérique Bretin, Des paysages
Evanescents et diaphanes, les paysages photographiques de Frédérique Bretin saisissent un silence d’or, un temps immobile, le hasard des rencontres. Elle les qualifie volontiers de « contacts visuels collectés », d’« empreintes d’humeurs nomades » ou de « fragments de mémoires fictives ». Ils invitent à se laisser bercer par son imagination, réduisant le moindre détail inutile et effleurant à peine la photographie de leur présence.
Pascal Grimaud, Maiden Africa
Les photographies de Pascal Grimaud évoquent un temps suspendu, des moments de grâce pris en flagrant délit. Après de nombreux voyages, il pose son regard à travers cette série sur quatre pays de l’ancienne Afrique Occidentale française, Mali, Burkina-Faso, Sénégal et Togo. Pleines de vie et pourtant légèrement désenchantées, ses images sans fard offrent un regard sur le passé à travers le présent, un ailleurs aussi mélancolique que désinvolte.
Stéphane Louis, Sur la route de Salton Sea
Inspiré autant par le romancier Richard Brautigan que par le singer/songwriter Mark Lanegan, la série de Stéphane Louis saisit la majesté des espaces américains dans toute sa grandeur. Sur les traces de Jean Baudrillard et d’autres, de l’Utah à Salton Sea, en Californie du Sud, immergé dans un paysage de déserts et de conquête de l’Ouest, il se confronte à l’architecture intime d’un pays où cette idée de « prendre la route » revêt encore tout son sens.
Sophie Mabille, Chinois,Pékin à vélo
Parisienne, Sophie Mabille étudie la photographie à partir de 1978 auprès de Bernard Esclapez, avant de passer plusieurs années aux Etats-Unis. Elle se consacre entièrement à la photographie depuis 2002. Son travail sur les vélos pékinois, dos courbés, charges excessives et effervescence économique, évoque l’humanité véritable d’un pays en mouvement perpétuel.
Florent Mazzoleni, Tezeta
Jeune auteur et journaliste bordelais, Florent Mazzoleni photographie en couleur, par hasard autant que par passion. Du Brésil au Sri Lanka, de l’Ethiopie au Cap-Vert, du Mali aux Etats-Unis, sa série Tezeta (« nostalgie » en amharique) se fraye un itinéraire intime à la lisière d’une modernité élusive. Ses images expriment le désenchantement palpable du bord des chemins, cet indicible besoin de rendre compte de ce qui a été et de ce qui n’est plus, une quête irrépressible de profondeur et de sincérité.
Jean-Jacques Moles, Soyons simple
Après de nombreux voyages, de Cuba à la Roumanie en passant par les Etats-Unis, le Yémen ou l’Indonésie, Jean-Jacques Moles pose ses semelles de vent au Bénin, et plus exactement dans la région d’Abomey, berceau du vaudouisme et des familles royales dahoméennes. Depuis 1994, ses nombreux séjours sur place donnent lieu à d’émouvantes rencontres photographiques. Singulier et humble, son regard en noir et blanc évoque aussi bien l’œuvre du grand Pierre Verger que la grâce de Guy Le Querrec.
Mario Muchnik
Argentin né en 1931, Mario Muchnik devient physicien de renom à New York, avant de se lancer en photo en 1963 et de devenir éditeur et traducteur à partir de 1973, tout en publiant de nombreux essais et ouvrages. Il suit les traces d’Henri Cartier-Bresson, dans sa quête du « moment décisif », ou comme il l’appelle, d’« une impulsion », travaillant à l’ancienne avec un boîtier Leïca, en noir et blanc. Ses images saisissent avec acuité et sobriété les interactions de l’homme avec son environnement.
Bernard Plossu / Marcelo Fuentes, Regards croisées sur villes et paysages
Bernard Plossu et Marcelo Fuentes sont fascinées par les paysages, l’architecture fonctionnelle, rationaliste, constructiviste et par l’architecture héroïque de la Modernité. Le photographe Bernard Plossu présente son travail autour d’architectures urbaines et de paysages inhabités. Le peintre valentien Marcelo Fuentes regarde les villes et les paysages comme des natures mortes. L’exposition Regards croisés sur villes et paysages propose la confrontation fascinante de ces deux regards.
François Sagnes, L’immobilité des voyages
Auteur de plusieurs publications, François Sagnes façonne une vision singulière de la photographie en noir et blanc depuis 1976. Travaillant à l’ancienne, avec une chambre, il réalise de véritables dessins ou gravures photographiques, jouant élégamment avec l’espace, la lumière et la matière. De l’île de Pâques à Petra, de l’Italie à la Belgique, ses photos donnent vie aux pierres, sculptures et statues, à peine troublées par le soleil, le vent et la végétation. Il nous propose ici, ses vues égyptiennes.
Jordis Antonia Schlösser, Abschied von gestern (adieu au passé)
Née en 1967, la photographe berlinoise Jordis Antonia Schlösser a effectué un saisissant reportage sur la mine à ciel ouvert de Garzweiler, où œuvre la plus grande roue excavatrice du monde. Sobres et précises, ses images en noir et blanc illustrent la folie des hommes lorsque ceux-ci décident de réduire la nature à néant. Elles rendent hommage à ces villages désertés et à ces vies brisées par une course démesurée au profit, alors même que ce gisement houiller s’épuise.
Informations pratiques :
Itinéraires des photographes voyageurs 2008 - 17ème éditionDu 1er au 30 avril 2008
Bordeaux (33)
Entrée libre
En savoir plus sur :
- Philippe bernard Photographe
- Frédérique bretin Photographe
- Pascal grimaud Photographe
- Stéphane louis Photographe
- Sophie mabille Photographe
- Florent mazzoleni Photographe
- Jean-Jacques moles Photographe
- Mario muchnik Photographe
- François sagnes Photographe
- Jordis Antonia schlösser Photographe
- Itinéraires des photographes voyageurs Festival
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