Communiqué
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Joachim Mogarra

Images au Centre 2005
Une commande du Centre national des arts plastiques. Joachim Mogarra réalise en images une relecture de La Divine Comédie de Dante, référence de la littérature de la Renaissance. Constitué en trois volets, l’ensemble aborde successivement l’Enfer, le Paradis et le Purgatoire au travers d’un travail sur la lumière. De nouveau, Mogarra replace ses objets du « presque rien » en une vision métaphorique dans laquelle se côtoient trivialité et sublime, les deux versants d’une même réalité.
Joachim Mogarra construit un univers poétique, tout à la fois modeste et sublime. Tel un bricoleur éclairé, il emploie les objets les plus communs et triviaux dans la fabrication de saynètes détournant des thématiques souvent choisies pour leur exotisme ou leur notoriété.
Etant particulièrement intéressé par la littérature ancienne et renaissance, mon projet est de réaliser trois séries de photographies noir et blanc ayant pour sujet « La Divine Comédie » de Dante ; une série pour chaque partie : l’Enfer, le Purgatoire, le Paradis.
Les images consacrées à l’Enfer sont très sombres, avec de nombreux contre-jours. Celles consacrées au Paradis sont, au contraire, avec un éclairage radicalement différent, très lumineux. Parmi celles sur le Purgatoire, il y en a un certain nombre prises en extérieur, avec décors naturels et personnages réels ; quelques unes étant rehaussées à l’acrylique noire et blanche.
Joachim Mogarra
Joachim Mogarra est né en 1954 à Tarragone (Espagne) ; il vit et travaille à Montpellier. Au début des années 1980, ses photographies noir et blanc instaurent un rapport d’échos entre des événements de l’histoire de l’humanité et leur représentation par des moyens de fortune. En 1985, la série « Les Chefs-d’oeuvre de l’art » parodie avec un soupçon d’impertinence les oeuvres d’artistes marquants du XXe siècle. Le processus s’amplifie lorsque Joachim Mogarra aborde le thème de la religion dans les séries des « Lieux de la foi » et « Série biblique » en 1986. L’usage des aphorismes, seuls ou accompagnant des images, montrent l’intérêt soutenu de Joachim Mogarra pour les jeux de mots et les jeux de langage.
Par le biais d’un étrange changement d’échelle, Joachim Mogarra métamorphose ses mises en scène des objets du « presque rien » en une vision métaphorique au sein de laquelle se côtoient le trivial et l’artistique, le ludique et le sérieux.
La magie de l’oeuvre de Mogarra réside dans cette capacité de déplacement et d’évocation qui consiste à produire un maximum d’effets avec un minimum de moyens, autrement dit à "reconstruire des chefs-d’oeuvre avec des « bouts de ficelle », en se jouant des images et des mots.
Dans l’oeuvre de Joachim Mogarra, le sacré et le profane ne s’opposent pas : ils constituent les deux versants d’une même réalité. L’image, support de l’émotion, nous propose un voyage entre réalité et fiction.
Son oeuvre a fait l’objet de publications : Joachim Mogarra 1981-1993, Ed. Frac Limousin, 1993 ; Joachim Mogarra, Ed. Galerie Georges-Philippe Valois, 1996 ; Joachim Mogarra, Ed. Galerie Georges-Philippe Valois, 1998.
Fondée en 1774, reconstruite en 1960 au coeur historique de la ville, l’École supérieure des beaux-arts de Tours offre deux formations en art et en conservation-restauration des oeuvres sculptées permettant d’aborder tous les aspects de l’activité artistique, de l’acte de création à la réhabilitation des oeuvres.
Informations pratiques :
l’École supérieure des beaux-arts de ToursEntrée libre
Images au Centre 2005
En savoir plus sur :
- Joachim mogarra Photographe
- Images au Centre Festival
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