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Communiqué
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La Capture de l’éclat : photographies de Guy Lucas de Peslouan

Fnac Ternes et Boucheron présentent
La Capture de l’éclat
Un artiste choisit des bijoux de haute joaillerie comme thème exclusif de ses recherches. Durant deux ans, Guy Lucas de Peslouan va soumettre le bijou à la question photographique. Le bijou en lui-même, certes, les éléments qui le composent, mais aussi sa représentation, la perception mentale qui est la nôtre aujourd’hui de ces objets, révélés ici comme des oeuvres d’art à part entière.
Devant ces images, nos sens sont immédiatement mobilisés par l’effet esthétique. Guy Lucas de Peslouan ose un art photographique libéré, imprégné de la pensée picturale moderne, des inventions iconographiques majeures du XXème siècle. On perçoit vite dans ces images les allusions pétillantes aux langages sensuels de Gauguin, de Picasso ; au génie sensible de la couleur de Matisse ; à la rigueur graphique de Moncrian, voire religieuse, de Malevitch. Les flous vertigineux, les cadrages qui ne sauvegardent parfois que l’infime fragment - l’éclat -, la rupture d’échelle font vaciller notre regard.
Guy Lucas de Peslouan a choisi le haut joaillier Boucheron en raison de l’audace de ses créations contemporaines, mais également pour la richesse de son patrimoine artistique. L’idée du photographe était de confronter la référence historique et l’acte esthétique contemporain dans une dialectique créatrice de sens.
Découvrant ce travail qui actualise notre vision, les Editions Cercle d’Art ont eu le désir de publier ces photographies dans leur "Collection" à la suite de La Beauté en Voyage, consacré à Hermès, autre "artiste" de l’objet.Jean Christophe Bédos, Président de Boucheron
Boucheron, l’histoire
Depuis 1858, Boucheron élabore bioux, montres et parfums. Une création fidèle à une longue tradition d’excellence, mais toujours en phase avec la mode de son temps. Aujourd’hui, le joaillier est aussi connu pour son audace et son esprit novateur que pour la somptuosité qui n’a cessé de caractériser ses réalisations.
Si le nom de Boucheron est devenu synonyme de luxe, c’est en grande partie grâce à son prestigieux passé. Depuis sa fondation, le joaillier fait oeuvre de pionnier : travaillant avec les artisans et les dessinateurs les plus doués, il fut le premier à graver des diamants, il explore les techniques les plus complexes, sculpte avec brio des matériaux difficiles. Il n’accepte que les pierres précieuses parfaites, serties sur des dentelles d’or ou des fils « couteaux », jusqu’à rendre les montures invisibles. Il adapte l’Art nouveau au bijou et s’inspire d’une nature sublimée : un envol d’oiseaux, des pétales de coquelicot se posent sur des tiares et des broches. Sa maîtrise éclate dans une série de colliers célèbres, appelés « point d’interrogation » : une branche flexible s’enroule autour du cou et retient une rose épanouie, des feuilles de lierre ou un bouquet de mimosa. Les membres du Gotha et les célébrités affluent : la tsarine de Russie, Sarah Bernhardt et Réjane. Les milliardaires américains Mackay et Vanderbilt. Boni de Castellane, les Rothschild. Les grandes dames du tout-Paris et les lionnes du demi-monde viennent chercher chez Boucheron l’objet diffèrent, unique. La comtesse Greffulhe choisit une tiare en plumes de diamants tandis que la Belle Otero commande un corset intégralement incrusté de pierres précieuses.
En 1893, Boucheron lance la place Vendôme : il est l’un des premiers joailliers modernes à s’y installer, cinq ans avant l’ouverture de l’hôtel Ritz. L’hôtel particulier du numéro 26 est l’ancienne résidence de la comtesse de Castiglione, beauté fameuse du second Empire dont le nom est désormais indissociable de celui du joaillier.
Mais ce dernier voit bien au-delà des frontières parisiennes : une boutique Boucheron s’ouvre à Moscou dès 1897, et à Londres, sur Bond Street, en 1903. Dès les années 20, il se tourne vers l’Orient. En 1928, le maharadjah de Patiala lui confie six caisses de perles et de pierres précieuses pour ètre montées en bijoux. En 1930. c’est encore à lui que le Shah d’Iran demande d’estimer le Trésor du royaume de Perse.
La période de l’Art déco insuffle une créativité nouvelle. Quand les femmes se coupent les cheveux, abandonnent les corsets pour la petite robe noire, Boucheron dessine de longs pendants d’oreilles. des sautoirs de diamants et de perles dans le style de la « joaillerie blanche » des années 20 et 30. D’autres bijoux audacieux, très architecturés, allient les couleurs vives des pierres dures à l’éclat du diamant et la transparence du cristal de roche. Dans les années 40 puis 50, le glamour hollywoodien, l’élégance du New Look amènent Boucheron à concevoir le clip transformable, des montres bracelets, les premières « Reflet » et « Pointe de diamant », une nouvelle joaillerie de jour en or, mais aussi d’étonnants sacs du soir précieux. Les décennies 60 et 70 jouent le contraste : aux parures empierrées répondent l’insouciance de bijoux bohèmes pour « hippies de luxe » : pendentifs en or martelé sertis de cabochons, bracelets ethniques, maxi-montres et bagues géantes. En 1988, Boucheron lance son premier parfum. Son flacon s’inspire du saphir bleu, pierre emblématique de la maison et du cabochon, D’autres parfums suivent, dont les senteurs et les somptueux flacons assurent un succès international.
Les années 2000 commencent pour Boucheron par un renouveau esthétique. En 2002, la collection « Beauté Dangereuse » inaugure une période de créativité intense, jusqu’à « Trouble Désir » en 2005 qui confirme l’originalité et la richesse de la démarche, Modernisant ses références, Boucheron lance avec grand succès une haute joaillerie, des bijoux et des montres qui s’imposent aujourd’hui comme de nouvelles icônes du luxe.

Corps de bague pavé de saphirs roses. Les yeux sont en émeraudes
© Guy Lucas de Peslouan

Extrait du livre de dessins pour le Maharaja de Patiala, 1928
© Guy Lucas de Peslouan

Collection " Beauté Dangereuse ", 2002
© Guy Lucas de Peslouan
Informations pratiques :
La Capture de l’éclatPhotographies de Guy Lucas de Peslouan
Du 21 septembre au 15 octobre 2005
Fnac des Ternes à Paris (Espace rencontres)
En savoir plus sur :
- Guy Lucas de peslouan Photographe
- Fnac Ternes Lieu d’expo
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