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Communiqué
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Exposition photo
Le Labyrinthe Horvat

La première grande rétrospective de Frank Horvat. 1946-2006 : 60 ans de photographie.La forme du labyrinthe semble adéquate pour représenter l’itinéraire de Frank Horvat, avec ses bifurcations, ses tournants, ses croisements, ses retours, ses ouvertures inopinées et ses voies sans issue. Grâce à une initiative d’Isabelle Quentin-Heuzé, Directrice Générale Adjointe à la ville de Boulogne-Billancourt et chargée de la Culture, une rétrospective de 340 photos, qui sera dûment intitulée Le Labyrinthe Horvat, aura lieu à l’Espace Landowski, entre le 6 décembre 2006 et le 25 février 2007.
Le labyrinthe
La rétrospective comprend 340 tirages exécutés par l’auteur, groupés en 20 sections à la fois chronologiques et thématiques, chacune précédée de l’extrait d’un texte d’Horvat, généralement daté de l’époque : une sorte de petite rétrospective de commentaires autographes. La conception du décor est de Fiammetta Horvat, scénographe en Angleterre et en Italie et fille de l’auteur. Les cimaises ont été construites dans les ateliers de la Mairie de Boulogne-Billancourt, dirigés par Alain Dubay.
L’exposition comprend deux niveaux : la nef de l’Espace Landowski et la salle d’expositions temporaires du Musée des années 30.
Dans la première sont présentés les travaux de commande dans leur majorité en noir et blanc et dans la seconde les projets personnels le plus souvent en couleur.
Le "fil" du labyrinthe est matérialisé par un numéro assigné à chaque tirage. À chaque point du parcours - un peu comme dans la vie - le visiteur peut entrevoir
d’autres parcours possibles. Qui plus est - et bien mieux que dans la vie - il peut à son gré les emprunter, les quitter ou les reprendre.
On se demandera si 340 images, chacune chargée d’un message parfois intense et presque toujours différent, ne sont pas trop nombreuses pour le visiteur, ou au contraire insuffisantes pour rendre compte de 60 ans de carrière.
Analyse de la rétrospective
Reportages en noir et blanc (1946-1963 : Italie, Pakistan, Inde, Angleterre, France, autour du monde). Sous l’influence de Henri Cartier-Bresson et dans la mouvance de Life, de Magnum et de la photographie humaniste. "Ce n’est qu’à posteriori" admet Horvat "que j’ai sélectionné les photos qui me semblaient plus miennes - c’est à dire plus
chargée d’une qualité que j’appelle présence, comme on _ parle de la présence sur scène d’un comédien."
Photos de mode, surtout en noir et blanc (1957-79 : pour Jardin des Modes, Elle, Vogue, Harper’s Bazaar, Glamour, Twen, Stern, etc.) Moins intéressé par la mode que par celles qui la portent, Horvat réagit contreles conventions de l’époque. "On me disait révolutionnaire parce que je voulais que les mannequins (comme on disait) enlèvent leurs perruques et leurs maquillages et se présentent à mon objectif dans la rue, parmi les passants. Reconsidérées aujourd’hui, après les libertés prises par certains de mes confrères, elles paraissent plutôt bon chic bon genre. Au fond ce que je cherchais, dans mode comme dans le reportage - était une même sensation de présence."
Couleur (1963-80 : projets personnels comme Arbres, Vraies Semblances, New York, travaux de commande réunis dans Hors mode). "Je compris vite que pour faire une bonne photo couleur il ne suffit pas de mettre du Kodachrome dans l’appareil." Comparée à la composition en noir et blanc, la couleur exigeait le contrôle d’autres paramètres - mais ce souci risquait de compromettre la spontanéité de l’instant décisif, qui pour un disciple de Cartier-Bresson restait essentiel : d’où le balancement entre les images à la sauvette de New York et la directivité de Vraies Semblances et Hors Mode. "En fait tout mon parcours" précise Horvat" a été une alternance entre le rôle du témoin et celui du metteur en scène, comme si je tenais un pied dans l’un et un pied dans l’autre."
Numérique (1992—) : "À l’opposé de la digitalophobie de certains confrères, l’ordinateur m’est apparu, de prime abord, comme une fabuleuse ouverture." Pour commencer sur l’imaginaire : entre 1992 et 97, Horvat profite (ou, selon certains puristes, abuse) de Photoshop, pour représenter non seulement ce qu’il voit, mais ce qu’il voudrait voir - notamment avec Bestiaire et Mythologies. Au-delà des associations d’idées et d’images, il est fasciné par le contrôle offert par le nouvel outil non seulement sur la couleur et la composition, mais aussi (et surtout) sur les techniques auxiliaires comme le tirage, la retouche et le graphisme, confiées longtemps à des spécialistes et revenant désormais - comme aux débuts de la photographie - dans l’aire de compétence de l’auteur.
Catalogue de l’exposition
Publié par les Éditions du Chêne. Le catalogue reproduit la séquence des photographies et des textes exposés sur les cimaises, telle qu’elle a été déterminée par la maquette originelle de Frank Horvat. Il est précédé d’une préface par Martin Harrison.




Informations pratiques :
Le Labyrinthe HorvatRétrospective des photographies de Franck Horvat
Du 6 décembre 2006 au 25 février 2007
À l’Espace Landowski de Boulogne - Billancourt
En savoir plus sur :
- Frank horvat Photographe
- Espace Paul Landowski Lieu d’expo
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