Gérez votre site photo :
Photo : G. Gautier

Veuillez mettre à jour le player Flash de votre navigateur





Veuillez mettre à jour le player Flash de votre navigateur



Votre publicité ici


Statistiques



Veuillez mettre à jour le player Flash de votre navigateur


Acheter cet ouvrage :

Voir aussi : notre boutique

3/10/05 - Par Laurent Fabry  - 1042 visites  -  Impression (PDF) 

Le désert blanc

Le désert blanc

Les éditions du Chêne ont, à n’en pas douter, une affection particulière pour les amoureux du désert. Après l’impressionnant travail de Michael Martin, Les plus beaux déserts du monde, et avant lui Jean-Luc Manaud (4 ouvrages publiés à ce jour), Philippe Lafond ou encore Alain Sèbe (2 ouvrages), lequel produit, depuis lors, ses livres via sa propre maison d’édition, c’est au tour du photographe Patrick Darphin d’être mis à l’honneur cette année. Avec un livre d’une grande esthétique, et pour trait commun vis-à-vis de ses confrères, une passion qui frise l’obsession.

Mais il faut dire que celui-ci aura cherché longtemps son sujet de prédilection. Non content de mener une carrière dans la photographie commerciale, celui-ci voyage du Grand Nord aux savanes africaines en passant par les montagnes d’Asie en espérant trouver l’inconnu, or c’est l’impression de déjà-vu que lui laisse le plus souvent à son retour le fruit de son travail. En fait, ce n’est pas dans le viseur de son appareil photo, mais dans les récits de l’explorateur Théodore Monod, grand savant naturaliste français qui consacra sa vie au désert du Sahara, que celui-ci trouve bientôt la clé de ce qui allait devenir son terrain d’action. Une région de l’Egypte grande comme le Bassin Parisien, située entre les oasis de Baharya au nord et Farafra au sud, dont il saura voir comme personne avant lui les trésors de graphisme et de lumière. Tout ce qui avait échappé au scientifique Monod résonne parfaitement avec la sensibilité du photographe Darphin, et nous est retranscrit dans les images de ce très bel ouvrage : des paysages n’ayant rien de lunaires mais au contraire truffés de bizarreries. Une roche sédimentaire, la craie dure du crétacé, sculptée par l’érosion et le temps en toutes les formes possibles érigées vers le ciel. Ces monticules, des sculptures naturelles aussi statiques et imposantes pour notre oeil qu’elles sont friables et éphémères à l’échelle des ères du temps qui les ont vues se former, sont autant de sujets extravagants permettant de réfléchir la lumière du soleil, de la lune et des étoiles, et la renvoyer sur la pellicule FujiFilm Provia 100 F du photographe contemplatif. "Yourtes mongoles", "meringues", ou encore "phoques de grès", voilà ce que ces silhouettes évocatrices peuvent représenter. Patrick Darphin, aidé du géophysicien Edmond Diemer, qui fut aussi compagnon de route de Théodore Monod, et du professeur François Fröhlich du Muséum d’Histoire Naturelle, n’oublie pas d’apporter quelques pistes scientifiques pour accompagner ses images, lesquelles complètent les descriptions et anecdotes qui font de l’ouvrage une lecture ou les images s’agrémentent parfaitement de quelques textes. Autre attention particulière, le voyage auquel nous invite l’auteur dépasse le simple cadre du désert et ses paysages. Le parcourt comprend notamment, tout comme le périple d’une semaine qu’il organise pour les amateurs (voir détails sur son site), deux oasis, et s’intéresse aussi à toutes les traces ancestrales de vie humaine ou animale présentes en ces lieux (peinture rupestres, poteries et silex taillés, squelettes et fossiles). Enfin, en hommage aux milliers de kilomètres qui ont du être parcourus dans la solitude et le silence pour rapporter un tel travail, et pour se souvenir de la recherche insatiable et de l’imaginaire du photographe, on retiendra "le graphisme des sable", et les images panoramiques de cet inattendu "érotisme des dunes"...

Présentation de l’éditeur

L’extrême aridité, la sculpture étonnante de ses paysages, font du désert Blanc, situé en Égypte entre les oasis de , l’un des endroits les plus singuliers du Globe. Sa géologie apporte une vision inédite du désert. La craie éclatante le jour se pare de rose et de mauve au coucher du soleil et d’or sous la pleine lune. Le froid matinal donne aux ombres ce bleu si particulier de nos jours de neige, et l’imagination s’emballe face aux monstres de craie luttant contre les siècles d’érosion.



Informations pratiques, notation et achat :

Parution : 9 mars 2005
30 x 2 x 26 cm, relié sous jaquette
168 pages
140 photos couleur
ISBN : 2842775988
40 euros
Note sujet : 5/5
Note photos : 5/5
Note textes : 5/5
Note esthétique : 5/5
 


En savoir plus sur :



Participer :


  Donnez votre avis sur cet ouvrage (forum)
  Devenez chroniqueur (rub. livres)
Enregistrer au format PDF  Enregistrez / imprimez cet article (PDF)
A la une :

Veuillez mettre à jour le player Flash de votre navigateur



Chercher un photographe professionnel :

Veuillez mettre à jour le player Flash de votre navigateur


Photographes :
inscrivez-vous ici
(service payant)


      Choisir un photographeRetour en haut ^