Communiqué
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Léa Crespi et Sabine Meier

Le Château d’Eau présente "lieux" une série tirée de l’oeuvre photographique de l’ariste française Léa Crespi ainsi que "Ah, voilà... voilà" l’oeuvre photographique de Sabine Meier qui engage une réflexion sur le medium photographique à travars la présence du photographe dans l’image.
Léa Crespi
Son travail décrit un parcours dans une sucession de pièces désaffectées qu’elle traverse nue. Elle nous propose des photographies couleurs de très grands formats où le lieu et le corps interrogent l’existence et sa fragilité ainsi que notre part d’humanité dans un espace chargé d’histoire.
Dans cet univers livré à l’abandon et au délabrement, ce personnage, sans jamais donner un sentiment d’exploration du lieu, incarne une présence floue, détachée, en quête d’une issue. Trouvant certaines de ses inspirations dans Ulysse de James Joyce et la Divine Comédie de Dante, Léa Crespi agit comme un révélateur qui renvoie à la quête de soi, son passé, ses origines, au delà de l’enfermement. Adoptant des positions proches de celles d’un mannequin ou d’une créature d’un jeu vidéo, elle nous révèle un corps docile semblant presque privé de sa motricité.
Sabine Meier
Après un travail de nature conceptuelle, une pratique plus littérale de la photographie s’est imposée à elle d’où sont issus des autoportraits da grand format, essentiellement en couleur. L’autoportrait comme le portrait de personne. La spécificité de l’autoportrait photographique lui semble résider dans le fait qu’il est l’image d’un circuit fermé : il n’expose finalement que la surface sensible contenue dans l’appareil, lui même relié au photographe par le cordon déclencheur que tient la main, le corps se trouvant là comme opérateur et modèle à la fois. Le sujet de l’autoportrait devenait l’acte du déclenchement, l’instant de la saisie, et l’espace comme théâtre de l’opération.
Ce qu’elle recherche tient de ce que l’on pourrait identifier à un désinvestissement, à un retrait de l’image comme description, à une absence, voire à un aveuglement consenti. Ainsi, elle tente de créer à chaque séance de travail les conditions de cette abstraction de la conscience. Ecran, miroir fêlé, tain défait et éclat de lumière participent de cette démarche comme le l’esthétique de ses images.
Informations pratiques :
"Ah, voilà... voilà"Photographies de Sabine Meier
"Lieux"
Photographies de Léa Crespi
Du 27 juin au 6 septembre 2007
Galerie Le Château d’Eau
Inauguration prévu le mercredi 27 juin 2007 à partir de 18h en présence des deux artistes
En savoir plus sur :
- Léa crespi Photographe
- Sabine meier Photographe
- Galerie du Chateau d’Eau Lieu d’expo
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