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23/04/05 -
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Les Galapagos, sanctuaire de l’évolution naturelle des espèces

Galapagos
Les Galapagos. Voici un chapelet d’îles, un espace insulaire de la République d’Equateur situé dans l’océan Pacifique pour être exact, tout à fait hors du commun, connu de tous, et sujet d’étude pour d’innombrables naturalistes à travers le monde depuis des décennies. Et même des siècles, puisque monsieur Charles Darwin en personne y établissait dès 1835 son centre de recherche, encore présent sur l’île de Santa Cruz.
Les raisons de cette notoriété, il faut les chercher dans la situation géographique, une zone de haute activité volcanique doublé d’un climat à la fois sec et équatorial, des courants chauds, d’autres froids, etc. Conséquence de cette abondance d’éléments perturbateurs, une incroyable diversité végétale et animale, et un renouvellement permanent pour le monde du vivant avec un taux d’endémisme des plus élevés de la planète. Des espèces que l’on ne trouvera nulle part ailleurs pour la simple raison qu’elles limitent pour certaines leur territoire à une seule île voire même uniquement une région d’île. Pour Darwin, cité en ouverture de l’ouvrage, "les espèces qui survivent ne sont pas les plus fortes ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements". La voilà la dure loi de la nature, ce n’est pas tant la force que l’adaptabilité à son propre milieu. De quoi méditer sur la globalisation et notre condition d’espèce humaine voulant tout réguler, tout maîtriser, à tout instant et partout, nous qui ne faisons qu’accélérer les phénomènes naturels, les bousculer et les modifier.
Mais nous nous égarons, revenons plutôt aux Galapagos, ce lieu magique, cet endroit de pèlerinage pour tout photographe naturaliste, où la vie est restée comme intacte et préservée, magnifiée par le cliché de ces gros lézards se prélassant au soleil sur des roches volcaniques, lesquels semblent venir tout droit du paléolithique. Pour comprendre à quel point cette région est unique, quelques chiffres : 17 des 27 espèces d’iguanes, la moitié des 57 espèces d’oiseaux présents là-bas ne sont présents nulle part ailleurs. Une diversité comparable se trouve juste sous la surface des quelques 133 000 kilomètres carrés de territoire océanique protégé.
Alain Pons et Christine Baillet nous entraînent en visite sur les 11 des 21 îles que comptes les Galapagos.
Comme toujours, il s’agit d’un ouvrage instructif, parfaitement présenté, et dont les images pourraient presque se suffirent à elles-mêmes tant elles émanent des meilleurs spécialistes en la matière, citons d’ailleurs chacun d’entre eux, il s’agit de Diane Castanet, Christophe Courteau, Jacques Dupont, Yann Gennetay, Olivier Hervieu, Eric et Michèle Jouaux, Yves Lefèvre, Michel et Françoise Millot et Daniel Trinquecoste.
D’un point de vue pratique, on apprendra que ces îles constituent, depuis 1959, un parc national dont la préservation implique une réglementation drastique : durée des visites sur chaque île limité à un certain nombre d’heures dans la journée et interdiction d’introduire de la nourriture (les repas doivent donc se prendre sur les bateaux, seuls moyens de locomotion ou lieux de vie pour aborder les îles inhabitées). Un guide assermenté est même indispensable pour pénétrer dans ce sanctuaire inscrit au patrimoine mondial de l’humanité à l’Unesco depuis 1978.
Informations pratiques, notation et achat :
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Parution : 15/01/2005 19 euros 1 x 27 x 21 cm, broché 64 pages ISBN : 2915828016 Note sujet : 5/5 Note photos : 5/5 Note textes : 5/5 Note esthétique : 5/5 |
En savoir plus sur :
- Christine baillet Photographe
- Alain pons Photographe
- Empreinte et Territoires Editeur
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