Veuillez mettre à jour le player Flash de votre navigateur
Veuillez mettre à jour le player Flash de votre navigateur
Agenda Expositions :
(actuellement 29)
Prochains vernissages >>
Autres événements >>
Stages - Formations >>
Communiqué
- 144 visites
- Impression (PDF)
Maria Théodora

Mois de la Photo 2006 à Paris (14ème édition)
Maria Theodora est une oeuvre multiple. Une quête. Au départ, des objets de famille, transmis de père en fille, de mère en fils : des tampons de batik, une boîte chinoise laquée, des coupes d’offrandes tressées de clous de girofle, des étoffes, éventails, vieux livres, un rouleau en bambou aux inscriptions en caractères Batak. Et un journal intime, un petit livre, de 17 centimètres sur 20, recouvert d’un papier marbré.
Glissée entre les pages une photographie. Datée du début des années 1860, cette photographie jaunie montre une jeune femme de seize ou dix-sept ans : mon arrière-arrière grand-mère, Maria Theodora. Elle a des traits asiatiques, mais la robe et toute la mise en scène de la photographie sont occidentales. Son père, allemand, a travaillé à partir de 1834 comme médecin pour le gouvernement colonial néerlandais en Indonésie. Sa mère était une femme du pays, indonésienne d’origine chinoise. On ne sait rien d’elle, sauf son nom, Djinio, et une date de naissance approximative. Je suis parti en Indonésie, sur les traces de Maria Theodora et de sa mère. Je suis revenu de ces voyages avec des textes et des images, une vidéo et une série de photos, le tout complété à mon retour en Europe :
Cent vingt photographies, cent vingt portraits de femmes tentant d’incarner le temps d’une pose la figure de Maria Theodora ; des femmes d’origines différentes, photographiées dans la même pose, le même vêtement, le même décor que Maria Theodora. Un casting impossible. Des photos de quête d’identité.
Mes propres notes de voyage en Indonésie, pays agité et en mutation, écrites en miroir au Journal de Maria Theodora qui relate des moments de son enfance à Batavia, et notamment la séparation d’avec sa mère et son arrivée en Allemagne.
La vidéo « Batavia 1997 », le portrait d’une métropole de l’Asie du Sud-Est d’aujourd’hui, où l’on aperçoit Maria Theodora, telle une revenante sur les lieux de son enfance. Tout dans cette oeuvre, textes et images, l’appelle, mais c’est en creux qu’elle s’inscrit.Jakob Gautel
Commissaire : Noëlle Chabert, directrice du Musée Zadkine.
Un livre est publié aux Editions Au Figuré, FRAC Haute-Normandie, 2005.
Informations pratiques :
Maria ThéodoraPhotographies de Jakob Gautel
Du 16 novembre 2006 au 14 février 2007
Dans le cadre du Mois de la Photo 2006 à Paris (14ème édition)
Musée Zadkine (Paris 6ème)
En savoir plus sur :
- Jakob gautel Photographe
- Musée Zadkine Lieu d’expo
Participer :
Donnez votre avis sur cet événement (forum)









