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Photographe Architecture
Communiqué  13/09/10
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Prix - concours photo

Prix Canon de la Femme Photojournaliste 2010

Prix Canon de la Femme Photojournaliste 2010 - Martina Bacigalupo lauréate

Martina Bacigalupo lauréate

Le Prix Canon de la Femme Photojournaliste 2010 a été décerné par l’Association des Femmes Journalistes (AFJ) à Martina Bacigalupo (Italie) pour son projet de reportage : Uganda : The resistance of the forgotten, qui racontera le quotidien d’une femme ougandaise victime de la guerre et surtout son incroyable endurance dans sa lutte pour la survie de ses petits enfants.

Le jury s’est réuni à Paris le 29 juin 2010. Il était composé de : Cyril Drouhet (Figaro Magazine), Monica Allende (Sunday Times, Grande-Bretagne), Magali Jauffret (L’Humanité), Dan Torres (Jeune Afrique), Delphine Lelu (Visa pour l’Image), Jean-Bernard Maurel (DirectSoir) et pour l’AFJ : Brigitte Huard, Catherine Lalanne (Pèlerin) et Florence Panoussian (AFP).

Le prix, doté par Canon France et soutenu par le Figaro Magazine, sera remis à la lauréate le 4 septembre 2010 à Perpignan, lors du 22ième Festival International de Photojournalisme Visa Pour l’Image. D’un montant de 8000 Euros, il est destiné à soutenir la lauréate dans la réalisation de son projet. Elle aura un an pour le mener à bien et son travail fera l’objet d’une exposition ou d’une projection lors du festival Visa pour l’Image 2011.

Le jury du Prix Canon/AFJ 2010 a décidé de soutenir Martina Bacigalupo dans son prochain projet :

Uganda : A resistance of the forgotten racontera le quotidien d’une femme ougandaise victime de la guerre et surtout son incroyable endurance dans sa lutte pour la survie de ses petits enfants.

La photographe italienne va suivre la vie de Fielda, une femme de 52 ans. Sa région d’origine a été dévastée par la guerre. Son mari, suspecté de rebellion a été emprisonné. Ses geôliers l’ont laissé mourir de faim. Son beau-frère, qui a hérité d’elle à la mort de son époux, lui a transmis le VIH avant de mourir. Elle s’est retrouvée seule avec 5 enfants et a travaillé comme ouvrière agricole pour les nourrir et les envoyer à l’école. En 1996, Fielda a perdu sa jambe gauche en marchant sur une mine. Personne dans sa communauté ne l’a soutenue.

J’ai rencontré Fielda lors d’un voyage d’étude pour Human Rights Watch. Quand je suis arrivée au village, elle était à genoux sur le sol, creusant son champs, son torse nu en sueur sous le soleil. Impossible de voir en elle une victime. Je voyais une femme déterminée à cultiver son champs : j’étais devant une guerrière, la combattante d’une résistance ancestrale

 

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Martina Bacigalupo vit et travaille depuis trois ans dans cette region de l’Afrique. Elle a croisé et écouté de nombreuses histoires, très fortes :

C’est comme si la douleur et l’injustice étaient sans fin, dit-elle, Mais j’ai appris aussi que les seules victimes qui existent sont celles que l’on victimise, et les gens que j’ai rencontrés ne pleurent pas ; ils se battent

 

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Martina Bacigalupo a 32 ans.

Après des études de littérature et de philosophie en Italie, elle a étudié la photographie au London College of Communication de Londres. En 2005, elle a remporté le Black & White Photographer of the Year Award. Elle a été l’assistante de la photographe Giorgia Fiorio à Paris, où elle a rejoint le Reflexions Masterclass.

Ces trois dernières années, basée au Burundi, elle a travaillé en Afrique de l’Est où elle s’est concentrée sur les droits de l’homme. Elle a travaillé pour les Nations Unis, avant de collaborer avec différentes ONG internationales (Human Rights Watch, Care, Médecins Sans Frontières, Handicap International).

S’inscrivant pleinement dans la tradition de la photographie documentaire, elle est tout particulièrement impliquée sur la question de la condition des femmes en Afrique. Elle réalise des reportages où la pudeur de son approche n’enlève aucune force au propos qu’elle défend.

En 2010 Martina Bacigalupo a réalisé Umumalayika, un reportage remarquable sur le quotidien d’une mère et de sa fille, deux femmes du Burundi qui affrontent ensemble le handicap. Elle est représentée par l’agence VU (Paris).



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