Veuillez mettre à jour le player Flash de votre navigateur
Veuillez mettre à jour le player Flash de votre navigateur
Agenda Expositions :
(actuellement 46)
Prochains vernissages >>
Autres événements >>
Stages - Formations >>
Par Didier Gualeni
- 166 visites
- Impression (PDF)
Mathieu Pernot, "Hautes surveillances" et "L’Etat des lieux"
La Galerie VU présente le travail de Mathieu Pernot, un photographe né à Fréjus en 1970 qui vit entre Paris et Barcelone. Il expose régulièrement dans les hauts lieux de la photographie et a déjà à son actif quatre monographies.
La visite commence par un mur de « hurleurs ». Ce sont de personnes qui correspondent avec des prisonniers en se plaçant sur une hauteur non loin d’une prison marseillaise. Les parloirs ne sont pas ouverts à toutes heures, les visiteurs ne sont pas forcément disponibles au moment des horaires d’ouverture, alors des femmes et des hommes crient des mots en direction des fenêtres des cellules en s’aidant de leur main pour les amplifier. Ils ont un mouvement du corps bien particulier pour lancer dans l’air leurs paroles, ils s’époumonent. Tous les autres détenus en profitent y compris les 30 % de détenus qui n’ont jamais de visite. Il s’agit de grands formats en couleurs. Ils sont suivis par des grands formats en noir et blanc pris à la chambre de 4 x 5 inches. Mathieu Pernot nous donne une vision frontale sur des lieux de détention et de surveillance de plusieurs établissements pénitentiaires français. Ce sont des lieux qui donnent sur l’extérieur mais il est impossible d’en sortir. Les courettes extérieures où l’herbe arrive parfois à pousser sont couvertes par des grillages. Sur ces images il n’y a pas de présence humaine ce qui fait ressortir le béton brut et toutes les grilles.
Un autre mur de la galerie présente des images extraites de L’état des lieux une série de photographies d’immeuble démolis à l’explosif. On y voit l’instant ou l’immeuble est devenu instable et commence une chute fatale. Ce sont à la fois des visions ethnographiques et archéologiques car il y a toute une mise en scène autour de ces démolitions pour célébrer une sorte de nouveau commencement des lieux par les municipalités, mais ce sont également des souvenirs individuels et une mémoire collective qui disparaissent.
Vivant en partie à Barcelone, Mathieu Pernot expose, dans le même état d’esprit des photos de quartiers espagnols avant, pendant et après démolition. Toute une série d’images montrent des intérieurs squattés, avant leur démolition, plus proches du caveau de famille par leur taille que d’une chambre. Les papiers peints défraîchis, les fenêtres obstruées par des parpaings, les affaires répandues sur le sol, les ampoules qui pendent au plafond montrent un état de déchéance des lieux. Des êtres humains, les plus démunis tentent de survivre dans des lieux sans confort. Que sont-ils devenus ? Les photos de Mathieu Pernot questionnent sur la dignité humaine, l’enfermement, le sens de la ville, la pauvreté.
Ouvrages
Tsiganes - Actes sud - 1999
Un camp pour les bohémiens - Actes sud - 2001
Hautes surveillances - Actes sud - 2004
L’Etat des lieux - Société Française de photographie - 2004








Informations pratiques :
Galerie Vu - ParisHautes surveillances et L’Etat des lieux
Du 14 janvier au 5 mars 2005
Entrée libre
En savoir plus sur :
- Mathieu pernot Photographe
- Galerie VU’ Lieu d’expo
Participer :
Donnez votre avis sur cet événement (forum)
Devenez chroniqueur (rub. livres)


