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Exposition photo

Mise à nu

Mise à nu

Cinq plasticiens et photographes, Hichem Driss, Katia Feltrin, Bruno Fournier, Myriam Guitard et Wen Ti revisitent la thématique du " nu " à L’Espace Rose de la créatrice de mode chinoise Bei qui vient d’ouvrir un vaste showroom à Pékin où elle espère bientôt consacrer un espace dédié à l’art contemporain.

Hichem Driss

Dans la série des « Voiles dévoilés » (exposée à la Fiesta des Suds de Marseille en 1997), il présente le corps de femmes sous forme de fragments grâce à un procédé technique qu’il a mis au point, à savoir le transfert Polaroïd tiré sur de la toile photographique. Dans la nouvelle série qu’il présente chez Bei, il renouvelle cette expérience raffinée de manipulation des produits sensibles. En découlent des couleurs étranges, des glacis à la frange de la peinture qui viennent perturber le lissé de l’image initiale alors que son cadrage originel très abstrait laisse à peine deviner l’image d’un corps.

Katia Feltrin

Naturiste, Katia Feltrin s’interroge sur la particularité humaine à se vêtir. Le vêtement, les Diktats de la mode, les codes sociaux de l’habillement, leurs évolutions composent souvent ses matériaux de base. Au début des années 1990, elle s’aperçoit qu’une vague « bio » - aujourd’hui totalement entrée dans les mœurs - inonde, en France, la presse féminine et les rayons des supermarchés non spécialisés, tandis que les enseignes « bio » se développent à toute allure dans les villes. De cette réflexion sur le « bio », de sa critique envers une presse féminine, réduisant de son point de vue l’image de la femme à un objet sexuel plastique dénué de toute humanité et de sensibilité, est née l’idée du « biostriptease ». Aimant jouer sur les mots, elle donne une réalité matérielle au terme de l« ’effeuilleuse » , la traduction française de stripteaseuse. Ainsi naquit l’idée d’une robe « bio » en laitue dévorée lentement par des escargots. Plusieurs performances ont été effectuées dans les années 1990 et une vidéo, entre autres, tournée en 2001, est ici exposée dans une version accelérée. Quatre photographies noir et blanc, issues de commandes de deux anciens modèles féminins et datant du début des années 1990 sont également exposées.

(c) Katia Feltrin
© Katia Feltrin

Bruno Fournier

Après un séjour initiatique en Amérique du Sud où il découvre la possibilité d’agir sans entrave,il acquiert la certitude de ses choix. Ceci au prix d’une liberté chèrement et à jamais acquise. Cette volonté d’expression et de mouvement, qui s’impose dans son travail comme force de vie et de conquête, le fait s’arrêter aux Etats-Unis. Là, pendant plus d’un an il puisera l’énergie et la force d’appréhension immédiate des choses et du ressenti. Fort de ces expériences, il revient en France où il assiste différents photographes français et étrangers, parmi eux Michel Comte. Puis il s’aventure seul et développe une technique fondée sur ce mouvement deja pressenti qu’il adapte particulièrement à la photographie de mode. Parallèlement à ce travail, il développe des projets personnels, notamment le nu en mouvement qu’il présente dans différents festivals et galeries.

Myriam Guitard

Photographe depuis de nombreuses années, Myriam Guitard s’intéresse à la féminité, à son mystère, à l’émotion que les femmes peuvent véhiculer et qu’elle désire capter de préférence avec l’argentique, même si elle commence à apprécier les « résultats instantanés » que lui procure le numérique.

J’ai beaucoup exploré et travaillé sur le thème de la féminité en photographie argentique couleur et noir et blanc. J’aime la photographie argentique, la prise de vue mais aussi le développement ; l’attente de l’apparition de l’image dans le bain révélateur, le tout dans une pièce éclairée par une ampoule rouge. Ça a un côté magique tout ce petit rituel archaïque. Myriam Guitard

 

(c) Myriam Guitard
© Myriam Guitard

Wen Ti

Jeune artiste chinois, Wen Ti vit et travaille à Paris depuis 3 ans. Diplômé de l’Ecole Centrale des Arts et de Design de Pékin, il exerce le graphisme en free-lance et se révèle sur la scène musicale chinoise à la fin des années 1990 en tant que DJ et compositeur. Depuis quelques années, il se consacre à la photographie et s’exprime à travers le montage numérique. Il a déjà réalisé une série de photographies intitulée Plasticdream I sur les vitrines des magasins et les mannequins, en particulier. Dans une deuxième série Plasticdream II Wen TI intègrent par montage des poupées dans le milieu urbain, en les humanisant et en leur faisant vivre le même quotidien urbain que nous. Il présente chez Bei une série de nus masculins majoritairement en y intégrant des éléments de perturbation par le collage, le photomontage numérique.

(c) Wen Ti
© Wen Ti


Informations pratiques :

Mise à nu
Photographies d’Hichem Driss, Katia Feltrin, Bruno Fournier, Myriam Guitard et Wen Ti
Du 29 mars au 18 avril 2007
Bei - Espace Rose (Paris, 2ème)
 


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