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4/06/07 -
Par Collectif Argos (usage interdit)
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Que reste-t-il du cinéma en Palestine ?

Balise du Collectif Argos n°34
Que reste-t-il du cinéma en Palestine ? Des bobines rouillées jonchant un sol poussiéreux. Des affiches délavées aux bords déchirés. Des portes murées aux serrures enchaînées. Une salle désertée sans éclats de rires, sans murmures et pleurs étouffés. "Le cinéma, c’est ce pays en plus, cet autre pays sur la carte du monde. Jean-Luc Godard." Depuis la première Intifada, déclenchée en 1987, il n’existe plus qu’un cinéma commercial, ouvert en 2000 à Ramallah en Cisjordanie, grâce à des fonds occidentaux privés. Sur l’ensemble du territoire palestinien, il y a une vingtaine d’années, on recensait 4 salles à Jérusalem Est, 4 à Ramallah, 4 à Naplouse, 3 à Bethléem, 4 à Gaza, 1 à Khan Younès et 1 à Raffa. Dans un pays en guerre, l’absence de rayon de lumière qui, depuis la cabine de projection, illumine l’écran plonge tout un peuple dans la nuit : « J’ai 44 ans et aujourd’hui ma vie se résume à dormir, travailler, manger, raconte Mohamed, employé au département des relations internationales du gouvernement palestinien. Je n’ai plus l’occasion, dans cette prison à ciel ouvert qu’est devenue la Bande de Gaza, de m’évader en allant au cinéma. Ce qui me rend le plus triste, c’est pour les enfants : Sans le cinéma, leur culture, c’est le sang ». Texte de Aude Raux.
Exposition à partir du 14 juin au cinéma studio 66 à Champigny-sur-Marne (94).
En savoir plus sur :
- Cédric faimali Photographe
- Aude raux Auteur
- Argos Collectif
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