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Communiqué
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Parcours

Mois de la Photo 2006 à Paris (14ème édition)
Né en 1939 à Los Angeles, Ralph Gibson découvre très jeune la magie de la lumière sur les plateaux de la Warner Brothers où travaille son père : « Je me rappelle encore les charbons très vifs des arcs électriques qu’on utilisait à l’époque pour exposer les faibles pellicules orthochromatiques en noir et blanc. C’est sans doute de là que me viennent le sens du contraste et l’importance que j’attache à la présence de l’appareil. »
Parti à seize ans de chez lui , il s’engage dans la marine et se trouve envoyé dans l’école de photographie de l’armée à Pensacola en Floride : « J’ai pris la chose à coeur et c’est là que j’ai eu l’impression, pour la première fois de ma vie, de me réaliser pleinement. Au cours de ma première traversée de l’Atlantique, alors que j’étais de quart à trois heures du matin sous une tempête qui faisait rage, j’ai regardé le ciel et je me suis exclamé : « Un jour, je serai photographe ! » Quarante ans plus tard... cette exclamation résonne toujours. »
En 1959, à la fin de son service, Ralph rentre à la California School of Fine Arts de San Francisco. Il a déjà acquis une bonne connaissance de tous les aspects techniques du genre. La technique, à l’époque, était considérée comme une fin en soi, comme le lieu même de l’art de la photographie. Puis, très rapidement, on lui propose de devenir l’assistant de Dorothea Lange, occasion à ne pas manquer : « Dorothea est la première grande photographe que j’ai eu le privilège de connaître personnellement. Elle ne parlait pas beaucoup, mais j’ai retenu de sa fréquentation que c’était le contenu d’une photographie qui importait. » « Depuis, je n’ai jamais travaillé sans partir d’un point que je me fixais à l’avance. Chaque photo que je prends trouve sa pertinence par rapport à une idée que j’approfondis, ou par rapport à une série ou à un livre. Cette méthode laisse ouverte à l’infini les possibilités de trouvailles, mais elle diminue sensiblement le risque du chaos. » Malgré tous les contacts qu’il eut avec les géants du documentaire américain, les photos de Gibson semblent bien posées : une étude protocolaire de l’ombre et de la lumière, des images qui explorent avec calme un sujet ou un thème unique comme un visage, un vase ou encore les courbes de l’ombre et de la lumière sur un corps de femme. Son travail a beaucoup plus en commun avec celui de Harry Callahan et des autres « chroniqueurs formalistes » qu’avec les adeptes de « l’esthétique instantanée » de sa génération.
(Extraits d’interviews de Ralph Gibson)
Commissaire : Charles Zalber
Informations pratiques :
RéfractionsPhotographies de Ralph Gibson
Du 2 novembre au 2 décembre 2006
Dans le cadre du Mois de la Photo 2006 à Paris (14ème édition)
Galerie Lucie Weill & Seligmann
En savoir plus sur :
- Ralph gibson Photographe
- Galerie Lucie Weill & Seligmann Lieu d’expo
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