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Par JP. Houdry
26/11/07 437 visites Impression (PDF) |
Paris Photo 2007, le bilan

Paris photo a clos sa onzième édition le dimanche 18 novembre sur de bons résultats malgré une grève des transports commencée dés le vernissage du salon le 14 novembre. L’impact de la grève s’est traduit par une baisse de fréquentation de 20% (32 100 visiteurs en 2007 contre 40 200 en 2006) et surtout l’annulation de la venue de collectionneurs de province et d’Europe du Nord (Allemagne, Pays-Bas, Belgique) sans oublier certains acheteurs américains pénalisés également par la faiblesse du dollar. L’édition 2007 qui réunissait 104 exposants (83 galeries et 21 éditeurs) de 17 pays avec l’Italie comme invitée d’honneur fut particulièrement riche.
C’est toujours avec une très vive excitation pour le photographe que je suis de découvrir chaque année les nouvelles propositions des galeries françaises et internationales à Paris Photo. Au-delà du marché de l’art – finalement réservé aux très riches - c’est l’aspect purement créatif qui retient mon attention, l’ensemble des galeries donnant quand-même une bonne tonalité générale de la photographie contemporaine notamment.
Si le marché parait-il cette année a été moins florissant (voir l’article du journal Le Monde de Claire Guillot paru dans l’édition du 19-11-2007), nous sommes au moins spectateurs d’une production qui s’efforce toujours de se renouveler. Et si certains prix me paraissent carrément prohibitifs et sans commune mesure avec l’âme profonde de la création photographique, les découvertes sont toujours rassurantes. Alors, laissons-nous aller à quelques coups de cœur forcément subjectifs…
L’Italie cette année comme invitée, en plus des classiques comme Mario Giacomelli, Mimmo Jodice, Gabriele Basilico, Luigi Ghirri, Olivo Barbieri, les plus contemporains comme Raffaela Mariniello chez Studio Triorio avec ses grands formats de fête foraine italienne photographiés entre chien et loup m’ont plu !
Et puis, au hasard de la liste et pour la plus grande émotion : Walter Niedermayr et Bill Henson chez Robert Miller ; Michelle Sank à la Galerie des Filles du Calvaire ; Signe Vad, Matthias KochH et Bimbaum Lillian chez Esther Woerdehoff ; Jorma Paranen avec un sublime reflet chez Taik ; Jeff Bank et Simon Norfolk avec ses « réacteurs nucléaires » chez Michael Hoppen (Simon Norfolk se renouvelant sans cesse ! ) ; Laure Letinsky avec ses natures mortes évanescentes sur fond blanc chez Yancey Richardson Gallery ; Mona Khun chez M + B ; Todd Hido chez Rose Gallery ; et puis toujours la photo espagnole en quête de sensations ou de grands formats avec les très grands portraits de Pierre Gonnord chez la toujours « révolutionnaire » Galeria Juana de Aizpuru ; Carlo Valsecchi chez Guido Coste Projects avec des photos superbes à la chambre ; Frank Breuer encore là chez Luisotti ; Denis Darzacq ; Tim Maguire avec ses « fleurs carnivores » chez Franck Bordas, etc … La liste est longue, pas exhaustive, le bon cœur et la sensibilité de chacun faisant le reste .
Pour conclure, tarif toujours élevé pour le commun des mortels, Paris Photo est une belle manifestation pour l’amateur d’art photographique comme pour le collectionneur fortuné. Mais, nous l’avons dit, pourquoi faire de la photographie, parfois, une inaccessible étoile ??? A ce propos, le prix de vente raisonnable de certains tirages, comme celui des images de Tim Maguire par exemple chez Franck Bordas me parut raisonnable et propre à élever ce merveilleux art à un statut plus conforme.



























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