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sur le plateau de "Juste pour Rire"Ségolène Royal pour Europe1 © Jean-Philippe ROBIN Ségolène Royal invitée de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1Caméra Café pour M6 © Jean-Philippe ROBIN Arnaud Ducret et Yannick Choirait sur le plateau de "Caméra Café" saison 2Jean-Philippe ROBIN
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Photographe Plateau
Par Picto  12/05/10
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Picto 1950 – 2010

Picto 1950 – 2010 - 60 ans de complicité avec les photographes

60 ans de complicité avec les photographes

2010 : Célébration de la complicité entre Picto et les photographes Picto souhaite profiter de cette date anniversaire pour célébrer sa passion de l’image et cette belle histoire d’amour et de complicité entre les équipes Picto et les créateurs photographes. Pour fêter ses 60 ans, Picto organise plusieurs évènements tout au long de l’année. Ci-contre : © Jean Noël Reichel


- Une exposition à Arles pendant les rencontres 2010, sur le thème de la complicité. Picto demande aux photographes partenaires de sélectionner parmi leurs oeuvres « la photo » qui représente le mieux cette idée de complicité. Le lieu d’exposition sera le Magasin Electrique. Ce sera également l’occasion de montrer l’évolution des techniques d’épreuves de 1950 à 2010.
- Un mur d’image à Arles, avec 90 portraits de chaque membre de l’équipe Picto, réalisés par Jean Noël Reichel, côtoiera l’exposition des photographes partenaires.
- Un livre sera édité d’ici la fin de l’année, reprenant certaines photographies exposées. Cet ouvrage reviendra également sur les grandes évolutions techniques et artistiques des 60 dernières années de l’histoire de la photographie.

L’exposition en Arles du 3 juillet au 19 septembre 2010

Picto est né d’une belle histoire de complicité, celle qui s’est installée entre Pierre Gassmann et Brassaï dans les années 30.

Pierre vivait dans une chambre de bonne, Brassaï, déjà dans les beaux étages du même immeuble parisien ; une passion les rapprocha, celle de l’image. Pierre devint le tireur attitré de l’auteur de « Paris de Nuit », puis des grands photographes du 20e siècle : Henri Cartier-Bresson, Robert Capa, Chim, William Klein, Robert Doisneau,…

La création de Picto en 1950 scella cette connivence entre le photographe et son laboratoire.

Si les techniques ont fondamentalement évolué depuis 60 ans, du Noir et Blanc traditionnel aux plateformes de tirages et d’impressions ‘Online’…, Picto sait que cette relation de complicité entre les créateurs et les techniciens du laboratoire est essentielle dans l’élaboration d’une oeuvre photographique. Cette tradition perdure aujourd’hui à travers les nouveaux talents qui lui confient la réalisation de leurs images.

Picto vous propose une promenade historique des 60 dernières années, sous les deux aspects de l’évolution des techniques de tirages et d’impression, et des sensibilités artistiques diverses qui ont marqué les dernières décennies. Pas de prétention d’exhaustivité dans cette présentation, mais une proposition singulière autour des nombreux photographes qui ont accepté de nous confier une de leurs images.

« La complicité », objet de cette exposition, est ce lien d’humanité sans lequel la photographie n’existerait probablement pas.

A travers cette manifestation, Picto réaffirme sa raison d’être pour les 60 prochaines années : Voir avec le regard de l’autre !

Voir avec le regard de l’autre » par Christian Caujolle

C’était au temps où Montparnasse accueillait les artistes venus du monde entier et entre autres ceux qui arrivaient d’Europe Centrale. C’était également le temps où la photographie, celle qui était portée par des auteurs affirmant à la fois leur liberté et leur regard, accédait à la modernité. Et c’est dans cet esprit que se fit la rencontre entre un artisan amoureux des images et ceux qui les créaient.

Tous savaient que le négatif, le sacro saint original, était avant tout une promesse de l’image à venir, une matrice que l’on allait pouvoir et que l’on allait devoir interpréter pour coucher sur le papier le portrait, le paysage, le graphisme des ombres et des lumières tels que le photographe les imaginait. Sur le papier, justement. Mais lequel ? Car il y en avait beaucoup, bien plus qu’aujourd’hui en fait, des plus ou moins mats, des perlés qui captaient la lumière en gouttelettes, d’autres qu’il fallait glacer sur la feuille de métal chauffée pour faire monter les noirs au fond du miroir qui devenait surface de l’image. Pour cela, comme pour le choix des produits, le tireur était un merveilleux complice. Une bénédiction pour tous ceux qui détestaient réaliser eux-mêmes leurs épreuves et s’enfermer dans le noir comme Henri Cartier-Bresson, un recours salvateur pour ceux qui étaient malhabiles à masquer ou qui n’avaient tout simplement pas le sens pratique et la sensibilité de ce travail pratique. Alors l’artisan, pour peu qu’il comprenne quel était le désir du photographe, était et reste essentiel. Il est au service d’une création et il y participe. Avec modestie trop souvent, mais les photographes savent bien à quel point leur ont été précieux ces hommes – et quelques rares femmes – de l’ombre pour aboutir et accoucher leurs visions.

Les techniques ont évolué, certaines ont disparu, d’autres se sont imposées. On a, par exemple, multiplié les possibilités pour la couleur. Le numérique a laissé penser que l’on pouvait de plus en plus précisément contrôler les choses, multiplier avec une précision de plus en plus grande. De grandes machines, des imprimantes brillantes ont peu à peu supplanté les bacs et les odeurs des produits chimiques ou les lampes inactiniques se sont raréfiés. Pourtant, le rôle du tireur, technicien compétent et conseiller attentif reste toujours aussi important. Car lui sait des choses que le faiseur d’images ignore, entre autres les limites de la technique telle qu’elle a été conçue. Et son grand plaisir est souvent de les repousser, ou de les contourner.

Ces experts, qui restent des artisans, n’ont de fonction réelle que s’ils peuvent dialoguer au plus profond des envies – qu’ils aident souvent à préciser – des photographes avec lesquels ils travaillent. C’est dans l’exercice d’un échange profond, intime, que, sous peine de n’être que de simples exécutants – mais, dans ce cas là, il y en a beaucoup qui sont compétents – les meilleurs tireurs deviennent réellement des complices des photographes.

Pierre Gassman, qui adorait tirer, dialoguer, interpréter a été le fondateur et l’âme de Picto. Sur ces bases là. Ce qui est formidable, c’est que, alors que le temps a passé et que trois générations ont eu la charge de l’entreprise, le même esprit, au service des photographes pour leur permettre d’aboutir au mieux leur travail, se soit perpétué. Mieux, c’est en sachant assimiler les mutations technologiques que Picto a pu rester fidèle à cette capacité de « Voir avec le regard de l’autre ».

L’histoire de Picto

Picto c’est une belle histoire

(c) Edouard Boubat
© Edouard Boubat

Picto, premier laboratoire photographique européen, a été crée en 1950 à Paris par Pierre Gassmann, passionné d’images et tireur attitré des grands talents photographiques de ces années d’avant et d’après guerre. S’en suivirent 40 années de croissance, orchestrées par Edy Gassmann (aujourd’hui décédé), et sa femme, Paulette. Les activités du laboratoire intégrait progressivement la couleur, le photomontage et la retouche, d’abord manuelle, puis numérique.

Picto c’est un présent exaltant

Aujourd’hui, Picto est dirigé par Philippe Gassmann, petit-fils du fondateur. Installée dans le quartier de la Bastille et à Courbevoie, l’entreprise emploie cent personnes, qui ont su garder intacte la passion de l’image tout en s’adaptant aux évolutions photographiques. Picto intervient sur l’ensemble de la chaîne graphique en n’oubliant pas sa vocation « Voir avec le regard de l’autre » : création, production photographique, tirage photographique et Fine Art, retouche créative, photogravure de catalogue et impression grand format. Picto est également présent en Province au travers d’un réseau de licenciés à Lille, Lyon, Toulouse et Marseille.

Picto c’est un bel avenir
L’entreprise s’est dotée, au fil des années, des technologies de pointe pour répondre aux nouveaux besoins des professionnels de l’image : la fabrication de packshots en 3D ou les toutes dernières imprimantes écologiques à encre Latex ou UV. Picto n’oublie pas pour autant que son avenir passe par celui des nouveaux photographes. Il est l’organisateur depuis 12 ans du Prix de la Jeune Photographie de Mode, partenaire majeur de la Bourse du Talent et partenaire, chaque année, de nombreuses expositions et d’une douzaine de festivals photographiques en France.

Les photographes complices :

Gilles ABEGG, Gregoire ALEXANDRE, Celine ANAYA-GAUTIER, Daniel ARON, Kader ATTIA, Frederic AUERBACH, Pierre BACHELOT, Jean Christophe BALLOT, Christophe BATIFOULIER, Gaston BERGERET, Quentin BERTOUX, Bruno BISANG, Werner BISCHOF, Jacques BORGETTO, Edouard BOUBAT, Pierre BOUCHER, Thierry BOUET, BRASSAÏ, Frédéric BRENNER, Jérôme BREZILLON, Nicolas BRUANT, René BURRI, BUTZ & FOUQUE, Robert CAPA, Henri CARTIER BRESSON, Julien CHATELIN, Florence CHEVALLIER, Pascal CHEVALLIER, CHIM, CLARK & POUGNAUD, Alain CORNU, Gilles COULON, Christian COURREGES, Jean Louis COURTINAT, Léa CRESPI, Thibaut CUISSET, Denis DARZACQ, Marjolijn DE GROOT, Nathalie DE MONTES, Pierre DE VALLOMBREUSE, Claire DE VIRIEU, Raymond DEPARDON, Thierry DES OUCHES, Robert DOISNEAU, Thierry DREYFUS, Marion DUBIER, Sophie ELBAZ, Grégoire ELOY, Jean Michel FAUQUET, Georges FESSY, François FONTAINE, Benoit FOUGEIROL, Martine FRANCK, Roberto FRANKENBERG, Jean louis GARNELL, Boris GAYRARD, Yves GELLIE, Catherine GFELLER, Harald GOTTSCHALK, Diane GRIMONET, Ernst HAAS, David HAMILTON, Estelle HANANIA, Franck HORVAT, Derek HUDSON, Jean Baptiste HUYNH, Claudia IMBERT, Dominique ISSERMANN, Mick JAYET, Frederic JOURDA, Michael KENNA, André KERTESZ, Majida KHATTARI, William KLEIN, Peter KNAPP, Josef KOUDELKA, Stéphanie LACOMBE, Hien LAM DUC, Jacques-Henri LARTIGUE, Laurence LEBLANC, Jean Francois LEPAGE, Vincent LEROUX, Peter LINDBERGH, Xavier LUCCHESI, LUCIE & SIMON, Serge LUTENS, MAN RAY, Rémy MARLOT, Ralf MARSAULT, Guillaume MAUCUIT-LECOMTE, Christophe MEIMOON, Corinne MERCADIER, Bertrand MEUNIER, Marc MONTMEAT, Sarah MOON, André MORAIN, Yann MORVAN, Martin MUNKACSI, Isabel MUNOZ, Jürgen NEFZGER, Marie Paule NEGRE, Rajak OHANIAN, Jacques OLIVAR, Mathieu PERNOT, Bénédicte PETIT, PEYGHAM, Marion POUSSIER, René&Radka, Jean RAULT, Jean-Noël REICHEL, Marc RIBOUD, Georges ROUSSE, Denis ROUVRE, Paolo ROVERSI, Sebastiao SALGADO, Tom SANDBERG, Emanuele SCORCELLETTI, Stéphane SEDNAOUI, Michel SEMENIAKO, Jerome SESSINI, Malick SIBIDE, Anton SOLOMOUKHA, Patrick SWIRC, Maurice TABARD, Patrick TABERNA, Keichi TAHARA, Jean Marc TINGAUD, Elene USDIN, Eric VALLI, Laurent VAN DER STOCKT, Laure VASCONI, Alexeï VASSILIEV, Ellen VON UNWERTH, Martine VOYEUX, Sabine WEISS, Jan WELTERS, Laurent WEYL, Kimiko YOSHIDA.

Italie, 1933
Italie, 1933
© Henri Cartier Bresson / Magnum Photos

Yokoro 1970
Yokoro 1970
© Malick Sidibe Courtesy : André Magnin.

Jean-Paul GAULTIER et Jade PARFITT
Jean-Paul GAULTIER et Jade PARFITT
© Roberto Frankenberg

Labyrinthe 2007
Labyrinthe 2007
© Rene&Radka

Picto et l’évolution des techniques par Hervé Le Goff et Michel Vaissaud

La technique ne doit être que l’intendance mise au service du photographe Pierre Gassmann

 

Les soixante années qui séparent l’installation héroïque des premiers agrandisseurs de la rue de la Comète et l’échange en ligne sur des projets d’images couvrent plus d’un tiers de l’histoire de la photographie. Elles représentent aussi le parcours de trois générations de la famille Gassmann impliquées dans autant de grands segments technologiques. Le noir et blanc pratiqué par les grands maîtres et les photojournalistes est à l’origine de la fondation en 1950 de Pictorial Service par Pierre Gassmann, qui dès lors instituait sous la notion de complicité l’idée d’être à l’écoute des photographes et d’aller au-devant de leurs souhaits. Garant d’une tradition recherchée des grandes collections, attentif aux progrès apportés par la souplesse de nouveaux papiers, Pierre Gassmann revenait dans les années 1970 sur l’interprétation du tirage d’originaux de toutes époques. La couleur dont Edy Gassmann devait en chimiste faire son affaire après avoir étudié les procédés de pointe pratiqués aux Etats-Unis et en Italie prend place chez Picto dès le début des années 1960, stimulée par les demandes de la presse magazine et de la mode. En marge des procédés de développement papiers couleur et de films diapositifs qui fonctionnent encore aujourd’hui, plusieurs procédés se succèderont répondant aux besoins et aux tendances du marché, relevant d’un échange entre les responsables techniques de Picto et les départements de recherche et de développement des différents émulsionneurs, Agfa, Fuji, Ilford et Kodak. Parmi ceux-ci, le dupli photomontage qu’Edy Gassmann substitue au Dye Transfer américain et le Cibachrome qui produira nombre de pièces de collections.

Dès le début des années 1980, Picto figure parmi les premiers laboratoires à voir dans l’émergence d’une conception numérique de la photographie une alternative aux procédés en vigueur dans la profession. Au sein du département Picto Synthèse mis en place en 1986 apparaissent les premières générations d’imageurs Lambda Durst et Frontier Fuji qui restituent un tirage argentique à partir d’un fichier numérique. Dans le domaine de la photogravure, Picto entreprend en 1995 d’adapter ou de renouveler ses machines, ce qui lui vaut aujourd’hui la certification Fogra, garantie de qualité reconnue par le secteur professionnel des Arts Graphiques.

L’avancée représentée par l’option numérique à laquelle souscrira Philippe Gassmann dès son entrée dans l’entreprise en 1990 s’accompagne bientôt du double enjeu de la qualité des tirages à jet d’encre et de leur durée de conservation qui de 30 ans dépassera bientôt les deux siècles. Après avoir proposé en 1990 le "Fine Art" avec Iris puis avec Epson, Picto

Paradoxalement, l’association numérique-internet renforce l’échange direct entre le photographe et son tireur qu’on aurait pu croire menacé par un protocole virtuel. Les services en ligne, photothèque ou échanges de fichiers sécurisés mis en place en 2000 avec Picto Online multiplient les contacts efficaces et rapides. Ils s’ouvrent à partir de 2007 à l’utilisation à distance d’imprimantes et en 2010 au tirage direct sur divers procédés. Si le très grand format se développe depuis 1994 dans les locaux Picto de la Défense, la Bastille reste, avec ses six régies le lieu du contact étroit entre le photographe et son tireur. Depuis 2002, Picto a ramené la chaîne numérique sous le contrôle du seul tireur, lui rendant la place originelle du technicien responsable de l’aboutissement du travail du photographe. Toutes générations confondues, toutes révolutions technologies assumées, Picto parvient après six décennies à maintenir la relation entre les hommes et femmes d’images que sont les photographes et leurs interlocuteurs de post production. L’accrochage aux ateliers SNCF des Rencontres d’Arles 2010 a pour ambition de mettre en lumière cette connivence entre les talents et la maîtrise des outils.

« 60 années de Picto » par Jean Noël Reichel

Le défi d’Aujourd’hui dans un monde en pleine mutation technologique : mettre au Coeur de l’Image la sensibilité du Regard de l’Homme, celle de celui qui la fait et celle de celui qui la Regarde.

Identité(s), un profil, un Regard, la force d’une Main Ouverte s’offrant à la Lumière, comme pour rassembler dans une Unité toutes les différences de ce Monde de l’Image.

La Complicité des Hommes pour que l’Image reste, comme à son Origine, " Révélation de Lumière "…

Merci, Pierre, Edy, Philippe…

(c) Jean Noel Reichel
© Jean Noel Reichel




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