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4/12/07 -
Communiqué
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Prix de Photographie de l’Académie des Beaux-Arts 2007
Malik Nejmi lauréat de la 1ère édition
Au cours de leur réunion du 26 septembre 2007, les membres du jury du Prix de Photographie de l’Académie des Beaux-Arts ont distingué le projet de M. Malik Nejmi. Né en 1973 à Orléans, Malik Nejmi est diplômé du Conservatoire Libre du Cinéma Français. Sélectionné par Raymond Depardon en 2006 pour exposer aux Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles, son travail a également été exposé aux 6èmes Rencontres Africaines de Bamako. Le travail de Malik Nejmi sur les pouponnières intitulé L’Ombre de l’enfance et présenté au Prix de Photographie de l’Académie des Beaux-Arts est un projet à long terme sur les représentations du handicap en Afrique. Il a été initié en 2006 lors d’un séjour à Bamako, et s’étendra en Algérie (sur l’enfance illégitime), à Madagascar (sur le cas des jumeaux), au Kenya et en Zambie.
Malik Nejmi est né en 1973, à Orléans, d’un père marocain et d’une mère française. Diplômé du Conservatoire Libre du Cinéma Français, il est membre fondateur de la structure « Images du Pôle » à Orléans, consacrée à la photographie et au cinéma documentaire. Depuis 2001, Malik Nejmi mène un travail sur la représentation de la mémoire et la famille. Il parle à ce propos non de reportage, mais de « photographie du récit ». De 2001 à 2005, il se consacre entièrement au Maroc : à 27 ans, il décide de se rendre au pays de son père, où ce dernier refuse de retourner, afin de constituer un « album de famille ». Le résultat de ce travail réalisé au cours de trois voyages, 94 clichés de format carré accompagnés de textes, a fait l’objet d’un livre, El Maghreb, publié aux Editions L’oeil électrique en 2006. La même année, ce travail est sélectionné par Raymond Depardon pour être exposé aux Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles. Il est ensuite exposé aux 6èmes Rencontres africaines de la photographie de Bamako (2005), au Musée des Beaux- Arts d’Orléans (2005), ainsi qu’à la Biennale Fotoseptiembre, Centro de la Imagen de Mexico (2003).
Malik Nejmi intervient également dans le cadre de projets pédagogiques. Il accompagne la démarche des travailleurs sociaux, de la mise en place des ateliers à la réalisation d’expositions. En 2004 et 2005, il met en place avec l’association Lumen deux ateliers dans le cadre du Grand Projet de Ville d’Orléans-la-Source (Ministère de la Cohésion sociale) : Correspondances, ateliers photographiques avec un groupe de femmes en cours d’alphabétisation (réalisations de cartes postales permettant un dialogue entre les quartiers et le centre ville) et Extraits, une enquête pédagogique, ateliers de sensibilisation autour de la destruction d’un immeuble.
Aujourd’hui, il poursuit deux grands projets photographiques :
Entrada reprendra le trajet de son père (avant son arrivée en France en 1970) en suivant l’historique des différents tampons et visas touristiques inscrits sur son passeport : Barcelone, Dortmund, Rotterdam.
L’Ombre de l’enfance, ce travail sur les pouponnières, est un projet sur les représentations du handicap en Afrique. Il a été initié en 2006 lors d’un séjour à Bamako (Mali) et s’étendra en Algérie (sur l’enfance illégitime), à Madagascar (sur le cas des jumeaux), au Kenya et en Zambie. C’est ce travail qui vient de recevoir le Prix de Photographie de l’Académie des Beaux-Arts et il sera exposé fin 2008 à l’Institut de France.
Le projet
Photographier dans cinq orphelinats de cinq pays d’Afrique, différentes problématiques du handicap et de l’exclusion des enfants abandonnés. Faire des images sans montrer les enfants. Photographier les lieux comme des souvenirs. Des détails, des couleurs de légos, des jouets, le matériel de rééducation et sa réappropriation dans l’usage quotidien des structures. Recueillir la parole de leurs nounous, des médecins et des bénévoles, pour en dresser des portraits effectifs et libérer la parole sur certains tabous. Ne pas être un simple témoin…Le handicap en Afrique ne résiste pas à la tradition. Au-delà des signes d’exclusion, certains médecins de brousse parlent alors de « sélection naturelle ».
Ma réflexion se porte sur cette Afrique dont on a toujours perçu la douleur par l’image ; et plus particulièrement, suite à l’expérience de Bamako, j’ai pris conscience peut-être naïvement, que l’enfance est d’une fragilité familière. Malik Nejmi
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