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Par Thomas Sanchez
13/11/07 986 visites Impression (PDF) |
Livre photo reportage, documentaire, photojournalisme
Quatre jours à Beyrouth

Parti à Beyrouth, quelques jours après le cessez le feu à l’été 2006, Pascal Colrat en a rapporté plus de 2000 photographies. Graphiste et photographe sans être reporter de guerre, son art se construit par l’association et par la confrontation d’images en doubles pages. Dans le sud du pays, dans les banlieues bombardées de la capitale, dans le Chouf aussi à la rencontre d’artistes libanais, de leur famille, de leurs amis. Autant d’images qui disent les contradictions du liban. L’ouvrage, drôle et terrible à la fois, révèle le cynisme et l’indicible qui caractérisent cette guerre qui n’en finit pas.
Pendant plus de trois mois, des combats ont opposé l’armée libanaise au mouvement islamiste Fatah al-Islam, L’armée s’est emparée de Nahr al-Bared le 2 septembre au terme de combats qui ont fait plus de 400 morts, dont 168 soldats libanais.
Les Etats-Unis, Israël et la majorité parlementaire anti-syrienne sont accusés d’ "instrumentaliser" les camps palestiniens du Liban dans les conflits internes du pays dans le but de déstabiliser l’opposition menée par le puissant parti chiite Hezbollah.
Le conflit a fait plus de 1.200 morts au Liban, en majorité des civils, et 160 en Israël, pour la plupart des soldats.
300 intellectuels appellent à réaliser, à travers la présidentielle, les aspirations du Printemps de Beyrouth. Brèves tirées du journal Le Monde, novembre 2007
Quelques nouvelles de Beyrouth, plus ou moins alarmantes, comme nous le rapporte Pascal Colrat. Après le cessez-le-feu de l’été 2006, il a rapporté plus de 2000 photos.
Suite a une rencontre de Valérie Baran avec une troupe de comédiens libanais au Tarmac de la Villette. Des liens d’amitié profonds se sont installés, et quand le moment du retour à Beyrouth est arrivé, les angoisses du pays libre se sont fait sentir. Comment ne pas se sentir impuissant face à la guerre que subissent ses amis, quand nous sommes simplement à bougonner des retards du métro.
Pascal Colrat ne compte pas le nombre de morts, il ne nous montre pas n’ont plus des madones éplorées devant les corps de leurs fils. C’est un constat, réel, sans exagération, sans apitoiement. Certes il y a des ruines, des soldats, des carcasses, des armes à feu. Mais il y a surtout des humains, des hommes, des femmes, et leurs espoirs, que l’on lit clairement dans leur regard. C’est un gâteau d’anniversaire, c’est un graffiti sur un mur ; Mais c’est surtout le paradoxe de cette ville envahie par les publicités et le mode de vie américain. Ce sont des gens perdus dans les gravas et l’occidentalisation qui essaient simplement de survivre, ou de revivre.
Je leur dirait : Valérie Baran et Pascal Colrat, merci, de nous rappeler que ce n’est pas parce que ce n’est plus au 20h qu’il ne s’y passe plus rien. Merci de nous montrer autre chose que la mort dans la mort. Et de nous avoir fait partager ces 4 jours. Merci de nous montrer des gens si beaux dans un monde aussi terrible.
Infos pratiques, notation et achat :
| Format : broché 128 pages Parution : 15 Novembre 2007 ISBN-10 : 2845972474 ISBN-13 : 978-2845972476 Prix : 45 € Notes : Intérêt du sujet : 4/5 Photographies : 4/5 Texte : 3/5 Présentation : 3/5 |
En savoir plus sur :
- Pascal colrat Photographe
- Textuel Editeur
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