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Communiqué
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Quinzaine de Cholet : XXVIème édition

Le Groupe d’Animation Photographique, créé en 1976, organise chaque année la Quinzaine de la Photographie de Cholet : Expositions, rencontres, stages, bourse de photographie et visites commentées. Parmi les artistes de ces dernières années : Denis Brihat, Willy Ronis, Luc Choquer, Roger Corbeau, August Sander, Jeanloup Sieff, André Kertész, Jean Dieuzaide, Yvette Troispoux, Lucien Clergue, Frank Horvat, Bernard Descamps, Marc Riboud, Jean-Claude Lemagny, Anne Biroleau, Jean-Claude Gautrand, Sarah Moon, Robert Delpire... Cette année, la quainzaine de Cholet présente les expositions de William Sheriff Curtis, Gilbert Garcin, Bernard Descamps, Etienne Lizambard et Mathilde Richard, Alban Kakulya et Yann Mingard.
Edward Sheriff CURTIS et l’Indien d’Amérique du Nord
Edward Sheriff Curtis, né dans le Wisconsin en 1868, quitta Seattle (Etat de Washington) en 1899 pour une extraordinaire épopée qui devait durer trente années et le conduire de l’Alaska aux Montagnes Rocheuses, de la frontière mexicaine aux Grandes Plaines, à la recherche des Indiens. Pionnier et photographe, il allait se consacrer à saisir et à conserver l’image vraie de ceux dont il déplorait vivement le sort et prévoyait la disparition des antiques coutumes. Ces photographies possèdent pour la plupart les qualités que l’on trouve dans la peinture : composition, rapports d’ombre et de lumière, précision du rendu... A ces qualités esthétiques s’ajoute le talent du photographe compétent qui a la maîtrise des temps d’exposition pour des luminosités différentes, qui connaîtle secret du développement des négatifs permettant des effets spéciaux, ou encore la manière d’effectuer des tirages atteignant le plus haut degré artistique. Sans être véritablement un ethnologue, il sut cependant voir, choisir, commenter, décrivant son propre travail comme "l’étude d’un peuple... destiné à perdre son caractère aborigène et à être assimilé". Ce n’est qu’en 1906 que Curtis, après des fortunes diverses et déjà en possession d’une énorme quantité de négatifs, rencontra celui qui comprit l’importance, la valeur et la qualité unique de cette documentation, le banquier J. Pierpont Morgan La mort de Curtis à Los Angeles en 1952 passa presque inaperçue.
Une exposition du Musée du Nouveau Monde (La Rochelle) Edward Sheriff CURTIS et l’Indien d’Amérique du Nord Edward Sheriff Curtis et l’Indien d’Amérique du Nord sera présentée dans la salle des expositions de l’Hôtel de ville.
Gilbert GARCIN : La double vie de Monsieur G.
L’oeuvre de Gilbert Garcin est une comédie aux cent actes divers, comme disait La Fontaine de ses fables, mais sans un accompagnement de morale. Les images dans lesquelles il se met en scène ne sont ni des autoportraits, ni les chapitres d’une biographie imaginaire gratifiante. Bien au contraire, chaque photographie est autonome, figure une action parfaitement claire dans son déroulement et son but, et fait sourire des mésaventures de son protagoniste. C’est dire que toutes ces images sont marquées d’humour. Celui-ci est d’autant plus efficace - on sait que l’humour aime l’implicite - que le climat de ces images se situe toujours dans un entre-deux, entre drôlerie et pathétique, entre amusement et angoisse, entre étrange et absurde. Cette ambivalence multiple fait que les photographies de Gilbert Garcin touchent toujours intimement leurs spectateurs car ils y trouvent toujours de quelque façon un écho à leurs préoccupations....
C’est dire que cette comédie est une comédie sérieuse, car si elle nous distrait, elle nous fait aussi réfléchir, et si les situations figurées sont irréelles elles sont toujours également quelque peu emblématiques de notre condition d’hommes. Certaines photographies semblent n’être qu’un gag, comme celle où l’on voit Gilbert Garcin s’efforcer de faire rouler un cerceau dans un océan de boue, d’autres touchent au mythe comme celle où, comme Sisyphe, on le voit pousser vers le sommet d’un tas de décombres un énorme bloc de pierre qui ne pourra que retomber au bas de celui-ci. Cependant, la plupart du temps ses photographies participent à la fois de la commedia dell’arte et de l’allégorie, telles celle où on le voit enserrer de son bras une grosse pierre lisse comme si c’était une femme ou celle où il pousse un rouleau pour aplanir une étendue de sable que dans le même temps ses pas creusent de profondes ornières. La tendresse ne serait-elle que l’envers de l’aveuglement, la volonté de transformer le monde, qu’une forme de folie ? Finalement on découvre qu’il y a quand même une morale impliquée dans les photographies de Gilbert Garcin. Mais elle n’a rien d’utilitaire et ne vise pas à prescrire un code de conduite : elle est spéculative et ne cherche qu’à réveiller l’intelligence de... De quoi, au juste ? De la vie ou de la photographie ? C’est au spectateur d’en décider. Cette liberté qui lui est laissée n’est pas le moindre charme des oeuvres de Gilbert Garcin.
Jean ARROUYE
La double vie de Monsieur G.. sera présentée dans la salle des expositions de l’Hôtel de ville. Gilbert Garcin sera à Cholet le samedi 15 octobre après-midi pour une rencontre avec le public. Les photographies de Gilbert Garcin sont diffusées par la galerie Les filles du calvaire (Paris).
Bernard DESCAMPS : Silences
Lieux sacrés de l’Inde du sud
L’Inde du sud, l’état le plus au sud, à l’est, le Tamil Nadu, préservé des invasions anciennes, des métissages culturels, eut son apogée vers le VIIIe siècle lorsque de puissants royaumes s’y succédèrent. L’hindouisme primordial s’y développa et d’immenses temples furent construits.
Kanchipuram, l’ancienne ville sainte compte encore une centaine de temples, Mamallapuram et ses sanctuaires très anciens, Trichy , Tanjore dont le temple somptueux est classé au patrimoine mondial, Maduraï et ses temples très actifs, Rameswaram, lieu d’un pèlerinage obligatoire, là où le dieu Rama vint se purifier après avoir tué le démon Ravana...
Les photographies s’imprègnent de ces lieux sacrés, de leurs pierres, de leur usure, des 5 éléments de l’hindouisme, des siècles de prières... Ces images sont des silences prélevés au temps.
Des silences partagés avec des hommes et des femmes en prière, avec les divinités innombrables qui peuplent ces lieux de pèlerinage.
Ces images n’expliquent rien. Il n’y a rien à expliquer . Elles montrent peu de choses. L’essentiel n’est pas visible. Elles tentent seulement d’accompagner une émotion, celle que j’ai eu en entrant pour la première fois dans l’un de ces temples, lorsque les tumultes de la rue s’éteignent, lorsque les silences font place aux mots.
Silences sera présentée dans la salle des expositions de l’Hôtel de ville. Bernard Descamps sera à Cholet le samedi 15 octobre après-midi pour une rencontre avec le public, rencontre au cours de laquelle il projettera 3 petits diaporamas qu’il a réalisés sur d’autres aspects de son oeuvre (6 à 10 mm chacun).
Le samedi 15 octobre, les visiteurs de la manifestation pourront rencontrer les invités de la Quinzaine et, également :
Martine d’Arc, agent en France du photographe Michael Kenna
Anne-Marie Garat, écrivain, auteur d’un texte de présentation de Gilbert Garcin et de l’essai "Photos de famille" (Ed. Le Seuil).
Visite des expositions et rencontres : Entrée libre
Etienne LIZAMBARD et Mathilde RICHARD : Teatro di Sogno
Etienne Lizambard accompagne les spectacles du Théâtre Régional des Pays de la Loire depuis 2001. Des loges à la scène, il capte les moments privilégiés de nos créations pour nous les restituer avec originalité. Il sait nous surprendre en nous proposant une image "étonnante" de nous-même. Ses tirages "hors normes" témoignent du regard sensible d’un amoureux de théâtre. Nous avons souhaité sa présence à nos côtés en exposant ses photographies lors de l’édition 2004 du Festival de Noirmoutier. Nous l’attendons très bientôt lors de notre prochaine création.
Patrick PELLOQUET (Directeur du T.R.P.L.)
Alban KAKULYA et Yann MINGARD : "A l’est d’un nouvel Eden"
Périple documenté sur les frontières extérieures de l’Union Européenne
De la mer Noire à la Mer Baltique, courant sur une longueur d’environ 1 600 kilomètres,une frontière partagée entre sept pays marque la limite extérieure de l’Union Européenne. Pendant plus de cinquante ans la plupart de ces pays formaient la zone tampon de l’URSS contre l’influence occidentale. Aujourd’hui, un peu plus de dix ans après la chute de l’Empire Soviétique, ils deviennent la zone tampon d’un nouvel empire : l’Union Européenne.
Nous avons choisi de montrer l’état actuel de cette frontière en gardant une distance analytique avec notre sujet, nous rapprochant de cette manière plus d’un travail de photographie contemporaine que d’un reportage "classique". Nous nous sommes aussi intéressés aux personnes directement concernées par cette limite : les gardes-frontière et les clandestins. Tous deux sont témoins et acteurs de ce qu’il est actuellement en train de se passer à l’est de l’Europe. Nous voulions vivre l’expérience quotidienne de ceux qui jour après jour la surveillent. Des patrouilles de tous les nouveaux pays membres assistées des derniers moyens électroniques l’observent jour et nuit et forment un impressionant réseau de sécurité dans toute la région.
Les êtres humains ont toujours construit des frontières au cours de leur histoire, souvent parce qu’ils avaient peur de quelque chose ; de la pauvreté, de l’agressivité d’un voisin ou simplement de l’inconnu. Il y a deux mille ans de cela une limite semblable à celle que nous venons de décrire était construite par l’Empire Romain entre la Mer Noire et la Mer du Nord. Elle comprenait plus de 900 miradors, plusieurs forteresses et garnisons.
Au-delà étaient les barbares. Même s’ils n’étaient pas forcément tous des guerriers sanguinaires prèts à mettre l’Empire en pièces, ils représentaient le non-civilisé, celui qu’il faut tenir à l’écart.
A présent le rôle de la frontière est le contrôle du marché et de l’immigration afin de protéger un empire où la liberté de commerce, entre autres, doit régner.
Alban KAKULYA et Yann MINGARD
A l’est d’un nouvel Eden (Exposition en couleurs) sera présentée dans la salle des expositions de l’Hôtel de ville. Armelle Hiance, de Harmonies en images (qui présente cette exposition), sera à Cholet le samedi 15 octobre après-midi pour une rencontre avec le public.
Le stage de la Quinzaine :
RYTHME(S) et NON RYTHME(S), Le regard en question Une approche de la photographie, la question du regard chez Roland Barthes Maître de stage : Hervé MORZADEC. Samedi 29 octobre et dimanche 30 octobre (matin).
Bourse :
Pour la troisième année, l’Association attribuera une bourse dénommée "Un nouveau regard". Le réglement peut être obtenu auprès de M. Hubert Monière 18 rue Marie-Baudry 49300 CHOLET.
Informations pratiques :
XXVIème Quinzaine de la Photographie de Cholet (Maine-et-Loire)Du 15 au 30 octobre 2005
En savoir plus sur :
- Edward Sheriff curtis Photographe
- Bernard descamps Photographe
- Gilbert garcin Photographe
- Alban kakulya Photographe
- Etienne lizambard Photographe
- Yann mingard Photographe
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