Gérez votre site photo :
Photo : L. Fabry
S'abonner à ce flux (brèves magazine)








Votre publicité ici

Statistiques du site



Trouver un photographe professionnel


Agenda Expositions :
(actuellement 77)

Juil. 2008 Mois suivant
LunMarMerJeuVenSamDim
30123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031123


NOUVEAU :

Prochains vernissages >>
Autres événements >>

Communiqué  - 1393 visites  -  Impression (PDF) 

Regarder VU, magazine photographique 1928-1940

Regarder VU, magazine photographique 1928-1940 - Mois de la Photo 2006 à Paris (14ème édition)

Mois de la Photo 2006 à Paris (14ème édition)

L’hebdomadaire illustré VU est créé le 21 mars 1928 et s’arrête le 29 mai 1940, comptant plus de 600 numéros et des hors série qui feront sensation (VU au pays des Soviets, 1931 ; L’énigme allemande, 1932 ; Fin d’une civilisation, 1933 ; Interrogatoire de la Chine, 1934 ; VU en Espagne, 1936). VU est à la tête de la révolution médiatique des années 1920, celle d’une presse qui dans l’utilisation massive de la photographie pensait produire une vision objective du monde. Tel une Vue d’Actualité Cinématographique fixée sur papier, il se veut le « Journal illustré de la semaine » par la présence constante de la photographie dans toutes les rubriques.

Son fondateur et directeur est Lucien Vogel, homme de presse engagé, créateur de la Gazette du Bon Ton (1912-1925) et du Jardin des modes (1922). Vogel pratique lui-même la photographie et devient volontiers reporter pour son propre magazine. Sa position en faveur des républicains espagnols en 1936 causera son éviction. VU développe une information diversifiée, voire éclectique (politique et affaires du monde, mais aussi société, mœurs, découvertes, cataclysmes, explorations, culture, sports, spectacles, et choses étonnantes et inhabituelles) et l’appuie constamment sur le document photographique, promettant « des pages bourrées de photographies » et « de sensationnels reportages illustrés ».

VU se distingue par la mise en place, dès 1928, de reportages photographiques, c’est-à-dire de séries de photographies sur un sujet pré-déterminé, confié à un seul photographe. VU se sert également du photomontage pour élaborer par l’image une critique politique ou sociale acerbe, en particulier sous la conduite de Alexandre Liberman, directeur artistique à partir de 1932 (ancien collaborateur de Cassandre qui a dessiné le logo de VU). Grâce à la technique de l’héliogravure rotative (rotogravure) qui utilise le montage des photographies sur films transparents, les mises en page sont très recherchées, ajoutant un nouveau pouvoir aux photographies : leur agencement et leur combinaison dynamique dans la double-page. La rotogravure apporte une qualité inégalée du rendu des valeurs, dans des tonalités brunes ou bleutées, aux images de nombreux photographes indépendants (Kertész, Man Ray, Krull, Lotar, Brassaï) et à la multitude de photos d’agences internationales. L’ensemble nous fait découvrir rétrospectivement une audace éditoriale qui ferait pâlir la plupart de nos hebdomadaires.

Couverture de VU, 31 août 1938
Couverture de VU, 31 août 1938

VU installe une prépondérance de la photographie en tant que médium d’information : « le texte explique, la photo prouve » proclamait déjà la Rédaction. En étalant ce déferlement d’images sur des murs, l’exposition Regarder VU invite à apprécier la validité d’un tel slogan auquel notre époque est si attachée. Car c’est dans VU qu’apparaissent les standards de la médiatisation photographique moderne, où l’image prime désormais sur le texte qui n’en est qu’un commentaire ou un complément - ce qui aménera l’agence photographique VU, créée il y a vingt ans, à lui emprunter son titre en guise d’hommage.

La scénographie (Marie-Noëlle Perriau) se déploie sur deux étages de la MEP (quatre espaces autonomes) avec le parti-pris d’exposer les exemplaires originaux (plus de 600 pages). Chaque espace montre comment photographes et éditeurs, en prenant progressivement conscience des propriétés de la photographie, mettent en place les standards de l’ef.cacité médiatique. Chaque cimaise explore un domaine propre à l’action médiatique de VU : l’agencement formel des pages, les visages, le développement du reportage, le sensationnalisme de l’image, l’analyse de la situation allemande, l’attractivité des couvertures (photomontage et couleurs), l’étalage hebdomadaire des étonnements photographiques, etc.

L’exposition est avant tout conçue pour que chacun puisse regarder une profusion d’images, sans superficialité, et entrer dans l’élaboration d’un système médiatique en ayant tous les éléments « sous les yeux ».

Commissaire : Michel Frizot, directeur de recherche au CNRS, historien de la photographie et Cédric de Veigy, enseignantchercheur en photographie et cinéma.

Regarder VU est une co-production de la MEP et du musée Nicéphore Niépce de Chalon-sur-Saône, où l’exposition est présentée en mars 2007.

Source : MEP

Exposition organisée dans le cadre du mois européen de la photo

Couverture de VU, n°243, 9 novembre 1932
Couverture de VU, n°243, 9 novembre 1932
Mise en page de photographies de Schall, VU, n°443, 9 septembre 1936
Mise en page de photographies de Schall, VU, n°443, 9 septembre 1936
Photomontage de couverture par Marcel Ichac, VU, n°259, 1er mars 1933
Photomontage de couverture par Marcel Ichac, VU, n°259, 1er mars 1933

Informations pratiques :

Regarder VU, magazine photographique 1928-1940
Du 2 novembre 2006 au 25 février 2007
Dans le cadre du Mois de la Photo 2006 à Paris (14ème édition)
Maison Européenne de la Photographie (Paris 4ème)
 


En savoir plus sur :



Participer :


  Donnez votre avis sur cet événement (forum)
  Devenez chroniqueur (rub. livres)
Enregistrer au format PDF  Enregistrez / imprimez cet article (PDF)


      Choisir un photographeRetour en haut ^   
 
    Evénements
   partenaires :


   En savoir plus


Tous nos Flux RSS 
Chercher un photographe professionnel