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Communiqué
12/02/11 768 visites Impression (PDF) |
Livre photo monographie, catalogue d’exposition
Sidsel Ramson

Une odyssée photographique
La conquête du monde par l’image : c’est le titre d’une plaquette publiée quasi clandestinement en 1942, c’est-à-dire pendant l’Occupation, par les jeunes surréalistes de La main à plume, lesquels, la Libération venue, se retrouveront dans le Surréalisme Révolutionnaire et pour certains d’entre eux dans le groupe COBRA. Aujourd’hui qu’il m’est offert de présenter les photographies de Sidsel Ramson, cette belle formulation (qui, sans doute, tenait alors autant du souhait que de la prophétie) me revient à l’esprit : - mais Sidsel n’est-elle pas reliée de quelque façon à COBRA, ayant accompagné avec amour la vie et l’œuvre d’un de ses artistes majeurs, le Danois Carl Henning Pedersen ? Sans doute, l’image conquérante qui intéressait les jeunes surréalistes (et qui intéressera Cobra) venait-elle principalement du « modèle intérieur ». Ils citaient à cet égard une magnifique injonction de Goethe, laquelle a gardé, me semble-t-il, toute son instance : « Il faut que la force créatrice fasse surgir ces images, ces « idoles » demeurées dans l’organisme, dans le souvenir, dans l’imagination ». Les images dont il s’agit là sont les images imaginées et imaginantes, qui constituent ce que j’ai appelé le règne imaginal, à la fois ajouté et relié aux différents règnes (minéral, végétal, animal) du réel donné, quotidien, d’où sont issues les images-témoignages, les images-constats. Les imaginées-imaginantes sont du domaine de la présentation, ou création artistique. Les images-constats, multipliées sans fin, du domaine de la représentation.
Avec la photo, le don est chaque fois définitif. Le souhait immémorial de permanence (on n’ose dire d’immortalité) est exaucé. Du passé non spolié, la photo fait un éternel présent.
Nous voici avec Sidsel Ramson dans le haut Pérou quechoua , les ruines de l’empire inca. A Jérusalem avec les Falachas soudain sortis de l’oubli, ou avec les Juifs pieux qui persistent à vivre, eux, comme hors de l’histoire... Jérusalem est particulièrement chère à Sidsel puisque c’est là que son destin s’est noué avec celui de Carl Henning. La photographie telle que la pratique Sidsel, n’est pas complètement étrangère au règne imaginal. Avec elle, comme avec tous les photographes qui ne se contentent pas de la simple objectivité, les images dans leur état définitif sont marquées par la sensibilité personnelle et à son imagination propre. Sidsel Ramson, qui a une formation d’artiste et qui a partagé intimement le travail de peintre de Carl Henning Pedersen, élabore ses photos comme le peintre son tableau : jusqu’à ce qu’elles lui semblent achevées dans les détails comme dans la composition.
Extrait du texte de Jean-Clarence Lambert.
Infos pratiques, notation et achat :
| Sidsel Ramson, une odyssée photographique Photographies de Sidsel Ramson, texte de Jean-Clarence Lambert, Sidsel Ramson et Trine Ross Editions Cercle d’Art (2010) 304 pages Relié, couverture pleine toile avec jaquette EAN : 978270220932 60 euros |
En savoir plus sur :
- Sidsel ramson Photographe
- Jean-Clarence lambert Auteur
- Trine ross Auteur
- Cercle d’Art Editeur
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