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Communiqué  - 2231 visites  -  Impression (PDF) 

Denis Darzacq

Denis Darzacq

La Galerie VU’ propose les derniers travaux de Denis Darzacq : une quarantaine de photographies extraites de plusieurs séries en couleur réalisées entre 2004 et 2006 : Bobigny (2004), La chute (2006) et d’autres photographies réalisées à Biarritz et Nanterre. Sera également projetée la vidéo 29 vidéophones, Bobigny Centre ville réalisée à partir d’un montage de 29 courtes séquences prises avec un téléphone portable par Geoffrey Sorin, un jeune habitant de Bobigny.

Bobigny

Dans un dispositif combinant portraits, architectures, groupes et surprenante présence de la nature, cette série propose un autre regard sur la banlieue. Pendant deux ans, Denis Darzacq est allé à la rencontre des habitants de cette ville de banlieue parisienne, à la fois si proche et si loin de sa vie. ; une ville marquée par les enjeux sociaux et politiques de l’urbanisation rapide de la France d’après-guerre, qui est l’objet, comme bien d’autres cités populaires, d’à priori réducteurs qui alimentent peurs et malentendus.Ce travail photographique a été réalisé durant l’année 2004 à Bobigny. « Ici, Je me suis attaché à photographier des lieux de rencontre et de socialisation dans la ville : fêtes d’immeubles ou réunions informelles en bas des tours., réalités d’une vie de quartier » souligne Denis Darzacq qui précise « Ce travail prolonge mon questionnement sur la place de l’individu dans la cité déjà abordé dans mes travaux précédents : les centres des villes moyennes dans la série des « Ensembles(1 »999-2000), les zones pavillonnaires dans celle des « Nus » (2003) et aujourd’hui, avec ce nouveau travail, les cités populaires. »

Porte Bobigny (c) Denis Darzacq
Porte Bobigny
© Denis Darzacq

En dehors de toute actualité, je suis allé à la rencontre de jeunes gens des cités Paul Eluard, Karl Marx, Chemin Vert, de l’Abreuvoir et de l’Étoile. Je leur ai proposé de faire un portrait de chacun d’eux devant leur lieu de résidence. Je me suis également attaché à photographier la ville, ses cités, ses rues, ses paysages et plus particulièrement les entrées d’immeubles des grands ensembles. Celles-ci stigmatisent sur plusieurs décennies, les tentatives d’urbanisme et d’architecture qui se heurtent aux réalités d’une vie marquée par la violence sociale et le désespoir. Lors de ces séances de prises de vues, j’ai rencontré Geoffrey Sorin, un habitant de la cité Paul Eluard qui m’a montré des petites vidéos faites avec son téléphone, chronique vivante et pleine d’humour de la cité, remarquablement filmées. Je lui ai proposé de réaliser le montage de ces « vidéophones » et de présenter ces films avec mes photographies aux Rencontres d’Arles 2005. Denis Darzacq

 

La chute

Initiée à l’occasion d’un travail collectif pour les 20 ans de l’Agence VU’, la série « La chute » met en scène les corps en apesanteur de danseurs de Hip Hop, de Capoeira et de danse contemporaine. Une « chute de l’ange » des années 2000, toute en tension et en énergie, entre ciel et terre. « Juste après la crise des banlieues de 2005, entre pesanteur et gravité, j’ai réalisé des photographies en suspension dans une architecture générique et populaire. J’aime qu’à l’ère de Photoshop, la photographie puisse encore surprendre et témoigner d’instants ayant réellement existé, sans trucages, ni manipulations » explique Denis Darzacq. ...) Dans des cités d’un Paris populaire et urbain, il créée des images baroques de corps en apesanteur, en lévitation. Propulsion. Perte de gravité. Energie. Poussée. Bascule des perspectives. Et UNE question : que fait-on de cette énergie ? Que fait-on de ces corps qui veulent entrer dans le jeu et qui risquent de s’écraser au sol si on les ignore, si on les laisse tomber ?

La Chute (c) Denis Darzacq
La Chute
© Denis Darzacq

Quand l’ascenseur social est en panne, il faut savoir rebondir. Entre l’envol et la chute, l’homme parachutés dans la cité apprend à maîtriser sa trajectoire. a la matière brute de l’architecture, il oppose l’élasticité de son corps et de ses désirs. cet exercice de gravitation en appelle à une stricte discipline mais ce n’est pas celle acquise sur les bancs de l’école. Après les émeutes de l’automne dernier, le photographe Denis Darzacq a réalisé quinze de ces photos périlleuses qui disent, à froid, les turbulences et la vie en équilibre précaire. Natacha Wolinski, Beaux Arts magazine

 

La Chute, Biarritz (c) Denis Darzacq
La Chute, Biarritz
© Denis Darzacq

<b>La Chute</b><br />(c) Denis Darzacq
La Chute
© Denis Darzacq

Informations pratiques :

Denis Darzacq
Du 16 mars au 5 mai 2007
Galerie Vu’ (Paris, 4ème)
 


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