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Communiqué  - 4232 visites  -  Impression (PDF) 

Esclaves au Paradis

Esclaves au Paradis

L’association Pour Que l’Esprit Vive s’est donné comme priorité d’utiliser la photo pour favoriser la prise de conscience par le public des problèmes sociétaux et leur transformation. De tous les mediums de communication, la photo est sans doute, en effet, le plus objectif pour montrer les injustices et de fait a un impact plus fort pour en dénoncer les causes.

Le contexte Chaque année, des milliers d’haïtiens fuient en République Dominicaine dans l’espoir d’une vie meilleure. Ils tentent d’échapper à la misère qu’ils connaissent dans leur pays. La grande majorité d’entre eux n’ont pas de papiers et ne peuvent pas entrer légalement en République Dominicaine. Des réseaux très organisés de passeurs et de buscones (trafiquants haïtiens et dominicains) leur font miroiter des emplois illusoires et leur demandent des sommes exorbitantes pour leur faire passer la frontière. Les buscones soudoient les fonctionnaires afin que les travailleurs migrants sans papiers puissent passer les postes de contrôle militaires mis en place pour les intercepter. Après avoir traversé la frontière, un grand nombre de ces travailleurs sont emmenés dans des bateys (baraques pour les ouvriers des plantations sucrières). Ils font ainsi partie des 30 000 ouvriers employés chaque année en tant que saisonniers dans l’industrie de la canne à sucre. Ceux qui ne réussissent pas à trouver un emploi dans le secteur agricole tentent leur chance ailleurs, par exemple dans le bâtiment.

(c) Céline Anaya Gautier
© Céline Anaya Gautier

Malgré leur emploi, de nombreux immigrés haïtiens sont expulsés en raison d’une mauvaise application de la législation sur l’immigration. Des haïtiens sont régulièrement arrêtés par la police, par les services de l’immigration ou par l’armée et renvoyés massivement en Haïti sans que soient examinés leurs papiers ou leur situation au regard de cette législation. La discrimination fondée sur la nationalité ou la race aggrave encore ce phénomène. Les autorités recourent en effet au profilage racial pour arrêter les immigrés sans papiers. Les jeunes hommes noirs sont les principales victimes de ces méthodes expéditives. Même lorsqu’ils possèdent un visa en cours de validité, une carte de résident permanent ou la nationalité dominicaine, ils sont renvoyés de force en Haïti car les autorités considèrent automatiquement que leurs papiers sont faux.

(c) Céline Anaya Gautier
© Céline Anaya Gautier

On estime à environ 500 000 le nombre de femmes, hommes et enfants prisonniers des bateys. Les traversées des braceros haïtiens résultent d’un processus clandestin, perpétré avec la complicité des offices de migrations, des autorités dominicaines et haïtiennes, ainsi que de trois familles intraitables de propriétaires : les Vicini, les Campollo et les Fanjul. Nombre de ces migrants restent pris dans ce système et passeront le reste de leur vie dans des bateys insalubres. Les braceros travaillent quinze heures par jour, sans garantie de salaire ; les plus expérimentés parviennent à couper une tonne et demie de canne, payée à peine 1 euro en ticket de rationnement. Les femmes, elles, tentent d’assurer la survie du batey, tandis que les enfants d’haïtiens nés en République Dominicaine ne sont reconnus par aucun des deux gouvernements. On estime à 250 000 les enfants apatrides en République Dominicaine. Céline Anaya Gautier et Esteban Colomar ont pu s’introduire dans ces plantations grâce à deux prêtres, Christopher Hartley et Pedro Ruquoy, qui ont travaillé quotidiennement sur le terrain pour accompagner et défendre ces hommes réduits en esclavage.

<b>(c) Céline Anaya Gautier</b>
© Céline Anaya Gautier
<b>(c) Céline Anaya Gautier</b>
© Céline Anaya Gautier

Informations pratiques :

Esclaves au Paradis
Photographies de Céline Anaya Gautier
Du 15 mai au 15 juin 2007
Usine Spring Court (Paris, 11ème)
Vernissage le 15 mai 2007
 
Voir en ligne : Esclavesauparadis.org


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10 Messages de forum

  • 127 Esclaves au Paradis
      3 avril 2007 19:43

    Bonjour,

    Je suis en train de monter un projet humanitaire ayant pour objectif d’aider les enfants haitiens en réublique dominicaine à avoir accès à l’éducation. En pleine constitution de dossiers je souhaiterai avoir des photos. Votra aide et votre travail pourront peut être m’être utile. Vous pouvez me contacter à l’adresse suivante carana56@hotmail.fr pour de plus amples informations.

    Cordialement,

    Audrey Peslier

      Répondre à ce message
    • 137 Esclaves au Paradis
        2 mai 2007 02:50, par Henri VIGANA

      Bonjour,

      Je souhaiterai venir au vernissage du 15 mai à Paris.

      Comment s’y rendre ?

      Henri VIGANA Grand reporter

        Répondre à ce message
      • 139 Esclaves au Paradis
          3 mai 2007 22:51, par La rédaction

        c’est au 5 passage Piver Métro Goncourt ou Bellville 75011 Paris - France contact@esclavesauparadis.org

          Répondre à ce message
        • 149 Esclaves au Paradis
            15 mai 2007 12:31, par MEYER Vanessa et COQUART Véronique

          bonjour, nous aimerions emmener une classe pour cette exposition et savoir si l’entrée est payante et quels sont les horaires et jours d’ouverture. cordialement Mmes MEYER et COQUART

            Répondre à ce message
          • 150 Esclaves au Paradis
              15 mai 2007 13:43, par Didier

            Si on va sur le site http://www.esclavesauparadis.org rubrique : evènement/ exposition, on découvre qu’il s’agit d’une exposition gratuite pour tout public , y figurent également les horaires : du lundi au samedi de 10 à 18h00, nocturne le jeudi jusqu’à 21 h00 !

              Répondre à ce message
    • 156 Esclaves au Paradis
        19 mai 2007 10:24

      Je n’ai pas de photos mais je suis intéressée par votre projet. Vous pouvez me joindre sur majo.4homme@free.fr Merci et à bientôt

        Répondre à ce message
  • 160 Esclaves au Paradis
      27 mai 2007 09:28

    j’ai entendu une entrevue hier sur France Inter concernant cette exposition. J’aimerais pouvoir obtenir des affiches que je mettrais sur mon lieu de travail et dans certains sites de la ville où je vis. Pour ma part j’aimerais obtenir une reproduction de la photo du champ de canne à sucre en train de brûler, elle est très belle et poignante parce ce que j’ai entendu ce que disait la photographe à son sujet.

    Beaucoup d ’évènements me blesse, mais l’esclavage me touche au plus profond de mon être.

      Répondre à ce message
    • 161 Esclaves au Paradis
        27 mai 2007 17:36, par Didier

      Bonjour, Il faut que vous contactiez l’organisateur de cette exposition sur contact@esclavesauparadis.org

        Répondre à ce message
  • 180 Esclaves au Paradis.org exige la présence de Flash Reader 8 !
      20 juin 2007 18:03

    C’est dommage que le site esclavesauparadis.org requiert la présence du logiciel Flash Reader 8 pour s’ouvrir et être consultable. C’est la clef ! Sans lui, rien ne se passe ! Comment dans ce cas lutter contre la fracture numérique ? On n’est pas tous sur-équipé. On n’a pas tous le haut-débit. Aucune solution écologique pour surmonter cet obstacle technique ?

      Répondre à ce message
    • 375 Esclaves au Paradis.org exige la présence de Flash Reader 8 !
        14 février 2008 13:00, par webman

      C’est un parti pris des clients que de vouloir du flash....

        Répondre à ce message

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