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18/01/05 -
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Les planches contacts des plus grands

Contacts DVD volume 1
Une fois n’est pas coutume, c’est d’un DVD dont il s’agit cette fois, non pas un livre. Le support change, mais le sujet reste le même, la photographie. Le volume n°1 présente quelques uns des plus grands mythes, dont certains sont encore de ce monde : Henri Cartier-Bresson, Willam Klein, Raymond Depardon, Mario Giacomelli, Josef Koudelka, Robert Doisneau, Edouard Boubat, Eliott Erwitt, Marc Riboud, Leonard Freed, Helmut Newton et Don Mc Cullin.
Comme on peut s’en douter, l’exercice est loin d’être facile pour les photographes lorsqu’il s’agit de lever le voile sur la partie la plus intime de leur travail, celle qui n’est pas sélectionnée pour la publication, et ne constitue à ce titre que les "erreurs du photographes" selon Leonard Freed, lequel poursuit en précisant "c’est du gaspillage, et c’est ce que j’aime, il y a des choses dans la vie qu’il faut faire justement parce qu’elles ne rapportent rien". Une définition tout aussi humoristique chez Eliott Erwitt qui introduit son film en prétextant soigneusement qu’il ne faut jamais montrer ses contacts. Un travail d’introspection parfois impossible, comme avec Koudelka, qui préfère laisser le soin à d’autres, ceux qui exposent ou publient ses images, de les commenter. C’est pourquoi nombre des films de ce DVD ont été réalisés par les auteurs eux-mêmes, et ce n’est pas Raymond Depardon, aussi reconnu pour son savoir faire de cinéaste que celui de photographe, qui allait s’en priver. En ce qui le concerne, on assiste d’ailleurs à une longue litanie de phrases courtes, presque étouffées, témoignant de la fracture intérieure de celui qui, telle une éponge, éprouve le besoin mécanique de capter son environnement pour combler des états d’âme noueux et profondément enfouis. Comme bien d’autres, Don Mc Cullin en particulier, ce dernier erre dans les endroits les plus glauques, et trouve à travers le regard et l’image le dernier moyen permettant aux êtres de communiquer là où il n’existe à priori en l’état rien d’autre que la folie.
D’autres films sont plus jubilatoires, car en effet, si on n’est pas toujours conscient des déchirements intérieurs que suscite le métier de photographe de guerre, comme le pratique Don Mc Cullin, tiraillé entre l’excitation personnelle et la mission humaniste, et si ces témoignages forcent le respect, ils ne sont pas tous de nature à provoquer le plus grand enthousiasme. Ainsi, on retiendra notamment Helmut Newton, ce personnage enjoué, drôle et attachant. Newton expédie au-delà de toute portée le jugement hâtivement méprisant que l’on pourrait avoir de quelqu’un qui a passé sa vie à photographier de jolies femmes dévêtues. Cartier-Bresson, dont on sait à quel point il n’était pas facile de le faire passer de l’autre côté de l’objectif, et dont personnellement je ne me lasserai jamais de boire les paroles. Enfin William Klein, l’instigateur de la série, qui applique le plus justement la règle du commentaire de la planche contact. Image après image, il nous explique pourquoi ce n’est pas encore une photo, et puis pourquoi quelque personnage venant subitement de changer de place "clac, c’est une photo. Enfin d’après moi...".
Informations pratiques :
156 minutesLangues : Français / Anglais
Stéréo, couleur
32 euros
Note sujet : 5/5
Note photos : 5/5
Note textes : 5/5
Note esthétique : 5/5
En savoir plus sur :
- Edouard boubat Photographe
- Henri cartier-bresson Photographe
- Raymond depardon Photographe
- Robert doisneau Photographe
- Eliott erwitt Photographe
- Mario giacomelli Photographe
- William klein Photographe
- Joseph koudelka Photographe
- Don mccullin Photographe
- Helmut newton Photographe
- Marc riboud Photographe
Participer :
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