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Communiqué  26/05/13  - 4942 visites  -  Impression (PDF) 

L’été photographique de Lectoure 2006

Introduction

Deux événements marquent la programmation de cet Été photographique : la première exposition en France de l’artiste tchèque Jan Svoboda, et les photos des USA des années 70 du Danois Jacob Holdt, révélées en mars dernier par la Filature de Mulhouse. Mais, comme à chaque édition, de nombreuses autres découvertes s’offrent au visiteur. Ainsi, la majorité des expositions de l’Été 2006 concerne des artistes et auteurs étrangers encore jamais, ou très peu exposés en France, comme Beatrice Minda, Renato Bezerra de Mello, Luzia Simons, Aline Bouvy et John Gillis, de très jeunes artistes français - Élodie Lecat et Bertrand Segonzac -, ou encore Charles Pennequin, connu comme poète, beaucoup moins comme plasticien. Avec de nombreuses photos inédites, prises en 2006, le reportage de Yuri Kozyrev sur Bagdad en guerre propose une version différente de celle exposée en 2005 à Perpignan au festival Visa pour l’image. La programmation de l’Été photographique n’est jamais élaborée autour d’une thématique mais elle est faite de l’entrecroisement de plusieurs axes forts et de liens de toutes sortes entre les oeuvres, plus ou moins apparents, plus ou moins explicites. Dans l’édition 2006, on repère ainsi un axe sur les rapports écriture-image, différemment décliné par Charles Pennequin, Yuri Kozyrev, Jacob Holdt, Renato Bezerra de Mello, Luzia Simons. Un autre axe est la radicalité de l’engagement personnel, qui concerne plus particulièrement Jan Svoboda, Jacob Holdt, Yuri Kozyrev, Charles Pennequin. Les rapports du privé au public, du singulier au collectif, qu’il s’agisse de mémoire, d’identité, de relation au monde, sont explicitement au coeur des oeuvres de Renato Bezerra de Mello, Bouvy et Gillis, Élodie Lecat, Beatrice Minda, Charles Pennequin, Bertrand Segonzac, mais sous-tendent à des degrés divers les démarches de tous les artistes et auteurs présents dans cette édition. A l’instar des photos de Jan Svoboda, la plupart des oeuvres exposées traitent des relations entre les images et la réalité, entre les images et nous-mêmes et des effets de cette fréquentation des images sur notre rapport au réel et à nous-mêmes. En revenant d’une exposition à l’autre comme des leitmotivs, mais chaque fois posées différemment, ces questions prennent une amplitude éloquente. De même, réunies dans un même parcours, démarches plasticiennes et approches documentaires s’éclairent et s’enrichissent mutuellement, ouvrent le regard, incitant par exemple à ne pas réduire les photos de Kozyrev ou de Jacob Holdt à leur valeur de témoignage pas plus que les oeuvres de Luzia Simons ou d’Élodie Lecat à d’élégants jeux formels. Dans cet ensemble composite c’est le poète de la bande, celui qui « dessine comme un nul », Charles Pennequin, qui fait le lien, grâce à ses mots : « saisi par la rage de redessiner pour soi lemonde, le rendre caduque par sa seule écriture, aussi infime soit-elle, aussi démunis que puissent être la parole ou le trait. Il faut réintroduire le cri dans la parole, comme il faut réintroduire le geste dans l’action, et réintroduire la pensée dans la masse des informations qui nous submergent, ces informations qui nous disent comment nous pensons, comment nous agissons, dessinons, comment nous parlons ». Le parcours des expositions est conçu comme une promenade au sein d’une charmante cité méridionale au riche patrimoine architectural. Le nombre plutôt réduit d’expositions permet au visiteur de prendre son temps, de s’attarder dans les expositions et de flâner sur le parcours qui ne comporte que six ou sept étapes situées au coeur de la ville. La médiathèque municipale s’inscrira dans ce parcours en accueillant les photographies d’un étudiant de l’École supérieure des beaux-arts de Toulouse, Frédéric Butel. Le soir, sur la terrasse du bar Cigale é Fourmi, seront projetées des photos et vidéos d’étudiants d’écoles des beaux-arts d’Allemagne, de France et d’Espagne. Visites commentées, rencontres, débats, projections, ateliers, seront proposées au public pendant tout le festival. Cette édition de l’été se caractérise enfin par un partenariat particulièrement développé et multiforme avec l’Ecole supérieure des beaux-arts de Toulouse.François Saint Pierre

 

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Sommaire de l’article :


Informations pratiques :

L’été photographique de Lectoure
Du 22 juillet au 27 août 2006
Inauguration :
samedi 22 juillet et dimanche 23 juillet, en présence des artistes
Direction artistique :
François Saint Pierre
Horaires d’ouverture des expositions (sauf médiathèque municipale) :
du lundi au samedi de 14 h à 19 h, le dimanche de 15 h à 19 h.
Tarifs :
Forfait pour l’ensemble des expositions :7 euros, tarif réduit : 4 euros.
Gratuit pour lesmoins de 18 ans.
 


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